Pétrole : idées noires

Le 27.06.2017
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Semaine du 17 au 23 juin 2017. Alors qu’aucune statistique majeure n’était attendue cette semaine, les marchés financiers sont restés circonspects face à la baisse du prix du pétrole et son probable impact sur l’inflation.

Marchés financiers

Le pétrole fait l’objet d’un regain d’attention de la part des investisseurs. Depuis un mois, les cours sont repartis à la baisse et le baril a perdu près de 17%. En outre, plusieurs facteurs pourraient maintenir l’excès d’offre et donc les prix bas. D’une part, la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis ainsi que la production d’or noir en provenance de Lybie et du Nigéria devraient augmenter dans les semaines à venir. D’autre part, les stocks mondiaux se situent à des niveaux élevés. Ces éléments entretiennent les interrogations sur les perspectives d’inflation et son impact sur les politiques monétaires des banques centrales.

En Europe, les investisseurs ont salué le dénouement des élections législatives françaises et la large majorité obtenue par le parti du président E.Macron. Elle devrait permettre à ce dernier de mettre en œuvre une politique qu’ils espèrent favorables à l’économie et aux affaires.
La semaine politique a également été marquée par le lancement officiel des négociations sur le Brexit, presque un an après le référendum britannique. Le Royaume-Uni aborde les discussions en position de faiblesse après l’échec de Theresa May aux dernières élections. La première ministre cherche toujours les termes d’un accord de coalition qui lui permettrait de retrouver une majorité au Parlement. En attendant, l’Union Européenne a pu imposer sa feuille de route qui prévoit quatre rencontres d’ici début octobre. Elles porteront sur trois thèmes principaux : les droits des citoyens européens résidant outre-Manche et ceux des britanniques installés dans l’Union Européenne, le règlement des engagements financiers de Londres au budget de l’Union, et le sort de l’Irlande. Une fois ces points réglés, les européens accepteront d’aborder la question d’un accord commercial. Les discussions sont prévues pour durer jusqu’à fin mars 2019, date effective de sortie de l’Union Européenne.
Du coté des statistiques, le PIB français pour le premier trimestre a une nouvelle fois été revu à la hausse. Selon l’estimation finale publiée par l’INSEE, la croissance a finalement atteint 0,5% sur les trois premiers mois de l’année.

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 termine la semaine quasiment inchangé à 5 266,12 points (+0,05%). Depuis le début de l’année, l’indice parisien affiche un gain de 8,30%.
ArcelorMittal regagne 5,54% sur la semaine. Plusieurs commentaires positifs de la part d’analystes permettent à Schneider Electric de s’adjuger 3,86%. Sanofi progresse de 3,30% dans le sillage de ses homologues américains. En effet, le nouveau projet de réforme de l’Obamacare prévu par l’administration Trump serait plus favorable pour le secteur de la santé. Kering grimpe de 2,64% grâce aux perspectives affichées par la marque Saint Laurent. En bas du palmarès hebdomadaire, Renault cède 3,07%. Sodexo perd 2,86% et Orange 2,48% après des avis défavorables d’analystes.

Marché des changes

Sur le marché des changes, le billet vert termine inchangé face à la monnaie unique à 1,1194 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans est en léger repli à 0,61%.

Décryptage de l'actualité financière

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