Royaume-Uni : la May-onnaise ne prend pas !

Le 13.06.2017
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Semaine du 3 au 9 juin 2017. Au cours d’une semaine chargée en événements politiques, les marchés financiers ont opté pour la prudence, voire pour une légère consolidation.

Marchés financiers

Comme anticipé, la BCE a laissé sa politique monétaire inchangée à l’issue de la réunion de cette semaine. Les investisseurs ont toutefois noté la disparition de la référence "aux risques baissiers" pesant sur la croissance. Ce très léger changement de rhétorique exclut toute future baisse des taux directeurs. Le resserrement monétaire n’est pas pour autant près d’être amorcé, et les taux devraient rester bas sur « une période prolongée ». En effet, l’inflation reste loin de son objectif et les prévisions de la BCE ont été abaissées avec 1,5% d’inflation attendue en 2017 (-0,2% par rapport aux anticipations de mars) puis 1,3% seulement en 2018 et 1,6% en 2019. Dans le même temps, les perspectives de croissance se sont améliorées de 0,1% avec 1,9% attendu en 2017, puis 1,8% en 2018 et 1,7% en 2019.
Les dernières statistiques publiées confirment l’affermissement de la reprise dans la zone euro. Le PIB du premier trimestre a été ainsi révisé à la hausse avec une croissance qui s’établit finalement à 0,6% contre 0,5% au dernier trimestre 2016. Sur un an, la progression du PIB est de 1,9%.

Au Royaume-Uni, Theresa May a perdu son pari en perdant la majorité absolue au Parlement. La première ministre va donc devoir former une coalition pour rester chef de gouvernement. L’impact sur les négociations du Brexit est incertain à ce stade, puisqu’on ne sait pas si elle sera toujours en poste pour mener les discussions ou quels compromis elle aura dû faire pour s’y maintenir. Les marchés ont peu réagi à l’annonce des résultats, mise à part la livre sterling qui a reculé contre toutes devises.

Aux Etats-Unis, l’ancien directeur du FBI James Comey a été auditionné par le Sénat dans le cadre de l’enquête sur les liens éventuels entre la Russie et l’équipe de campagne de Donald Trump. Son témoignage ne devrait pas permettre l’initiation d’une procédure de destitution mais il est loin de dédouaner le président Trump. La polémique devrait donc se poursuivre dans les semaines à venir, de même que l’enquête en cours, puisque d’autres auditions sont prévues.

Au Moyen-Orient, des tensions géopolitiques imprévues ont surgi entre d’un côté l’Arabie Saoudite, l’Egypte, les Emirats Arabes Unis et Bahreïn, et de l’autre le Qatar. Les premiers ont rompu leurs relations diplomatiques et ont mis fin à leurs liaisons aériennes, maritimes et terrestres avec le Qatar, l’accusant de soutenir le terrorisme et de faire preuve de complaisance à l’égard de l’Iran. Le pétrole a pâti de ces évènements, perdant 3,8% sur la semaine pour le WTI et 3,6% pour le Brent.

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 termine la semaine en légère baisse de 0,82% à 5 299,71 points. Depuis le début de l’année, l’indice parisien affiche un gain de 9,00%.
Les valeurs bancaires enregistrent les meilleures performances hebdomadaires en réaction au sauvetage de leur consœur espagnole Banco Popular, reprise par Santander. Crédit Agricole s’adjuge ainsi 3,34%, BNP Paribas gagne 1,75% et Société Générale prend 1,48%. Engie arrive néanmoins à se glisser dans le trio de tête avec une belle progression de 3,19%. En bas du palmarès, Valeo recule de 4,96% après les commentaires négatifs émis par un analyste. Publicis cède 4,22% pour les débuts de son nouveau PDG Arthur Sadoun, en remplacement de Maurice Lévy. Accor, détenu à plus de 10% par le fonds souverain qatari, se trouve pénalisé par l’isolement soudain de l’émirat.

Marché des changes

Sur le marché des changes, le billet vert regagne du terrain face à la monnaie unique à 1,1195 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans reste orienté à la baisse et clôture à 0,65%.

Décryptage de l'actualité financière
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