Theresa MAY les pieds dans le plat

Le 25.09.2018
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Cette semaine, les indices boursiers ont profité d’une baisse du risque associé au protectionnisme et de la vigueur de la croissance mondiale.

Marchés financiers

Une fois de plus, les relations Etats-Unis / Chine ont focalisé une bonne partie de l’attention des investisseurs. Après avoir invité Pékin à reprendre les négociations, le président Trump a annoncé la mise en place dès le 24 septembre de taxes additionnelles de 10% sur 200 milliards de dollars d’importations. Ce taux passera à 25% au 1er janvier prochain pour laisser aux entreprises un temps d’adaptation. La réponse des autorités chinoises a été relativement mesurée à ce stade, avec 5% à 10% de droits de douanes imposés à 60 milliards de dollars de biens américains. Les marchés, qui craignaient l’application de taxes plus importantes et une escalade plus vive des tensions, ont du coup bien réagi à ces échanges. La volonté du gouvernement chinois de prendre des mesures destinées à compenser l’impact des surtaxes douanières a aussi joué favorablement, de même que des rumeurs de nouvelles baisses d’impôts aux Etats-Unis.

En Italie, les incertitudes autour du budget se sont largement dissipées cette semaine alors qu’un compromis semble sur le point d’être trouvé. Le ministre de l’économie et les membres de la coalition gouvernementale se seraient accordés sur un déficit proche de 1,8% du PIB pour 2019. Dans tous les cas, les investisseurs devraient être fixés le 27 septembre, date à laquelle sera présentée officiellement la feuille de route budgétaire italienne.

Sur le Brexit en revanche, le sommet de Salzbourg s’est soldé par un échec, les européens ayant rejeté la dernière proposition de Theresa May. Les négociations achoppent toujours sur la question de la frontière nord irlandaise à laquelle la première ministre britannique n’a manifestement pas su trouver de réponse satisfaisante aux yeux de l’Union Européenne. Elle devra donc revoir sa copie et gérer le mécontentement de l’opinion publique et de la classe politique anglaise qui ont très mal vécu cet échec.

La semaine prochaine, les investisseurs surveilleront la réunion de la Fed qui devrait remonter ses taux directeurs pour la troisième fois cette année. Si cette décision est largement anticipée par le marché, l’attention se portera sur les indications données sur la politique monétaire de l’année prochaine. La banque centrale américaine pourrait être amenée à ralentir un peu son resserrement monétaire au vu de la stabilisation de l’inflation américaine autour de 2%. 

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 termine en hausse pour la deuxième semaine consécutive, avec un gain de 2,65% à 5 494,17 points. Depuis le début de l’année, l’indice parisien affiche désormais une performance positive de 3,42%.

Ce sont notamment les valeurs cycliques qui ont rebondi, principalement dans l’équipement automobile avec Valeo (+9,64%) et les matériaux de base avec ArcelorMittal (+9,55%). Le secteur financier profite de la hausse des taux obligataires à l’image de BNP Paribas (+5,80%), Société Générale (+5,70%), Axa (+5,42%) et Crédit Agricole (+5,08%). Du côté des valeurs en baisse, on retrouve les valeurs plus défensives avec Sanofi (-1,49%) et Veolia (-0,57%) ou sensibles à la remontée des taux avec Unibail Rodamco (-0,95%).  

Marché des changes

Sur le marché des changes, le dollar est en baisse face à la monnaie unique à 1,1749 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans est à 0,78%.

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