May ne fait pas ce qui lui plaît

Le 11.12.2018
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Semaine du 1er au 7 décembre 2018. Cette semaine, les marchés financiers ont replongé dans le rouge en raison d’un regain de tensions sur les principaux sujets d’inquiétudes des investisseurs : les relations entre les Etats-Unis et la Chine, la solidité de la croissance, le budget italien et le Brexit.

Marchés financiers

Sur le front sino-américain, la rencontre entre les deux présidents chinois et américain en marge du G20 a débouché sur l’adoption d’une trêve commerciale de trois mois pendant lesquels les tarifs douaniers devaient rester stables de part et d’autre, pour laisser le temps aux négociations d’être conclues. L’espoir d’une amélioration durable des relations entre les deux pays a pourtant été de courte durée, le soulagement des investisseurs ayant été douché par l’arrestation au Canada de la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei à la demande des Etats-Unis. Ils la soupçonnent d’avoir violé l’embargo contre l’Iran et demandent désormais son extradition.

Aux Etats-Unis, les craintes sur la pérennité de la croissance ont été alimentées cette semaine par un nouvel élément. En effet, la courbe des taux obligataires américains, qui représente les taux associés aux différentes échéances d’emprunts s’est inversée. En règle générale, plus un emprunt se fait sur une longue durée, plus le taux associé est élevé pour rémunérer le risque. Hors cette semaine, le taux d’emprunt à 5 ans s’est retrouvé légèrement inférieur au taux à 3 ans, comme si les investisseurs étaient plus inquiets de prêter à court terme qu’à long terme. Historiquement, l’inversion de la courbe des taux est considérée comme un signal précurseur de récession. Dans le contexte actuel de forte aversion au risque, cela a pesé sur les marchés financiers bien que les appels à relativiser ce phénomène, dont les causes peuvent être multiples (et notamment les interventions de la Fed), soient nombreux.

En Europe, selon les dernières analyses, il est probable que le parlement britannique rejette le « Brexit deal » négocié par Theresa May lors du vote qui devrait avoir lieu le 11 décembre. Pour autant, le risque d’une sortie désordonnée du Royaume-Uni semble pour l’instant écartée par les investisseurs qui estiment que le parlement y serait malgré tout défavorable. Dans ce contexte, de nombreuses options sont envisageables : prolongement du délai précédant la sortie effective du Royaume-Uni, nouveau referendum, reprise des négociations avec l’Union Européenne pour parvenir à un nouvel accord… Dans tous les cas, l’incertitude liée au Brexit devrait perdurer au moins quelques semaines supplémentaires.

Sur le front du pétrole, au terme de deux jours de tractations, les pays producteurs d’or noir se sont accordés pour réduire leur production globale d’1,2 million de barils par jour à partir de janvier et pour une durée de six mois. Ils ont également décidé de se réunir à nouveau en avril de l’année prochaine pour évaluer l’impact de cette mesure. En diminuant l’offre de pétrole, ils espèrent agir sur le prix de l’or noir, en chute libre depuis début octobre. 

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 cède 3,81% sur la semaine pour terminer à 4 813,13 points, au plus bas depuis février 2017. L’indice parisien affiche désormais une performance de -9,40% depuis le début de l’année.

Le secteur du luxe a réussi à préserver une partie du rebond consécutif à la trêve annoncée entre les Etats-Unis et la Chine. Kering (+2,94%) et Hermès (+0,92%) sont ainsi les deux seules valeurs de l’indice à rester dans le vert tandis que L’Oréal limite son repli à -0,91% et LVMH à -1,21%. Les valeurs technologiques restent très volatiles à l’image d’Atos qui chute de 9,49% cette semaine, et STMicroelectronics qui recule de 7,46%. Saint Gobain cède 8,54% après des commentaires négatifs de la part d’analystes. 

Marché des changes

Sur le marché des changes, le billet vert termine en baisse à 1,1379 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans est stable à 0,69%.

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