Trump ou la saga de l'été

Le 14.08.2018
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Cette semaine, l’actualité économique a été totalement occultée par l’actualité géopolitique alors que les Etats-Unis ont amplifié leur guerre commerciale non seulement avec l’Iran et la Chine, mais également avec la Russie et la Turquie.

Marchés financiers

 
La semaine a commencé avec le rétablissement des sanctions américaines contre l’Iran suite au retrait des Etats-Unis de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien. Il s’agit de blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que de mesures pénalisant les achats dans le secteur automobile et l’aviation commerciale. Une deuxième vague de sanctions affectant les secteurs pétrolier et gazier, ainsi que la banque centrale iranienne devrait être mise en place en novembre. L’Iran ne devrait pas être la seule victime de l’embargo américain. En effet, les Etats-Unis ont également prévenu que toute entreprise étrangère qui ferait affaire avec Téhéran s’exposerait à des sanctions américaines. Or, de nombreuses entreprises européennes ont investi en Iran depuis l’accord de 2015. L’Union Européenne essaie donc de contrer les sanctions américaines mais n’a pour l’instant pas trouvé de parade efficace. En conséquence, beaucoup d’entreprises (Total, Peugeot, Renault, Air Liquide…) ont déjà annoncé leur désengagement partiel ou total de l’Iran.

De son côté, la Chine se verra appliquer à compter du 23 août une taxe de 25% sur 16 milliards de dollars de produits importés par les Etats-Unis. Pékin a répondu en décidant d’appliquer une taxe équivalente sur un montant identique d’importations américaines. Ces mesures réciproques s’ajouteront donc à la première tranche de 34 milliards de dollars de produits taxés à 25% par chacun des deux pays depuis le mois de juillet.

L’administration Trump a également annoncé une série de sanctions économiques supplémentaires à l’égard de la Russie. Les Etats-Unis jugent que Moscou a utilisé une arme chimique interdite par les lois internationales pour empoisonner l’ex-agent russe Sergueï Skripal en Angleterre en mars dernier. Les mesures envisagées concerneraient le commerce de produits technologiques et devraient s’appliquer à partir du 22 août. Une deuxième salve de mesures de rétorsions pourrait ensuite être mise en œuvre si la Russie ne s’expliquait pas de façon convaincante sur cette affaire. Ces annonces ont pénalisé le rouble et les indices boursiers russes.

Enfin, la Turquie a également subi les foudres de Washington cette semaine. En effet, après l’échec de négociations pour la libération d’un pasteur américain accusé de terrorisme, le président Trump a annoncé le doublement des taxes sur l’acier et l’aluminium turcs. Cette décision a plombé la livre turque qui s’est effondré de plus de 13% vendredi, terminant la semaine en repli de 21% par rapport au dollar. Cette nouvelle chute de la devise turque a fait réagir la banque centrale européenne qui s’est dite préoccupée par l’exposition de certaines banques européennes à la Turquie.
 

Valeurs

 
Dans ce contexte, le CAC 40 se replie de 1,17% à 5 414,68 points. Depuis le début de l’année, l’indice parisien affiche une performance positive de 1,92%.

Le secteur automobile a profité du dynamisme du marché des véhicules particuliers qui a bondi de près de 19% en France en juillet. Les bonnes perspectives publiées par l’équipementier automobile allemand Schaeffler ont également aidé. Peugeot termine en hausse de 2,97%, Valeo prend 2,67% et Renault s’adjuge 0,70%. L’environnement géopolitique profite au secteur défensif à l’image de Sodexo qui grimpe de 2,43% et Publicis qui gagne 1,85%. En bas du palmarès hebdomadaire, Atos chute de 13,18%, plombé par des analystes qui estiment que des arrangements comptables ont été utilisés par le groupe pour améliorer l’affichage de sa trésorerie. STMicroelectronics cède 5,16% avec l’ensemble du compartiment des semis conducteurs, victime des commentaires négatifs de plusieurs analystes.
 

Marché des changes

 
Sur le marché des changes, le dollar et le franc suisse, en tant que valeurs refuges, ont fortement progressé. Ainsi, les craintes d’exposition des banques européennes à la Turquie ont enfoncé la monnaie unique qui termine à 1,1413 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans est en baisse à 0,67%.

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