Trêve estivale ?

Le 31.07.2018
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Cette semaine, l’armistice inattendu dans le bras de fer commercial opposant les Etats-Unis et l’Union européenne a permis aux indices boursiers de repasser dans le vert.

Marchés financiers

 
A la surprise générale, la rencontre entre le président américain et celui de la Commission Européenne s’est donc soldée par une suspension des hostilités entre les deux parties et l’ouverture de négociations. Plus précisément, les barrières douanières vont rester inchangées, mais il n’y aura pas d’escalade tant que les discussions n’auront pas abouti. L’objectif affiché est de parvenir à des échanges transatlantiques sans barrière douanière et sans subvention pour tous les produits industriels hors automobile. La menace de Donald Trump de mettre en place une taxe sur les importations de véhicules européens est donc suspendue, et la taxe sur l’acier et l’aluminium pourra être annulée si les négociations se passent bien. C’est un véritable soulagement pour les investisseurs qui voient les menaces sur le secteur automobile repoussées sine die. Cette trêve met également fin aux incertitudes concernant l’évolution de l’environnement économique, et leur permet de disposer d’une meilleure visibilité sur les mois à venir, ce qui est essentiel sur les marchés financiers.

Aux Etats-Unis, les indicateurs de croissance sont toujours dans le vert avec une forte croissance au deuxième trimestre et des résultats semestriels d’entreprises de très bonne facture. En effet, les premières estimations font ressortir la progression du PIB américain à 4,1% pour le second trimestre, soit son meilleur taux depuis 2014. Sur les trois premiers mois de l’année, la croissance s’était établie à 2,2%. Le PIB américain a été dopé par une hausse de la consommation intérieure et par les exportations de produits alimentaires vers la Chine. En effet, les acheteurs ont anticipé leurs commandes pour devancer les surtaxes annoncées par Pékin sur les importations américaines.

En Europe, la réunion de la BCE a apporté assez peu d’éléments nouveaux. L’institution juge la conjoncture économique conforme à ses attentes et maintient donc, pour le moment, son programme de politique monétaire. Ainsi, les taux devraient rester stables jusqu’à la fin de l’été 2019 et les achats d’actifs devraient s’arrêter à la fin de l’année. La seule déception est venue du fait que le réinvestissement des montants correspondants aux obligations arrivant à échéance n’a pas été évoqué. Ces montants représenteront plus de 15 milliards d’euros par mois en 2019.

Du côté de l’Asie, il y a deux éléments à retenir de la semaine écoulée. En Chine, le gouvernement a promis une politique de relance budgétaire plus vigoureuse, ce qui a rassuré les investisseurs en apaisant les craintes d’atterrissage brutal de l’économie chinoise. Au Japon, selon la presse, la banque centrale réfléchirait à durcir sa politique monétaire, non pas en raison d’une amélioration de la conjoncture, mais plutôt par crainte de déstabiliser la santé financière des banques en maintenant un environnement de taux bas trop longtemps.
 

Valeurs

 
Dans ce contexte, le CAC 40 gagne 2,10% à 5 511,76 points. Depuis le début de l’année, l’indice parisien affiche une performance positive de 3,75%.

Peugeot flambe de 16,21% après avoir annoncé des résultats largement supérieurs aux attentes, notamment grâce au redressement plus rapide qu’escompté d’Opel. Carrefour, qui a également fait mieux qu’attendu, s’envole de 15,28%. TechnipFMC progresse de 8,93% grâce à la forte hausse de ses prises de commandes. En bas du palmarès hebdomadaire, Valeo chute de 8,66% après avoir publié des résultats semestriels inférieurs aux attentes et avoir révisé à la baisse ses objectifs annuels. STMicroelectronics recule de 5,40% malgré des résultats en ligne avec le consensus. Le fabricant de semi-conducteurs est victime d’un contexte économique qui pâtirait d’une guerre commerciale avec les Etats-Unis et d’un ralentissement de l’automobile, l’un de ses principaux débouchés. Atos lâche 4,95% après avoir publié des résultats un peu décevants et annoncé l’acquisition de l’américain Syntel. Autre valeur technologique à souffrir, Cap Gemini cède 2,46% dans le sillage de la baisse du Nasdaq.
 

Marché des changes

 
Sur le marché des changes, le dollar se reprend face à la monnaie unique à 1,1657 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans est en légère hausse à 0,70%.

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