Crédit immobilier : faire le plein de prêts complémentaires

Le 11.09.2017 par LAURENCE BOCCARA

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Pour optimiser le financement à crédit de votre projet d'achat immobilier, plusieurs solutions s'offrent à vous en complément du prêt principal de la banque retenue. Les pistes à étudier.

Avant de s'endetter à 100 % avec un prêt unique et principal de la banque, il convient de s'informer s'il est possible de bénéficier de prêts complémentaires affichant des taux moins onéreux.

Le prêt à taux zéro (PTZ)

Ce prêt sans intérêt est réservé aux « primo accédants », c'est-à-dire à ceux qui achètent pour la première fois leur résidence principale dans le neuf ou dans l'ancien à condition que les travaux représentent au moins 25 % du coût total de l'opération (frais compris) ou 33 % de la valeur du bien. Le PTZ est accordé sous condition de ressources. Le montant du prêt dépend à la fois de la situation familiale et de la localisation du bien et ne peut excéder 40 % du coût total de l'opération. La durée maximale de remboursement est de 25 ans avec un possible différé de remboursement possible pendant les 5, 10 ou 15 premières années. Dans les faits, le PTZ est surtout accordé pour financer une acquisition dans le neuf. Un seul prêt est accordé par ménage et par opération. Aucun de frais de dossiers, ni d'intérêts intercalaires ne sont facturés.

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Le prêt Action Logement

Tout salarié d'une entreprise privée d'au moins 10 collaborateurs et cotisant au fonds de participation des employeurs à l'effort de construction, peut à certaines conditions profiter du prêt Action Logement à l'occasion d'une acquisition dans le neuf et dans l'ancien. Le taux d'intérêt s'élève à 1 % (hors assurance) sur une durée maximum de 20 ans. Ce prêt finance l'achat d'un terrain à bâtir, d'un logement neuf ou ancien (avec un DPE ayant au moins la catégorie D), la construction d'une maison et la transformation de locaux en habitation. Selon la zone d'habitation, le montant accordé oscille entre 7.000 à 25.000 euros sans jamais excéder 30 % du coût total de l'opération. Le bien financé doit être occupé comme une résidence principale, être la première acquisition immobilière du propriétaire ou avoir été acheté pour des raisons de mobilité professionnelle. Attention, ce prêt n'est en aucun cas un droit pour un salarié. Rien n'oblige l'entreprise à l'accorder à tous ses collaborateurs. Elle fixe souvent des critères de ressources.

Les prêts des mutuelles et des caisses de retraite

La caisse d'allocations familiales (CAF), des caisses de retraite et des mutuelles accordent à leurs affiliés des prêts pour contribuer à l'achat d'un logement ou pour réaliser des travaux. Les conditions de crédits varient d'un organisme à l'autre. Le taux avoisine 1 % hors assurance pour un montant souvent inférieur à 10.000 euros.

Les prêts des collectivités locales

Quelques départements et des métropoles (Paris, Toulouse, Marseille, Grand Lyon) accordent à leurs administrés des primes et/ou des prêts à taux zéro « locaux ». Ces aides additionnelles au PTZ national sont destinées à encourager l'accession à la propriété ou à l'amélioration du logement (travaux, agrandissement, etc.). Presque toujours réservés aux primo accédants à revenus modestes, ces coups de pouce financiers améliorent sa solvabilité.

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