Super Mario : dérapage contrôlé ?

Le 04.07.2017
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Semaine du 24 au 30 juin 2017. Le premier semestre 2017 s’est achevé par une semaine de baisse sur les marchés financiers, motivée par des spéculations sur l’évolution des politiques monétaires. En effet, la BCE semble envisager à son tour de réduire son soutien à l’économie, dans le sillage de la réserve fédérale américaine.

Marchés financiers

En Europe, c’est le président de la Banque Centrale Européenne qui a déclenché le mouvement de repli. Lors du forum annuel de l’institution, Mario Draghi s’est montré résolument optimiste quant aux perspectives en zone euro, évoquant « un renforcement et un élargissement de la reprise », ainsi qu’un « remplacement » des « forces déflationnistes » par des « forces reflationnistes ». Enfin, pour la première fois, il a évoqué un possible ajustement de la politique monétaire. Surpris, les investisseurs ont vivement réagi à la nouvelle. L’euro s’est nettement apprécié face au dollar, les taux obligataires ont rebondi tandis que les actions ont fait l’objet de prises de bénéfices.
La dernière évaluation de l’inflation en zone euro est venue appuyer les propos de M.Draghi. En effet, si l’augmentation des prix a un peu ralenti en juin à 1,3% sur un an contre 1,4% en mai, l’inflation hors énergie et alimentaire a rebondi à 1,1% sur un an contre 0,9% le mois précédent. Elle reste toutefois loin de l’objectif de 2% fixé par la BCE.

Du côté des Etats-Unis, Janet Yellen a également tenu un discours favorable à la poursuite du resserrement monétaire. En outre, le PIB pour le premier trimestre a été révisé en hausse. La croissance américaine a finalement été de 1,4%, au lieu de 1,2% annoncé précédemment, grâce notamment à une meilleure contribution de la consommation des ménages.
Néanmoins, les indices américains ont souffert en raison du nouveau repli des valeurs technologiques suite, encore une fois, à des commentaires relatifs à la survalorisation de certains actifs américains par la présidente de la Fed. Le secteur a fait l’objet de dégagement après avoir enregistré de très bonnes performances depuis le début de l’année. L’amende record de 2,4 milliards d’euros infligée par la Commission européenne à Alphabet (Google) a amplifié le mouvement.

Sur le front des matières premières, le pétrole s’est un peu repris depuis le point bas touché le 21 juin. Le prix du baril est remonté de près de 10% et cote au-dessus des 46 dollars pour le WTI et proche des 48 dollars pour le Brent.

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 termine la semaine en baisse de 2,76% à 5 120,68 points et achève le trimestre sur une performance quasi nulle de -0,04%. Le gain de 5,31% réalisé depuis le début de l’année repose donc entièrement sur la bonne performance de l’indice parisien au premier trimestre (+5,33%).
Sur la semaine, ArcelorMittal regagne 5,33% grâce à la remontée du cours des matières premières. Les valeurs bancaires profitent des changements d’anticipations de niveaux des taux obligataires : BNP Paribas s’adjuge 2,54%, Société Générale grimpe de 2,22% et Crédit Agricole prend 1,81%. En bas du palmarès hebdomadaire, Nokia cède 5,83%, suivi d’Essilor qui perd 5,79% et de LVMH qui recule de 5,76%.

Marché des changes

Sur le marché des changes, le billet vert se déprécie nettement face à la monnaie unique à 1,1426 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans est en hausse à 0,81%.

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