150 000 particuliers ont fait leurs premiers pas en Bourse depuis deux mois

Le 29.04.2020 par SOPHIE ROLLAND

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Les particuliers ont cherché les bonnes affaires au plus fort de la tempête boursière. Entre fin février et début avril, 580 000 investisseurs particuliers ont acheté des actions du SBF 120, dont plus de 150 000 nouveaux venus.

La crise boursière crée visiblement des vocations. Entre fin février et début avril, c'est-à-dire au plus fort de la tempête, 580 000 investisseurs particuliers ont acheté des actions du SBF 120, dont plus de 150 000 nouveaux venus en Bourse, révèle une étude de l'Autorité des marchés financiers (AMF). « Les achats d'actions françaises par des particuliers ont été multipliés par 4 au mois de mars 2020, dans un volume global multiplié par 3 », indique l'AMF.

La proportion de nouveaux venus est non négligeable. Les Français boudent la Bourse depuis des années. En 2018 et 2019, 1 100 000 clients particuliers avaient acheté des actions du SBF120, mais sans l'introduction en Bourse de FDJ - qui avait provoqué un véritable appel d'air - leur nombre serait tombé à 750 000.

Nouvelle génération de boursicoteurs

« Ces 'nouveaux' investisseurs présents majoritairement entre le 9 et le 27 mars ont représenté 27% des particuliers acheteurs d'actions. Ils ont également représenté jusqu'à 20% des montants investis en actions par des particuliers », détaille l'AMF. Une nouvelle génération de boursicoteurs serait-elle en train d'émerger, après des années de désintérêt ?

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Il est encore un peu tôt pour l'affirmer. Mais ce qui est sûr est que ces investisseurs à l'affût des bonnes affaires présentent un profil particulier. D'abord, ils sont beaucoup plus jeunes que les particuliers qui interviennent généralement en Bourse, « entre 10 et 15 ans de moins en moyenne sur l'ensemble des établissements », souligne l'AMF.

Alors que pour les banques de réseau, l'âge médian des investisseurs particuliers était de 61 ans en 2018-2019, il tombe à 48 ans pour cette nouvelle population. Même tendance chez les courtiers en ligne, dont la clientèle habituelle est déjà sensiblement plus jeune que celle des autres établissements : la moitié des nouveaux investisseurs sont âgés de moins de 36 ans (contre 49 ans habituellement).

Plateformes de trading en ligne

Ils ont également davantage recours aux plateformes de trading en ligne. La part de marché de ces dernières a d'ailleurs augmenté pendant la tempête boursière. Les 41 000 nouveaux clients qu'elles ont accueillis entre le 24 février et le 3 avril représentent 19% des 220 000 investisseurs présents en 2018-2019. En comparaison, pour les banques de réseau traditionnelles, les 112 000 nouveaux venus représentent 12% des 900 000 particuliers qui sont intervenus sur des valeurs du SBF 120 ces deux dernières années.

Enfin, dernière particularité identifiée par le gendarme boursier, les ordres d'achat passés pendant cette période de forte volatilité ont été beaucoup plus modestes que d'habitude, ce qui est logique car la capacité d'investissement croît avec l'âge. « La médiane des achats effectués par des investisseurs 'historiques' a été d'environ 5.000 euros, tandis que la médiane des achats effectués par les 'nouveaux' investisseurs a été d'environ 2.500 euros, soit 2 fois inférieure », précise l'AMF.

Contre la tendance

De toute évidence, les investisseurs particuliers ne sont pas tous suiveurs ou allergiques au risque. Un certain nombre d'entre eux n'hésitent pas à aller contre la tendance. Ainsi, l'AMF relève que le solde entre les achats et les ventes des particuliers est repassé dans le vert à partir du 2 mars, dépassant le milliard d'euros lors de la semaine du 9 mars et restant ensuite largement positif pendant 5 semaines d'affilée, jusqu'à début avril.

« On avait observé le même type de phénomène lors de la dernière grande crise financière », se souvient Jean-Noël Barrot, professeur associé à HEC et député des Yvelines. « Les particuliers ont été acquéreurs nets d'actions au dernier trimestre 2008 et en 2009, des périodes de très grande volatilité. Ils servaient de contrepartie aux grands institutionnels qui étaient, eux, massivement vendeurs. » La pratique, très répandue, des ordres à cours limité expliquerait en grande partie le phénomène. L'achat est déclenché à partir du franchissement à la baisse d'un certain cours. Un pari souvent gagnant dans les périodes de grande volatilité, même si comme le souligne Jean-Noël Barrot, « les particuliers ne maximisent que rarement leurs gains, car, la plupart du temps, ils fixent un cours plancher trop élevé et ils tardent à déboucler leur position après un rebond. »

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