Le crowdfunding : bien plus qu’un simple effet de mode

Le 24.01.2017

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Le crowdfunding : bien plus qu’un simple effet de mode

Le financement participatif a le vent en poupe, si l’on en croit les résultats du dernier baromètre CompinnoV : près de 300 millions d’euros ont, en effet, été collectés par les plateformes françaises de crowdfunding en 2015, contre 152 millions en 2014. De quoi parler d’un véritable engouement pour cet outil de mise en relation entre porteurs de projets et financeurs ! Mais concrètement, comment ce système de financement fonctionne-t-il ? Et de quelle manière peut-on y intervenir ?

Un pour tous… et tous pour un

Mode de financement alternatif, le crowdfunding – littéralement « le financement par la foule » – permet de récolter des fonds auprès d’un large public, sans l’aide des acteurs traditionnels (et notamment bancaires). En pratique, il s’agit de mettre en relation, via une plateforme Internet dédiée, un entrepreneur en quête de fonds pour démarrer son activité ou lancer un projet et des épargnants souhaitant apporter leur soutien en investissant en direct une certaine somme. La plateforme de crowdfunding fait alors office d’intermédiaire, permettant la présentation des projets, l’organisation de la collecte, ainsi que le reversement des fonds à l’entrepreneur.

Un objectif commun, des approches différentes

À ce jour, on distingue principalement deux modes de financement participatif, à savoir le crowdfunding en fonds propres (également appelé « crowdequity ») et le prêt (crowdlending).

  • Le crowdequity permet à l’épargnant de devenir « copropriétaire » de l’entreprise dans laquelle il a choisi d’investir. En échange de sa contribution financière, il reçoit ainsi des actions ou des parts de la société. Il peut, par conséquent, percevoir des dividendes et, le cas échéant, le produit des plus-values réalisées lors de la vente de ses titres.
  • Le crowdlending propose une approche différente. À l’instar d’un établissement bancaire, l’investisseur prête alors de l’argent pour financer le projet d’une entreprise. Le prêt consenti est amortissable : le prêteur est remboursé par échéances en capital et intérêts. Sachant que le taux d’intérêt est fixé en fonction de la durée du prêt et du profil de risque de l’entrepreneur.

Quel que soit le mode choisi, investir par le biais du crowdfunding n’est guère compliqué. Il suffit de s’inscrire sur la plateforme de son choix et de sélectionner, parmi tous les projets exposés sur le site Internet, celui que l’on souhaite soutenir. Il convient alors de déterminer le montant de sa participation, sachant néanmoins qu’un investissement minimal peut être demandé. Une fois l’objectif déterminé par l’entrepreneur ayant lancé la collecte atteint, le projet peut prendre vie.

Des rendements intéressants, mais pas sans risques

En quelques clics seulement, le crowdfunding permet de donner un coup de pouce précieux à des entrepreneurs en quête de soutien financier. Mais concrètement, au-delà du plaisir de faire exister un projet, que peut-il offrir aux investisseurs ?

En pratique, le crowdfunding permet aux investisseurs de diversifier leur patrimoine et de réorienter une partie de leur épargne. En prêtant de l’argent à une PME – pendant 48 mois et avec un profil de risque modéré – l’investisseur peut ainsi espérer un rendement pouvant atteindre 8 % brut/an (avant impôts et déduction des frais facturés par la plateforme). De quoi faire pâlir les produits d’épargne plus classiques comme, par exemple, le Livret A (0,75 %) ou encore le plan d’épargne logement (1 %) !
Quant à l’investissement avec prise de participation, force est de constater qu’il offre à l’investisseur la possibilité de réaliser des plus-values intéressantes – sous condition d’avoir réussi à dénicher une start-up affichant une croissance exceptionnelle.
Cependant, la vigilance est de mise car, ne l’oubliez pas, contrairement à l’épargne réglementée, les actifs investis ne sont pas garantis. Le risque de perdre tout ou partie du capital investi est donc réel. Même principe pour les fonds prêtés : si l’entreprise émettrice ou emprunteuse rencontre des difficultés, l’investisseur peut craindre la perte de l’argent investi... Sans oublier qu’il peut s’avérer difficile de déterminer la valeur des titres acquis. Un fait qui peut largement compliquer leur cession !
Il est ainsi fortement conseillé de n’investir que de l’argent dont vous n’avez pas besoin et de limiter les risques en répartissant vos investissements (ou vos prêts) sur un nombre conséquent d’entreprises.

Et côté fiscalité ?

Plusieurs avantages fiscaux s’offrent à l’investisseur : en entrant au capital d’une entreprise via le crowdfunding, ce dernier peut bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu égale à 18 % du montant des versements effectués (dans la limite annuelle de 50 000 € pour les personnes seules et de 100 000 € pour les contribuables mariés ou pacsés soumis à une imposition commune).
Autre option, l’investisseur peut, s’il le souhaite, bénéficier d’une réduction d’impôt de solidarité sur la fortune de 50 % du montant des sommes investies (dans la limite de 45 000 €), en lieu et place d’une réduction d’impôt sur le revenu.
Tout compte fait, si le crowdfunding offre des opportunités d’investissement intéressantes, il n’est pas pour autant dépourvu de risques. Autant de bonnes raisons de rester prudent et de choisir avec soin les projets les plus adaptés à votre profil !

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