Immobilier : est-ce encore le moment d'acheter ?

Le 12.06.2017 par HELENE DUPUY

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Des prix qui poursuivent leur lente remontée, des taux de crédit immobilier toujours très bas mais également en pente ascendante…. Est-ce encore le moment d'acquérir un bien immobilier en France à l'approche de l‘été ?

Le moral des acquéreurs montre des signes de fléchissement. Après des années d'optimisme, les Français semblent moins convaincus qu'il y a un an que c'est le bon moment d'acheter. Ainsi, s'ils restent 71% à penser que c'est le moment d'acheter, ils étaient 81% un an plus tôt selon les derniers résultats de l'Observatoire du Moral Immobilier publié par le portail d'annonces immobilières Logic-Immo.com.

Principale cause de cette baisse de régime : la menace d'un retour à une spirale haussière des prix qui plane à nouveau sur le marché immobilier, après quelques mois de légère hausse des prix. Ainsi, 49% des sondés pensent que les prix des appartements et des maisons vont augmenter dans les 6 prochains mois, contre 9% qui prévoient une baisse. Ils sont 41% à penser que les prix vont rester stables.

Vers une remontée des prix ?

On constate « un véritable changement de cap dans la psychologie des futurs acquéreurs : ils sont désormais majoritaires à prévoir une remontée des prix dans les 6 prochains mois. Une configuration qui rappelle le scénario de janvier 2011 » selon Stéphanie Pécault, Responsable des Etudes chez Logic-Immo.com.

Un sentiment d'inflation des prix constaté sur le terrain par les notaires. Le niveau des prix actuels est similaire à ceux observés fin 2010, avec une remontée encore plus marquée en Ile-de-France. Ainsi, si 51% des acheteurs en Province ont constaté cette hausse relevée par les Notaires, ils sont 70% en Ile-de-France à l'avoir ressentie, toujours selon les chiffres de l'étude.

Une surchauffe des prix, particulièrement sensible dans les grandes agglomérations. La concentration de la demande dans ces zones tendues conduit à un sentiment de pénurie de biens, qui se traduit alors par une progression du prix au m2. « À terme, le risque est d'évincer certains profils d'acquéreurs de la possibilité de devenir propriétaires » alerte Stéphanie Pécault.

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Les taux d'emprunt, principal moteur des futurs acquéreurs

Les taux d'emprunt commencent à perdre de leur attractivité aux yeux des candidats à l'accession immobilière. Si 74% des sondés de l'étude continuent à les trouver intéressants, ils étaient 10% de plus à la même période en 2016. « Pourtant, les derniers chiffres diffusés par la Banque de France font état de taux moyens à 1,53% en mars 2017, à comparer à 2,19% en mars 2016.

Ce phénomène d'écart de perception a déjà été observé précédemment: les acquéreurs immobiliers ont tendance à se fier plus à l'évolution des taux qu'à leurs niveaux réels » En effet, les taux d'emprunt ont commencé à remonter depuis quelques mois mais restent cependant plus faibles qu'il y a un an. Le niveau très bas des taux reste quand même le premier moteur des futurs acquéreurs : 43% affirment se lancer dans un projet d'acquisition pour pouvoir profiter des taux attractifs.

Quel impact des élections américaines et françaises ?

En octobre dernier, l'annonce de la victoire de Donald Trump aux élections américaines s'était traduite par un premier repli de l'optimisme des acheteurs immobiliers français. La part de ceux qui pensaient que c'était le moment d'acheter était passée ainsi de 87% à 81%. L'annonce des résultats des élections présidentielles en France a, quant à elle, peu impacté la perception des acquéreurs immobiliers. On observe juste un retrait des pessimistes, passant de 9% avant les résultats à 5% après.

Cette baisse de régime du moral des futurs acquéreurs immobiliers intervient pourtant dans un contexte d'accélération manifeste du marché de la pierre. « À l'heure actuelle la demande et l'offre de biens immobiliers sont à leurs niveaux les plus élevés observés sur ces 7 dernières années, avec respectivement, 3,5 millions d'acheteurs et 2,5 millions de vendeurs. » remarque Stéphanie Pécault. Et ces intentions d'achat et de vente se concrétisent. En effet, en mars 2017, le CGEDD (Conseil Général de l'environnement et du développement durable) a relevé 881.000 transactions rien que de l'ancien, un record depuis janvier 2010.

Quel remède à la spirale de hausse des prix ?

Comment résoudre la question de la rareté des biens dans les zones tendues ? Les pistes de la construction et de la rénovation du parc immobilier sont souvent mises en avant. Logic-immo s'est concentrée sur une autre solution éventuelle : le développement de l'attractivité de nouveaux territoires. « La concentration de la demande sur les grandes agglomérations est au cœur du problème de la surchauffe des prix immobiliers. En effet, 71% des porteurs de projets cherchent un bien immobilier dans, ou autour, d'une grande agglomération. Pour y remédier, une solution pourrait être de développer l'attractivité des territoires. Ce qui implique l'amélioration des cadres de vie, la création de bassins d'emplois, d'écoles, l'aménagement du territoire et le développement de nouvelles infrastructures » analyse Stéphanie Pécault, Responsable des Etudes chez Logic-Immo.com.
Plus de la moitié des sondés porteurs d'un projet d'achat (55%) s'estiment prêts à s'orienter vers ces nouveaux territoires. Les conditions émises pour franchir le pas sont un bon réseau de transports, un bassin d'emploi, un accès à l'éducation et la santé, la proximité des commerces et enfin et bien sûr, des prix immobiliers attractifs.
À noter que ces nouveaux territoires attirent tout particulièrement les acquéreurs les plus vulnérables. Près de la moitié est âgée de moins de 35 ans (45% versus 36% de ceux non intéressés par ces territoires). 35% sont CSP- (vs 27%), vivent en Province (83%) et ont majoritairement (77%) un budget inférieur à 300 000 euros (versus 60% de ceux qui ne sont pas intéressés).

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