Epargne : la génération Y, plus prudente qu'audacieuse

Le 21.06.2017 par MARIE-CHRISTINE SONKIN

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Si le gouvernement veut orienter l'épargne des Français vers les entreprises, il aura un gros travail de pédagogie à réaliser auprès des jeunes générations. Ce sont des investisseurs prudents, révèle un sondage Ifop pour l'UFF.

Oubliez tout ce que vous imaginiez sur la génération Y et l'épargne ! Un sondage Ifop réalisé pour l'Union financière de France (UFF), centré sur les jeunes de 25 à 35, balaye les idées reçues. Exit l'image d'un épargnant prêt à tous les risques et 100% digital ! « Ils aspirent plutôt à la stabilité et sont averses au risque, commente Paul Younès, directeur général de l'Union Financière de France. En outre, ils sont sélectifs dans leur utilisation d'Internet, notamment lorsqu'ils ont besoin de conseils. »

L'appétence digitale est très élevée (75%) pour ce qui concerne les actes administratifs (changement d'adresse…), mais elle baisse à 55% pour les actes courants de gestion (rachat, reversement, arbitrage…) et n'est que de 47% pour le choix des investissements (analyse personnalisée, diagnostic, conseil …).

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Un rejet du risque

33% des personnes interrogées se disent plutôt pas intéressées et 37% pas du tout intéressées par les investissements sur les marchés financiers.

Comme le reste de la population, les 25-35 ans montrent une nette préférence pour l'immobilier au détriment de l'investissement en actions. « Ce n'est pas incohérent par rapport à ce qu'ils ont vécu, analyse Paul Younès. Dans les 10 dernières années, ils ont connu une Bourse fluctuante, un chômage élevé et une faible croissance économique. Comme pour leurs aînés, l'immobilier leur semble être une valeur sûre. Il y a du travail pour les amener à investir dans l'entreprise, constate-t-il. Un travail qui passe par l'éducation financière ».

72% des jeunes de 25-35 ans sont des investisseurs prudents. 45% d'entre eux n'acceptent aucun risque en capital et se satisfont en contrepartie d'un rendement faible et 27% acceptent de faibles risque en capital en contrepartie d'un rendement modéré. Ils sont donc encore plus réticents face au risque que l'ensemble des Français patrimoniaux *, dont seulement 56% se définissent comme des investisseurs prudents.

Miser sur l'effet temps

Une question piège a été glissée dans le sondage, « est-il préférable d'investir 200 euros sur 20 ans ou 800 euros sur 5 ans ? ». « 6 sur 10 donnent une mauvaise réponse, constate Paul Younès. Placer 200 euros sur 20 ans permet d'obtenir 4 fois plus intérêts qu'en épargnant 800 euros sur 5 ans. Cela montre que les personnes interrogées évaluent mal l'impact du temps et des intérêts composés sur un investissement. »

Pour 35% des personnes interrogées, il faut épargner de 300 à 500 euros par mois et pour 24% plus de 500 euros pour commencer à se constituer un patrimoine. Pourtant, « à partir de 200 euros par mois, on peut déjà envisager des placements intéressants, notamment en valeurs mobilières, explique Paul Younès. Il faut simplement commencer tôt, mais grâce à l'effet temps, on peut obtenir en Bourse d'excellents résultats. Par ailleurs, même ceux qui ne disposent pas d'un capital peuvent commencer à investir dans l'immobilier. Il y a beaucoup de choses à faire avec l'effet de levier du crédit», conclut-il.

 *Français détenant des valeurs mobilières ou de l'assurance vie, ayant un niveau de patrimoine financier hors immobilier de plus de 30 000€ et ayant l'intention de faire un placement financier dans les 2 ans ou possédant un bien immobilier locatif.

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