Immobilier ancien : le moteur tourne toujours à plein régime

Le 10.10.2019 par ANNE-SOPHIE VION

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Le marché de l'immobilier ancien tricolore fait montre d'une santé de fer. Les ventes sont toujours en forte hausse, soutenues par les taux bas. Dans les grandes métropoles, les prix marquent une légère pause saisonnière en septembre.

Aux premiers frimas de l'automne, le marché immobilier tricolore maintient son tempo allegro. Les ventes comme les prix de l'ancien continuent de grimper partout en France. « Nous allons de record en record. Les volumes de transactions s'enflamment. Il n'y a pas eu de pause estivale », se réjouit le président de Laforêt, Yann Jehanno.

Dans ce réseau de 700 agences immobilières, l'activité a crû de 12 % sur les 9 premiers mois de 2019, rapportés à la même période de 2018, avec une cadence un peu plus modérée à Paris (+ 5,5 %) qu'en Ile-de-France hors la capitale (+ 10 %). La banlieue parisienne, petite comme grande couronne, sert de plus en plus de marché de report aux acheteurs à l'étroit dans les murs d'une Ville lumière en surchauffe .

Immobilier ancien : la pause après l'emballement ?

En France, la barre du million de transactions a été franchie en juillet (1.020.000 ventes), corroborent les notaires. Soit une hausse annuelle, en volume, de 7 % sur un an. Selon ces derniers, « l'activité dans les offices notariaux a été particulièrement soutenue durant l'été, période habituellement calme. Le marché tourne à plein régime et les chiffres de l'automne devraient confirmer cette tendance. »

Pause en trompe-l'oeil

Le soufflé n'est pas près de retomber, gonflé par l'effet levure du crédit bon marché. Les prêts à moins de 1 % pourraient même devenir la norme d'ici à la fin de l'année . Le marché profite aussi du dynamisme démographique, de l'embellie sur le front de l'emploi et d'un meilleur moral des ménages. En outre, peu de placements alternatifs trouvent grâce aux yeux des investisseurs. La volatilité des marchés financiers les tétanise, quand la pierre les rassure toujours.

Après un été euphorique, le site d'estimation en ligne MeilleursAgents (groupe Axel Springer) observe une petite pause du marché en septembre, notamment dans la capitale. D'après l'indice IPI MeilleursAgents-« Les Echos », les prix s'y sont stabilisés à 10.115 euros le m2, au 1er octobre (+7,4 % depuis début 2019). Paris n'est pas la seule à être concernée par ce ralentissement saisonnier.

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Alors que Nantes et Montpellier voient leur prix stagner sur un mois, Nice et Bordeaux reculent légèrement (respectivement de 0,6 % et 0,1 %). Quant à Rennes (+0,2 %) et Toulouse (+0,5 %), ils semblent également reprendre leur souffle, en moindre progression qu'en début d'année. Dans le club des métropoles stars de 2019, seule Lyon poursuit sa hausse rapide (+ 1 % en septembre) pour atteindre 4.501 euros le m² à la fin septembre. A l'échelle de l'Hexagone, le mètre carré moyen se stabilise à 2.614 euros (+1,4 % sur neuf mois).

Pénurie de biens

Mais, avertit le président de MeilleursAgents, Sébastien de Lafond, « ce petit passage à vide ne doit en aucun cas laisser croire à un éventuel retournement de marché. » Témoin de cette bonne santé, le rapport de force qui s'est établi entre acheteurs et vendeurs. « On assiste à un véritable surplus de la demande par rapport à l'offre à Paris et dans de grandes villes régionales comme Lyon, Nantes, Toulouse, Strasbourg, Lille ou encore Montpellier », atteste le site.

Le patron de l'enseigne Laforêt constate cette même vitalité avec « des intentions d'achat qui explosent dans tout notre réseau. Elles ont augmenté de 17 % par rapport à la fin septembre 2018. La hausse atteint 22 % à Paris, 18 % en Ile-de-France et 15 % en régions. »

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Dans ce marché très tonique, où la pénurie de biens se profile, il devient compliqué d'acheter. A l'image de cette jeune candidate à l'accession d'un 40 m² avec un jardin arboré à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Quoiqu'elle fût première à se positionner, avec une offre au prix, par l'intermédiaire d'un agent, ce dernier lui a préféré un autre candidat avec une offre au même prix, mais postérieure, et ce au motif que celle-ci était sans condition suspensive de financement bancaire.

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