Croissance : la fin de l'année 2016 a été robuste

Le 11.01.2017 par GUILLAUME DE CALIGNON

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La production industrielle a progressé de 2,2 % en novembre.

C'est une bonne nouvelle pour l'économie française. L'industrie a retrouvé un peu de tonus en fin d'année dernière. En novembre, la production industrielle a grimpé de 2,2 % et, sur les trois derniers mois, elle a progressé de 0,6 %, a indiqué mardi l'Insee. La fabrication de matériel de transport, d'équipements électriques ou encore l'agroalimentaire ont vu leur production s'améliorer nettement. Déjà, à la fin 2016, le climat des affaires avait beaucoup grimpé. Preuve d'un vrai regain de confiance de la part des patrons français, l'indice du climat des affaires atteint désormais 105 points, soit 5 de plus que sa moyenne de long terme.

Logiquement, la hausse de la production industrielle constatée en novembre devrait se prolonger au cours des mois suivants. Comme, en novembre, la consommation des ménages en biens a progressé après un bon mois d'octobre. « Les derniers chiffres sont de bon augure pour la croissance du quatrième trimestre », attendue à 0,4 % par l'Insee, juge Vladimir Passeron, chef du département de la conjoncture de l'institut.

La zone euro donne l'impression depuis quelques semaines d'entrevoir une embellie sur le plan économique. Ainsi, outre-Rhin, l'indice IFO du moral des patrons allemands - qui n'est pas directement comparable à l'indice de l'Insee - atteignait 111 points en décembre, soit 5 points de plus depuis l'été 2016. L'enquête Markit pour l'ensemble de la zone euro va dans le même sens. Tous ces indicateurs avancés suggèrent que l'activité économique s'est accélérée en fin d'année en Europe.

Un feu de paille ?

Les économistes de Bank of America Merrill Lynch tablent sur une croissance de 0,5 % au quatrième trimestre en Europe, mais ils jugent qu'il s'agira d'une simple « bosse ». Car il existe toutefois deux risques qui continuent à planer au-dessus des économies européennes. Jusqu'à présent, ni le Brexit ni l'élection de Donald Trump n'ont fait flancher le moral des ménages ni celui des patrons. Mais cela va-t-il durer ? D'autant que des échéances politiques importantes se profilent cette année, en France et en Allemagne. Ensuite, le regain d'inflation entraîné par la remontée des prix du pétrole va peut-être se traduire par de moindres dépenses de la part des consommateurs du Vieux Continent.

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