Une bonne année !

Le 09.01.2018
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Semaine du marché du 30 décembre au 5 janvier 2018. Le millésime 2017 a marqué une vraie rupture sur les marchés actions par rapport aux trois exercices précédents. Au terme d’une année 2016 mouvementée, le marché est resté dans un canal haussier tout au long de 2017.

Marchés financiers

 
La contraction de la volatilité a été historique, dans un environnement où les facteurs de stress n’ont pourtant pas manqué. Les scandales à répétition à Washington, les missiles balistiques nord-coréens survolant le Japon, les scrutins à risque aux Pays-Bas et en France ou encore les difficiles négociations sur le Brexit n’ont eu que des impacts ponctuels et limités.

La hausse s’est nourrie tout au long de l’année d’indicateurs économiques bien orientés qui ont confirmé le renforcement de la croissance aux quatre coins de la planète. En Europe, où les indicateurs de surprise économiques sont repartis de plus belle à la faveur de la victoire d’Emmanuel Macron en France et d’une économie allemande au sommet de sa forme. Aux Etats-Unis enfin, où les ratés de la nouvelle administration ont laissé la place à une rentrée porteuse et une fin d’année marquée par la préparation, puis le vote par les parlementaires, de la réforme fiscale promise par Donald Trump.

Le maintien de l’inflation à des niveaux inférieurs aux objectifs a permis aux banques centrales de convaincre les investisseurs que la poursuite de la normalisation des politiques monétaires serait très progressive, et ainsi éviter les tensions sur les marchés. En zone euro, la BCE a refusé jusqu’à présent de donner un terme à ses programmes de rachat en dépit de la sensible amélioration de la croissance et des indicateurs de confiance sur des points hauts historiques. Les taux longs (10 ans) ont finalement très peu progressé aux Etats-Unis (2,4%), en Allemagne (0,43%) et en France (0,80%).

Les changes ont joué un rôle important. Le dollar, qui a perdu 14% contre l’euro, a fait les frais de l’instabilité politique qui a marqué les neuf premiers mois de l’année à Washington et du retour en grâce de l’Europe dans les portefeuilles. Le redressement de la croissance et les résultats des élections en France ont clairement changé la donne sur les marchés européens. La perspective du Brexit a en outre concentré les appétits sur la monnaie unique. La faiblesse du billet vert a favorisé le rebond des cours des matières premières, par ailleurs nourri par le respect de l’accord de limitation de production entre les principaux producteurs en ce qui concerne le pétrole (+18% pour le Brent) et la solidité de la croissance en Chine couplée à des réductions de capacité en ce qui concerne les métaux industriels (+29%).
 

Valeurs

 
La hausse des multiples et des prévisions des analystes ont alimenté la performance des actions tirées par l’envol du secteur technologique américain et des GAFA (+39%) en 2017. En termes géographiques, ce sont les marchés émergents qui ont dominé les débats. L’indice MSCI Emerging Markets s’est adjugé 34% en dollars et 18% en euros. L’Europe est venue derrière (+6,5% pour l’Eurostoxx50, +9,3% pour le CAC 40). Les cycliques, le luxe et les technologiques ont surperformé nettement. Les télécoms, la santé, la distribution, les media et les pétrolières ont fait la balance, pénalisant la progression d’ensemble. L’impact de l’appréciation de l’euro a pesé lourd dans la performance du marché américain. La hausse de 19,4% du S&P 500 en monnaie locale s’est muée en une progression en euro de 4,8%.
 

Un mot sur le bitcoin

 
Un mot de conclusion sur le bitcoin, star de l’année, qui s’est apprécié sur l’année de 952 $ à 14 310,93 $ (soit une hausse de +14%) malgré les nombreuses mises en garde sur les risques de bulle financière…

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