29 juillet, jour de libération fiscale du salarié français

Le 28.07.2017 par MARIE-CHRISTINE SONKIN

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Selon une étude de l'institut économique Molinari, le salarié moyen français reste en 2017 le plus taxé de l'Union européenne. Jusqu'au 29 juillet, il travaille pour payer des taxes et impôts.

Le salarié moyen français coûte 56.499 euros par an à son entreprise (6e rang de l'UE), mais in fine, il ne lui reste que 24.062 euros en pouvoir d'achat réel (11e rang de l'UE). Ce calcul a été réalisé par EY pour l'Institut économique Molinari qui publie pour la 8e année consécutive son étude sur la pression fiscale et sociale réelle du salarié moyen de l'Union européenne.

La France championne de l'UE

Comme en 2016, notre pays reste le champion de la fiscalité de l'Union européenne, avec 57,41% de taxation et une libération fiscale et sociale le 29 juillet.

La Belgique, avec 56,74 de taxation et une libération fiscale et sociale le 27 juillet, garde la place de numéro 2 et l'Autriche de numéro 3, avec 54,28 % et une libération fiscale et sociale le 18 juillet.

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Le faux débat de l'impôt sur le revenu

Autre enseignement intéressant de cette étude, l'impôt sur le revenu, sur lequel se focalisent souvent les débats, reste très accessoire, d'autant plus qu'il ne concerne que 45,6% des foyers fiscaux.

« La pression fiscale et sociale sur le salarié moyen français s'explique avant tout par les charges sociales (87%) et accessoirement par l'impôt sur le revenu ou la TVA (13% cumulés) », explique l'institut Molinari.

Ainsi « la mise en place d'un prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu a de quoi surprendre dans un pays où l'essentiel des charges sur le salarié sont déjà prélevées à la source, au travers des cotisations « patronales » et « salariales » », précise l'étude.

« Pourquoi changer le mode de prélèvement de l'impôt sur le revenu, changement coûteux qui ne portera que sur une assiette limitée : 3,2% du PIB et moins de 8% des prélèvements obligatoires ? », s'interroge l'institut Molinari.

L'effet de la réforme des charges sociales

L'institut s'est aussi penché sur la suppression des cotisations salariales maladie et chômage des salariés du secteur privé (3,15 points) prévue par le nouveau gouvernement. Cette mesure, compensée en partie par une augmentation de la CSG (de l'ordre de 1,7 point), aura pour effet l'augmentation du salaire net des salariés.

L'institut Molinari, a effectué des simulations pour un salaire brut annuel moyen de 37.792 euros par an, soit 28.273 euros nets (2.360 euros par mois). Le salarié économiserait 1.190 euros par an grâce à la suppression des cotisations, mais l'augmentation de la CSG (1,7%) représente une perte de l'ordre de 631 euros pour le salarié moyen, ce qui réduit son gain à 559 euros.

Reste à savoir si cette hausse de CSG sera ou non déductible du revenu imposable. Dans le cas où elle ne le serait pas, le gain réel pour le salarié serait alors diminué car il lui faudra réintégrer dans son salaire imposable ce supplément de 1,7% de CSG alors que les cotisations sociales qui doivent être supprimées (maladies et chômage) sont intégralement déductibles.

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