La nouvelle base de calcul des APL entrera en vigueur en 2019

Le 19.09.2017

logo les échos

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn

A partir de cette date, les aides personnelles pour le logement seront calculées sur les revenus en cours des bénéficiaires, et non plus sur ceux d'il y a deux ans.

Annoncée par le gouvernement au mois de juillet, la réforme des aides personnelles au logement (APL) se précise. Le secrétaire d'État à la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, a annoncé dimanche dans le « JDD » que la mesure entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2019.

Versées à 6,5 millions de ménages en France, les APL seront à partir de cette date calculées sur la base du revenu en cours des bénéficiaires, et non plus sur le revenu d'il y a deux ans. Une mesure qui « permettra d'économiser plus d'un milliard d'euros », a précisé le secrétaire d'Etat, en charge du dossier, promettant que « le prix des loyers diminuera en même temps que le montant des APL ».

Rassurer l'opinion

« Le montant des APL que vous percevez prend pour référence votre revenu d'il y a deux ans. Donc si je travaille, alors que j'étais au chômage il y a deux ans, je touche un montant d'APL qui n'est pas en relation avec ce dont j'ai besoin aujourd'hui », a encore indiqué le secrétaire d'Etat. 

Lire aussi :

>HLM : la baisse des loyers compensera celle des APL, promet le gouvernement
>APL : un dispositif peu efficace mais difficile à réformer

Des informations de presse ont récemment fait état d'une baisse des APL dont bénéficient les locataires du parc HLM, d'un montant allant jusqu'à 60 euros mensuels, en contraignant les bailleurs sociaux à réduire d'autant leurs loyers.

Le gouvernement a déjà annoncé début juillet la baisse de cinq euros par mois du montant des APL. Une mesure décriée par l'opposition qui avait provoqué un tollé dans l'opinion. « Notre engagement est très clair : aucun allocataire ne perdra un euro », tente de rassurer Julien Denormandie dans les colonnes du « JDD ».

Objectif : faire baisser les loyers

Il a souligné que la baisse de cinq euros par mois du montant des APL, annoncée début juillet, « s'expliquait par le fait que le budget pour 2017, qui prévoyait cette mesure et dont nous avons hérité, n'était pas bouclé ».

« Mais depuis le premier jour, nous expliquons que nous allons faire une réforme de fond des APL pour traiter le problème à la racine. Or le problème, ce n'est pas les APL, ce sont les loyers trop élevés, qui n'ont cessé de progresser depuis quarante ans », a détaillé le secrétaire d'Etat. Une question des loyers qui sera scrutée mercredi, quand le gouvernement précisera sa stratégie pour le logement.

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn

Découvrez les articles sur le même sujet

Le 14.09.2017 par logo les échos

Le gouvernement veut revoir la politique d'aide au logement privé

Le prêt à taux zéro et le dispositif de défiscalisation Pinel sont dans le viseur. Ils devraient subir un toilettage afin d'être mieux ciblés, et donc moins coûteux pour les finances...

Le 12.10.2017 par logo les échos

Les Français, pas tous logés à la même enseigne

Les Français semblent être plutôt satisfaits de leur logement. Mais des disparités existent selon le lieu d'habitation et l'ancienneté du bien.

Le 10.10.2017 par logo les échos

Crédit immobilier : les trois points-clés à négocier

Comment profiter au mieux des conditions de marché qui ont rarement été aussi favorables ? Trois points-clés méritent d'être pris en compte.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour une navigation optimale et bénéficier de contenus et services adaptés.

×