La Météo financière - mars 2019

Le 13.03.2019 par Roger Caniard
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Tout ce qu'il faut retenir des marchés ce mois-ci, les impacts sur nos supports en unités de compte et les recommandations MACSF.

L'essentiel en vidéo

L'analyse financière du mois de février

En février, les marchés ont continué sur leur tendance haussière, à un rythme cependant plus faible. La hausse a été assez homogène entre les Etats-Unis et l’Europe, qui enregistrent des performances de +3,59% et +4,9% respectivement. Les marchés émergents sont restés en retrait ce mois-ci (+0,2%), avec des disparités assez fortes entre les zones (-3,7% pour l’Amérique latine contre +14,6% pour la Chine).

L'actualité des marchés

Le changement de ton des principales banques centrales, de nouveau prêtes à prendre des mesures en faveur de la croissance, est l’élément central de ce début d’année. Aux Etats-Unis, Jérôme Powell a acté le ralentissement économique américain et a laissé entendre que le resserrement monétaire allait marquer une pause. La BCE a, de son côté, également et plus tôt que prévu, réagi face au ralentissement économique de la zone euro. L’institution a décidé de laisser ses taux bas "au moins jusqu’à la fin de l’année", et a annoncé de nouveaux crédits long terme aux banques (TLTRO 3) pour préserver les conditions de crédit favorables en zone euro. En réaction, les taux d’intérêts européens se sont détendus à 0,06% pour l’emprunt d’Etat allemand à 10 ans, et 0,41% pour l’Etat français (au 08/03/19).

Comme fin décembre, et en janvier, l’avancée significative des négociations sino-américaines a participé à la hausse des marchés. Un accord ne semble plus improbable, ce qui éloigne la perspective de voir les Américains appliquer unilatéralement une hausse des tarifs douaniers. Les Etats-Unis continuent cependant de demander une ouverture plus grande du marché intérieur chinois et un plus grand respect des règles de la propriété intellectuelle.

Du côté des statistiques

Du côté des statistiques économiques, l’OCDE a revu à la baisse ses prévisions de croissance mondiale à 3,3% pour 2019 et 3,4% pour 2020, avec des ralentissements plus marqués en zone Euro (changements plus importants en Allemagne et Italie, pays dont les exportations représentent une part importante du PIB). Ces projections sont justifiées par "un fléchissement de l’activité dans la quasi-totalité des pays du G20", lié à la conjoncture chinoise, à la perte de dynamisme de l’économie européenne et au ralentissement des échanges internationaux. La BCE a également revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2019 (1,1% contre 1,7%) et 2020 (1,6% contre 1,7%), et ses prévisions d’inflation. Les nouvelles macroéconomiques sont restées globalement décevantes ce mois-ci, plus particulièrement dans la sphère manufacturière.

Notre approche

Dans ce contexte, nous sommes désormais plus prudents. Les performances boursières de ce début d’année sont impressionnantes de par leur ampleur et leur vitesse et ne semblent pas durablement soutenables. Des risques perdurent à court terme : les négociations commerciales, les développements autour du Brexit à l’approche du 29 mars, les élections européennes, la sortie des politiques monétaires très accommodantes sont autant de sources de volatilité non négligeables.

Repères macroéconomiques février 2019

La Météo des UC du mois de mars

Performance des profils et des unités de compte*

Données au 28/02/2019

Légende météo des UC

Voir tous les supports et leurs performances

* Il existe un risque de perte en capital sur les supports libellés en unités de compte. Les montants investis sur ces supports ne sont pas garantis mais sont sujets à des fluctuations à la hausse ou à la baisse dépendant en particulier de l’évolution des marchés financiers.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ces données ne sauraient constituer un acte de conseil et ne revêtent qu’un caractère informatif. Elles ne sauraient engager la responsabilité du groupe MACSF. 
Avant tout investissement, veillez à bien définir votre profil d'épargnant avec votre conseiller. 

Nos recommandations UC

Fonds d’actions

  • Après une forte progression en ce début d’année, nous devenons plus prudents sur les marchés actions européens (Médi Actions). La conjoncture économique actuelle continue de décevoir et les risques politiques se multiplient, notamment avec l’incertitude liée au Brexit. L’assouplissement de la politique monétaire de la BCE devrait toutefois permettre d’éviter un fort ralentissement.
  • DWS Top Dividende, au profil plus défensif, apparaît comme un bon support pour limiter son risque d’exposition au ralentissement économique. Le fonds profite pleinement d’un bon choix de valeurs dans les secteurs de la santé, de la communication, des services et de l’énergie depuis le début de l’année.
  • Nous restons positifs concernant les fondamentaux des actions émergentes (Médi Emergents), même si cette classe d’actifs s’est relativement bien comportée ces derniers mois par rapport aux actions des pays développés. Une pause pourrait néanmoins être observée après ce rapide rebond, mais les perspectives à moyen terme semblent encore prometteuses et ces marchés font preuve de résilience. Le fonds bénéficie pleinement de son allocation géographique, surpondérant le Brésil (+13% en €) et la Russie (+11% en €).  
  • Nous maintenons notre conviction concernant les actions du secteur des biotechnologies (Candriam Equities Biotechnology), qui continuent de fortement progresser depuis le début de l’année, soutenues par une reprise des activités de fusion acquisition (offre d’achat par Bristol Myers pour Celgen, et Loxo Oncology racheté par Eli Lilly, début janvier) et un environnement réglementaire qui reste favorable (le nombre de médicaments approuvés par la Food & Drug Administration FDA a atteint un plus haut sur 20 ans, en 2018).
  • Nous maintenons également notre recommandation positive pour le support Pictet GMS, investi sur des thématiques de croissance attractives. Depuis le début de l’année, le fonds surperforme le MSCI World de près de 3%.

Fonds patrimoniaux

  • Parmi les supports patrimoniaux, nous continuons de préférer JPMorgan Global Income, fonds flexible très diversifié en termes de classes d’actifs et de zones géographiques, et DNCA Eurose, fonds patrimonial diversifié investi exclusivement en valeurs européennes, qui profitent de la hausse quasi continue des marchés depuis le début de l’année.

Gérer mon épargne

(1) Performance annuelle nette de frais de gestion et de frais de garantie plancher et brute de prélèvements sociaux, calculée sur la base d’une prime nette directement investie sur le profil au 1er janvier avec une rémunération de 2,00% nette sur le fonds en euros.

(2) Pour les UC : Performance annuelle depuis le 31/12/2018, au 28/02/2019, brute de frais de gestion, de frais de garantie plancher et de prélèvements sociaux.

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L’auteur

Roger Caniard

Diplômé de Dauphine (Maîtrise), de Sciences-Po (DESS) et de l'ESCP (Master), Roger Caniard débute sa carrière comme analyste financier. Après un passage à La Mondiale (gestion actions) et chez KBL (banque conseil en fusion acquisition), il rejoint la MACSF en 1995. Depuis 2014, il est directeur financier, membre du comex.

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