Mars, et ça repart !

Le 13.03.2018
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Les semaines se suivent mais ne se ressemblent pas sur les marchés financiers. Après le repli de la semaine passée, les indices ont enchaîné cinq séances consécutives de hausse.

Marchés financiers

Aux Etats-Unis, les investisseurs ont été rassurés par le pragmatisme de Donald Trump au moment de définir les nouvelles taxes douanières sur l’aluminium et l’acier. Le décret signé par le président américain est finalement plus flexible que redouté initialement, ouvrant la porte à de possibles négociations pays par pays, à commencer par le Mexique et le Canada qui comptent parmi les principaux fournisseurs du pays. Cela a permis d’éloigner le spectre d’une guerre commerciale.
L’autre bonne nouvelle de la semaine réside dans les données relatives à l’emploi du mois de février. Avec des créations de postes très élevées mais aussi très supérieures aux attentes, le marché de l’emploi a confirmé sa dynamique très favorable. En outre, la hausse des salaires s’est limitée à 0,1%, contre 0,3% en janvier, apaisant les craintes d’une trop forte accélération de l’inflation qui pourrait pousser la Fed à durcir plus rapidement que prévu sa politique monétaire. Le taux de chômage reste à 4% de la population active.
Enfin, le réchauffement des relations entre les deux Corée et la possibilité de l’ouverture d’un dialogue entre les Etats-Unis et la Corée du Nord ont également été perçus comme des signes positifs.

En Europe, l’agenda politique a été bien chargé. En début de semaine, les investisseurs se sont réjouis de l’approbation de la « grande coalition » allemande par les militants du SPD. Le nouveau gouvernement allemand devrait ainsi pouvoir commencer à travailler d’ici la fin du mois de mars. Dans le même temps, les élections législatives italiennes se sont soldées par la prédominance de deux partis eurosceptiques (Mouvement 5 étoiles et Ligue). Toutefois, aucun ne dispose de la majorité pour former un gouvernement et les négociations s’annoncent longues. Pour l’instant, les marchés ne semblent pas inquiets de l’incertitude politique italienne.
L’autre évènement attendu cette semaine était la réunion de la BCE. Sans surprise, la banque centrale a décidé de maintenir la politique monétaire actuelle. Seul un élément de langage relatif à une possible augmentation des rachats d’actifs a disparu, confirmant que le très lent processus de normalisation se poursuivait. Mario Draghi a cependant tenu à rassurer les marchés en affirmant que la politique monétaire resterait réactive dans un contexte où l’inflation reste faible.
Concernant la France, la Commission Européenne devrait annoncer la sortie du pays de la catégorie des « pays en déséquilibre économique excessif » pour le placer dans celle des « pays en déséquilibre » où il rejoint l’Allemagne. Cette classification reflète la façon dont un pays membre fait face à ses déséquilibres économiques, notamment par le biais de réformes structurelles. De plus, la situation budgétaire française progresse favorablement avec un retour attendu du déficit en dessous de 3% du PIB en 2017.
 

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 remonte de 2,68% sur la semaine et termine à 5 274,40 points. Depuis le début de l’année, l’indice parisien affiche un repli de 0,72%.
STMicroelectronics s’envole de 11,84% dans le sillage de la hausse du Nasdaq, l’indice technologique américain qui grimpe de 4,17% sur la semaine. TechnipFMC gagne 10,07% grâce à la bonne orientation des cours du pétrole. Engie progresse de 7,38% après la publication de ses résultats. En bas du palmarès hebdomadaire, Axa chute de 10,22% après avoir annoncé le rachat du groupe américain XL pour 12,4 milliards d’euros, un prix jugé excessif par les investisseurs. Publicis (-2,62%), déjà affecté en début de mois par les mauvais chiffres de son concurrent anglais WPP, subit cette semaine la baisse de dépenses publicitaires annoncée par le géant américain et premier annonceur mondial Procter & Gamble. Seules deux autres valeurs finissent la semaine dans le rouge : ArcelorMittal cède 1,12% et Crédit Agricole recule de 0,51%.
 

Marché des changes

Sur le marché des changes, le billet vert termine quasiment stable face à la monnaie unique à 1,2307 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans reste sur un niveau comparable à 0,89%.

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