Comment bien gérer un multisupport ?

Le 27.01.2017 par LAURENCE DELAIN

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Un contrat d'assurance-vie multisupport ouvre la possibilité d'investir dans de multiples unités de compte : fonds, sicav, SCPI...

La cause est entendue : quiconque cherche à rentabiliser au long cours son contrat d'assurance-vie n'a d'autre alternative que d'y injecter une part d'UC (unités de compte). Mais la mise en pratique de ce principe est loin d'être évidente pour nombre d'assurés, trop longtemps habitués à la martingale rentabilité-sécurité des fonds en euros.

 « Pour éviter les principaux écueils, quelques réflexes de base s'imposent », résume Antoine Delon, PDG du courtier en ligne Linxea. Le premier consiste à bien doser son allocation en fonction de son aversion au risque et de son horizon de placement. Sur huit ans, un taux d'UC de l'ordre de 20 % à 30 % est souvent recommandé pour doper son rendement et préserver son capital, une proportion qui peut grimper à 50-60 % dans une optique d'épargne retraite.

Faire le bon choix, exige également de ne pas mettre toutes les UC dans le même panier estampillé « risqué ». « Il existe des UC défensives, peu volatiles, qui se situent dans le bas de l'échelle de risque de 1 à 7, qu'indique le DICI, le document d'information clef pour l'investisseur, un point de repère essentiel pour le client », note Antoine Delon. Dans la même veine, il est recommandé de bien identifier les frais du contrat (sur primes, sur encours, etc.) ainsi que ceux des supports qu'il contient, qui se révèlent parfois de véritables aspirateurs de performance. Avoir accès à une information digne de ce nom (reporting réguliers, analyses conjoncturelles, alertes, etc.) pour suivre son contrat et, le cas échéant, arbitrer à bon escient est tout autant indispensable. Et le constat vaut pour ceux, fort nombreux, qui, plutôt que de s'interroger sur le bon « market timing », préfèrent confier le pilotage de leur contrat à un professionnel (au travers d'une gestion mandatée ou conseillée).

Les précautions d'usage

Quelques précautions d'usage s'imposent dans ce cas : éviter les fonds de fonds profilés maison et leur préférer des offres multigérantes et réactives, ouvertes sur une palette de FCP « purs », sélectionnés parmi les meilleures signatures du marché, et si possible orchestrées par une société de gestion extérieure ou un sélecteur de fonds indépendant comme Morningstar.

Si cette gestion a un coût, elle s'est maintenant largement démocratisée, grâce aux robo-advisors. Enfin, n'oubliez pas les options de gestion automatique comme la sécurisation des plus-values ou l'investissement progressif, deux bons outils pour optimiser la performance dans le temps.

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