May en avril ?

Le 26.03.2019
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actualité financière

Semaine du 16 mars au 22 mars 2019. Les marchés financiers européens ont marqué le pas lors d’une semaine chargée, tant sur le plan monétaire, que politique et économique.

Marchés financiers

Aux Etats-Unis, la réunion de la Fed a débouché sur un discours encore plus accommodant qu’attendu. En effet, conformément aux prévisions, la banque centrale américaine a laissé inchangés ses taux directeurs (qui se situent entre 2,25% et 2,50%) et ne prévoit désormais plus de hausse de taux avant 2020. Elle a également prévu de ralentir le rythme de réduction de son bilan de moitié à partir de mai, pour l’arrêter totalement en octobre. Ces décisions ont été justifiées par l’abaissement des anticipations de croissance de l’institution, dans un contexte d’inflation toujours contenue. Pour 2019, la Fed table désormais sur une progression du PIB américain de 2,1% contre 2,3% auparavant, et sur une inflation de 1,8% contre 1,9%. Ces annonces ont entraîné une nette détente des taux de rendement obligataires aux Etats-Unis mais aussi en Europe.

Sur le plan politique, les Européens ont accordé un délai supplémentaire au Royaume-Uni. Deux solutions ont été proposées à Theresa May. Dans le premier scénario, si le parlement britannique valide cette semaine l’accord déjà deux fois rejeté, alors le Brexit aura lieu le 22 mai. Dans le second scénario, l’accord n’est pas validé et les Britanniques auront alors jusqu’au 12 avril pour décider de la suite : soit une sortie sans accord, soit une annulation du Brexit, soit une demande de report « long » du Brexit conditionnée par les Européens à une participation aux élections européennes, ainsi qu’à une justification forte de la part du Royaume-Uni (nouveau référendum, changement de gouvernement ou encore nouvelles élections).

Enfin, sur le plan économique, les investisseurs ont mal accueilli les dernières données relatives à l’activité en zone euro, et notamment en France et en Allemagne. Après un net rebond en février, les indicateurs sont sortis en baisse pour le mois de mars, montrant que le ralentissement de la croissance se poursuit au premier trimestre. Le secteur manufacturier reste pénalisé par les conflits commerciaux et le ralentissement des échanges mondiaux, tandis que le secteur des services se montre plus résilient.

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 cède 2,50% sur la semaine et termine à 5 269,92 points. L’indice parisien affiche une performance positive de 11,40% depuis le début de l’année. A l’inverse de la semaine passée, seules deux valeurs ont fini dans le vert cette semaine qui a vu les investisseurs délaisser les actions cycliques au profit des actions défensives. Unibail Rodamco Westfield bénéficie de la baisse des taux et s’adjuge 1,87% tandis qu’Orange grimpe de 1,80%. En bas du palmarès hebdomadaire, EssilorLuxottica plonge de 7,93% en raison des dissensions entre ses deux dirigeants français et italien. Les valeurs bancaires souffrent de la détente des taux à l’image de Société Générale qui perd 6,48%, de BNP Paribas qui recule de 6,01% et de Crédit Agricole qui baisse de 4,82%. Saint-Gobain se replie de 5,97% et Schneider Electric cède 4,21%.

Marché des changes

Sur le marché des changes, le billet vert termine en hausse face à la monnaie unique à 1,1302 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans est en forte baisse à 0,35%.

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