Croissance : la France semble sortir du trou d'air

Le 10.08.2018 par CLAUDE FOUQUET

logo les échos

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn

La croissance du PIB pourrait accélérer légèrement au troisième trimestre, à +0,4 %, selon la première estimation de la Banque de France. Mais le rebond risque d'être insuffisant pour satisfaire les prévisions de croissance du gouvernement.

La France va sortir du trou d'air au troisième trimestre, si l'on en croit la Banque de France. Selon l'Institut d'émission, en effet, le PIB pourrait progresse de 0,4 % au cours de l'été.

Un rythme nettement supérieur à celui enregistré au cours des six premiers mois de l'année lorsque le PIB a progressé de 0,2 % au premier comme au deuxième trimestre, selon l'Insee.

Cette estimation, la première réalisée par la Banque de France, reste toutefois susceptible d'être modifiée au cours des prochaines semaines. Elle est en tout état de cause de bon augure pour le gouvernement, obligé récemment de revoir à la baisse ses ambitions de croissance pour l'ensemble de l'année.
 

Des carnets de commandes « bien garnis » dans l'industrie

 
L'optimisme de l'Institut d'émission s'appuie notamment sur ses dernières enquêtes de conjoncture. Les chefs d'entreprises interrogés y anticipent en effet une accélération de leur activité au cours des prochaines semaines.

Et ce grâce à des carnets de commandes qui restent « bien garnis » dans l'industrie et une demande jugée « soutenue » dans les services.
 

Un rythme qui devra être tenu au quatrième trimestre

 
Pour autant, si la nouvelle est bonne pour l'exécutif, ces chiffres ne rendent pas la tâche de l'Etat beaucoup plus facile.

Alors que pour cette année le gouvernement a réaffirmé qu'il prévoit une croissance qui ne sera pas « inférieure » à 1,8 % , pour tenir cet objectif il faudrait en effet que l'activité se poursuive au même rythme au cours du quatrième trimestre de 2018.

C'est le scénario retenu en juin dernier par la Banque de France qui anticipe une croissance de 1,8 % cette année. Mais la guerre commerciale engagée par Washington fait peser de nombreux aléas sur l'économie mondiale au cours des prochains mois.

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour une navigation optimale et bénéficier de contenus et services adaptés.

×