Fiscalité de l'épargne et des revenus : le match Marine Le Pen - Emmanuel Macron

Le 27.04.2017 par MARIE-CHRISTINE SONKIN

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Quelles seront les conséquences de notre choix du 7 mai sur notre feuille d'impôt ? Alors que la campagne des déclarations 2017 bat son plein, à quoi pourrait ressembler celle de l'année prochaine ? Les réponses des candidats.

Quelles sont les réformes de la fiscalité et des revenus proposées par Marine Le Pen et Emmanuel Macron ? Les lignes des candidats diffèrent sensiblement sur la plupart des sujets. Revue de détail.

Prélèvement à la source

La retenue à la source doit normalement entrer en vigueur à compter du premier janvier 2018. Mais avec nos finalistes, ce projet pourrait être reporté, voire annulé. Certes, le candidat d'En Marche ! est favorable au principe : « C'est une modernisation nécessaire, qui a trop longtemps été retardée. Elle évitera que les Français dont la situation a brutalement changé continuent à payer des impôts sur un revenu qu'ils ont perdu. Bien sûr, nous nous assurerons avant de le faire que la réforme peut être mise en oeuvre dans des conditions de sécurité absolues », a-t-il répondu.

Mais vu les difficultés techniques et les mises en garde des syndicats, qui parlent de « risque industriel », l'entrée en vigueur de la réforme pourrait bien être remise à plus tard.

Quant à Marine Le Pen, elle estime qu'il s'agit « d'une usine à gaz » et veut l'annuler.

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Barème de l'impôt

Marine Le Pen estime qu'un « matraquage fiscal a surtout pesé sur la classe moyenne. C'est pour cela qu'il faut surtout baisser l'impôt sur le revenu de 10% sur les 3 premières tranches », affirme-t-elle. Si Emmanuel Macron n'envisage pas de modification, il prévoit pour les ménages la possibilité « d'opter pour l'individualisation, ce qui bénéficiera aux couples biactifs de la classe moyenne et encouragera le travail des femmes ». Il propose, en outre, d'autres mesures, comme la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des foyers, ou la diminution des cotisations sociales salariales, « pour accroître directement le pouvoir d'achat des citoyens de revenu modeste ou moyen. »

Assurance-vie

Marine Le Pen opterait pour le statu quo. Emmanuel Macron propose en revanche un prélèvement forfaitaire de 30% (c'est aujourd'hui 23%, prélèvements sociaux compris, après 8 ans de détention) pour les revenu afférents aux nouveaux versements, mais seulement sur les encours supérieurs à 150.0000 euros. Cette taxation de l'assurance-vie instituerait une neutralité par rapport aux autres formes de détention de valeurs mobilières pour lesquelles il propose une taxe sur les plus-values de l'ordre de 30%.

Plus-values

Emmanuel Macron ne prévoit pas de modifier la fiscalité des plus-values immobilières. En revanche, il propose pour les plus-values mobilières « un dispositif de prélèvement forfaitaire d'environ 30% ». Il y aura ainsi neutralité entre les différents modes de détention et de réalisation des gains, qu'ils soient ou non réalisés dans l'enveloppe fiscale de l'assurance-vie ou dans un compte-titres ordinaire.

Marine Le Pen estime qu'on « pourra envisager une réforme de ce mode de taxation », si « l'état des finances publiques le permet ». En attendant, elle propose « l'exonération totale de plus-values de cession des actions et parts sociales des PME-PMI au bout de sept ans pour fluidifier la transmission des entreprises ».

ISF

Avec Emmnuel Macron, « l 'ISF sera supprimé et remplacé par un impôt sur la fortune immobilière, qui s'appliquera dans les mêmes conditions de barème et de seuil que l'ISF actuel. Aucun contribuable ne verra donc ses prélèvements accrus. Certains sortiront de l'imposition de la fortune et, parmi ceux qui y demeurent, ceux dont le patrimoine est le plus largement investi en valeurs mobilières verront leur impôt réduit le plus fortement ».

Marine Le Pen en revanche affirme : « au vu de la situation sociale de la France, je ne pense pas que la priorité soit de supprimer l'ISF ».

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