Mario aux manettes

Le 31.10.2017
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Semaine du 21 au 27 octobre 2017. La multiplication des indicateurs positifs tant macroéconomiques que microéconomiques a soutenu les marchés financiers cette semaine. Deux éléments en particulier ont fait décoller les indices : aux Etats-Unis, c’est le bon rythme de la croissance au troisième trimestre ; et en Europe, le discours de Mario Draghi.

Marchés financiers

Outre Atlantique, les publications de résultats des entreprises se sont poursuivies avec un bilan qui reste largement positif. En fin de semaine, les investisseurs ont notamment salué les chiffres supérieurs aux attentes présentés par des poids lourds du secteur technologique parmi lesquels Amazon, Alphabet (Google) et Microsoft. Dans le même temps, Apple a fait savoir que les précommandes de son nouveau smartphone, l’iPhone X, s’avéraient "hors normes".
Les marchés ont en outre été rassurés par une croissance économique qui est restée solide au troisième trimestre malgré l’impact négatif des ouragans. Ainsi, selon les premières estimations, le PIB américain a atteint 3% sur la période, après 3,1% au deuxième trimestre et seulement 1,2% au premier.

En zone euro, Mario Draghi a su rassurer les investisseurs à l’issue de la réunion de la BCE. Comme attendu, le programme de rachat d’actifs a été réduit significativement. Ainsi, à partir de janvier 2018, ce seront désormais 30 milliards d’euros par mois qui seront alloués au rachat de titres, et non plus 60 milliards. Dans le même temps, le programme, qui devait prendre fin en décembre, a été prolongé jusqu’en septembre 2018. En outre, Mario Draghi a précisé que la fin des mesures ne serait pas brutale, ouvrant la possibilité à un nouvel allongement du programme, et que les taux directeurs resteraient à leur niveau actuel bien au-delà de la fin du "quantitative easing". Ce ton plus accommodant que prévu a semble-t-il surpris les marchés : les actions européennes ont bondi de près de 1,70% en deux séances, le taux à 10 ans allemand a perdu 10 points de base et l’euro a cédé plus de 1,70% face au dollar.
En Espagne, après la proclamation d’indépendance votée par le parlement catalan, Madrid a réagi en annonçant la destitution du président séparatiste et de son gouvernement et en convoquant des élections régionales pour le 21 décembre. Dans l’intervalle, c’est le pouvoir central qui administrera la Catalogne. Ces nouvelles ont été accueillies dans le calme par les marchés. Seule la bourse espagnole a un peu accusé le coup, l’indice IBEX 35 sous-performant les actions européennes avec un repli limité à -0,25% sur la semaine.

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 termine la semaine avec une belle hausse de 2,27%, à un plus haut depuis janvier 2008 à 5 494,13 points. Depuis le début de l’année, l’indice parisien affiche une performance de +12,99%.
STMicroelectronics, qui a présenté des résultats en forte progression et a revu à la hausse ses objectifs de l’année, s’envole de 18,04%. La publication de TechnipFMC a aussi été appréciée, le titre s’adjugeant 11,19%. Kering gagne 10,06% et touche un plus haut historique grâce à des résultats supérieurs aux attentes. Enfin, le recul de la monnaie unique a profité aux valeurs exportatrices à l’image d’Airbus qui progresse de 7,23% ou encore Essilor qui grimpe de 6,19%. Du coté des valeurs en baisse, des résultats décevants ont pénalisé Publicis qui se replie de -5,07% et Valeo qui cède 3,84%.

Marché des changes

Sur le marché des changes, le billet vert s’apprécie nettement face à la monnaie unique à 1,1608 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans est en baisse à 0,79%.

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