Marée noire pour le marché pétrolier

Le 27.04.2020
Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn

Une nouvelle semaine mouvementée entre les résultats des entreprises et les chiffres économiques catastrophiques, alors que les marchés financiers semblent se concentrer plutôt sur la sortie de crise.

La réalité économique

Aux Etats-Unis, ce sont environ 26 millions de personnes qui se sont inscrites à l’assurance-chômage depuis le début de la crise. Cette semaine, les enquêtes PMI, partout dans le monde, sont sorties à des niveaux historiquement bas, en-dessous des attentes et bien inférieurs à la crise de 2009. L’indice d’activité PMI composite en Europe s’est effondré à 13,5 en avril (29,7 en mars), la plus forte contraction de l’activité globale enregistrée depuis la publication de ces indices. Le climat des affaires en France perd plus de 30 points en avril, également la plus forte baisse enregistrée depuis la création de cette série (1980).

Toujours en Europe, la plupart des publications de résultats pour le premier trimestre sont en baisse, avec des perspectives plus négatives encore pour le deuxième trimestre. Aux Etats-Unis, alors que les attentes du consensus estimaient une baisse d’environ 13% des bénéfices, les chiffres actuels montrent un recul d’environ 22% pour le moment.

L’ampleur de la chute semble avoir été sous-estimée par les analyses économiques. Les prévisions, déjà basses, pourraient ne pas l’être assez. Cependant, les marchés ne semblent pas réagir à ces mauvaises nouvelles, préférant se concentrer sur les annonces de déconfinement et le soutien des banques centrales.  

Pétrole : le baril en territoire négatif

Autre évènement marquant de la semaine, le cours de référence du pétrole américain WTI est passé en territoire négatif jusqu’à -37 dollars. L’expiration du contrat futur de mai (éviter la livraison physique de pétrole) couplée surtout à l’effondrement de la demande pour le pétrole et à des capacités de stockage entièrement saturées aux Etats-Unis ont été les principales raisons de cette chute. Les producteurs de pétrole n’ont pas eu, dans ce contexte, d’autre choix que de devoir payer pour se débarrasser de leur production. Le cours s’est stabilisé à 16 dollars/baril en fin de semaine, et a impacté les prix européens sur le Brent qui a fini à environ 21 dollars/baril.

Les réponses des autorités budgétaires et monétaires  

Les autorités budgétaires et monétaires restent mobilisées. Les banques centrales des pays émergents baissent massivement leurs taux d’intérêts. Aux Etats-Unis, le Sénat a adopté un nouveau plan de soutien aux PME d’environ 450 milliards de dollars. En Europe, les divergences au sujet d’un plan de relance pèsent toujours sur les marchés, mais les discussions semblent évoluer au profit d’un budget européen, sans surcharger la dette des Etats. Le sommet de l’Eurogroupe a validé une nouvelle aide d’environ 500 milliards d’euros, sans statuer sur la répartition entre aides et prêts. La BCE a, de son côté, validé cette semaine la possibilité de ne pas suivre les agences de notation, pour le collatéral éligible, et a précisé qu’elle acceptait désormais les titres dont la notation est abaissée en catégorie High Yield (jusqu’à BB). Avec cet assouplissement, les entreprises et Etats qui verraient leur note dégradée seront toujours acceptés par la BCE. Dans le même temps, l’agence de notation S&P a décidé de ne pas modifier la note souveraine de l’Italie qui reste en catégorie Investment Grade (BBB).

Repli du CAC 40

Dans ce contexte, le CAC 40 perd 2,35% sur la semaine, terminant à 4 393 points. Depuis le début de l’année, l’indice parisien perd 26,51%.

En haut de tableau, Worldline (7,19%) signe la meilleure performance, après avoir réduit ses objectifs dans des proportions plus faibles qu’anticipées. STMicroelectronics (5,90%) a profité de la publication de ses résultats meilleurs qu’attendus. En bas de tableau, Kering (-10,34%), n’a pas bénéficié d’un fort effet de rattrapage lors du déconfinement en Chine, à la différence de LVMH, et accuse une chute de 16% de ses revenus. Saint-Gobain (-7,46%) a souffert de l’annonce de la non distribution de son dividende 2019.

Marchés des changes et des taux

Le dollar est en légère hausse sur la semaine, face à l’euro, terminant à 1,0823 dollar pour un euro. Le rendement de l’Etat français à 10 ans est stable et termine la semaine à 0,03%. 

Achevé de rédiger le 27/04/2020

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn
Les solutions MACSF
Gamme financière MACSF

Fonds en euros, unités de compte... La gamme de supports financiers MACSF est diversifiée, complète et sélective.

Assurance vie

Le RES Multisupport vous permet d'investir sur une gamme de supports en euros et/ou en unités de compte simple, complète et performante.

La communauté MACSF

Un forum avec plus de 500 000 professionnels de santé prêts à échanger sur vos pratiques professionnelles, votre mode d’exercice ou votre matériel…

Solliciter la communauté

L'application MACSF

Accédez à votre espace personnel et toutes ses fonctionnalités sur votre mobile !

Les newsletters

Recevez toute l’actualité sur votre profession/spécialité ainsi que nos offres dédiées.

S'abonner

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour une navigation optimale et bénéficier de contenus et services adaptés.

×