Turquie : "livre" de l'été

Le 21.08.2018
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Cette semaine, l’attention s’est focalisée principalement sur le risque géopolitique européen (Turquie, Italie) et les évolutions des négociations commerciales entre les Etats-Unis et ses principaux partenaires (Chine, Mexique).

Marchés financiers

Le ton est monté entre les Etats-Unis et la Turquie, qui a promis de répliquer si Washington décidait de durcir ses sanctions liées à la détention d’un pasteur américain, laissant entrevoir une nouvelle escalade des tensions entre les deux pays. La livre turque a continué logiquement sa chute face au dollar, entrainant une crainte sur une potentielle contagion à d’autres économies, notamment émergentes. La crise turque met ainsi en avant les risques que font peser la hausse du dollar et les tensions liées aux décisions de Donald Trump. Les économies souffrant de déséquilibres financiers (dette émise dans des proportions très élevées en dollar) seront les premières impactées. La crise de la livre turque a également pesé cette semaine sur le secteur bancaire européen, les investisseurs s’inquiétant de son exposition à la Turquie

Les investisseurs suivent également de près les évolutions des négociations commerciales entre les Etats-Unis et ses principaux partenaires : La Chine et le Mexique. Les négociateurs chinois et américains prévoient de se rencontrer à la fin du mois d’août pour tenter de mettre fin à leurs tensions commerciales, avant les rencontres entre Xi Jinping et Donald Trump prévues en novembre. La reprise du dialogue entre les deux premières puissances économiques mondiales a rassuré les marchés en fin de semaine.

Les négociations commerciales avec le Mexique sont également revenues sur le devant de la scène : l’administration mexicaine espère un accord sur la renégociation de l’Alena. Un conseiller économique de la Maison blanche a confirmé que Washington était "très, très près" d'un accord avec le Mexique.

En Europe, l’Italie a subi une nouvelle vague de tension politique liée à la préparation du budget et de probables négociations avec Bruxelles d’ici septembre. Les banques européennes ont là aussi souffert, inquiétées par l’environnement politique italien et les discussions à la suite de l’effondrement du viaduc de Gênes sur la gestion future des infrastructures italiennes. Une éventuelle nationalisation entraînerait un coût supplémentaire à intégrer dans le budget, déjà tendu, italien.

Concernant les publications économiques, la saison des résultats trimestriels s’est conclue avec 82% des entreprises américaines qui ont affiché des résultats au-dessus des attentes, un record. Les chiffres d’affaires sont en hausse de 9% en moyenne, aidés par les réformes fiscales américaines. 

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 a terminé en repli de 1,29%, à 5 345 points. Sapés par les tensions persistantes autour de la Turquie, les secteurs énergétique et minier ont fini globalement en baisse à l’image de TechnipFMC (-7,92%), ArcelorMittal (-6,28%) et Total (-2,87%). Les valeurs bancaires ont également terminé la semaine dans le rouge : Crédit Agricole, BNP Paribas et Société Générale ont perdu respectivement -3,11%, -2,99% et -2,73%.

Marché des changes

Sur le marché des changes, le dollar continue sa progression et la monnaie unique termine à 1.1438 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans termine la semaine, inchangé, à 0,67%.

 

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