Les grandes métropoles tirent les prix de l'immobilier à la hausse

Le 06.03.2019 par MARIE-CHRISTINE SONKIN

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L'indice global des prix de l'immobilier ancien stagne mais le mètre carré est de plus en plus cher à Lyon, Nantes ou Rennes qui sont portés par la dynamique de l'emploi.

Le danger n'est jamais là où on l'attend. Le gros risque identifié par les spécialistes de l'immobilier pour 2019 était la hausse des taux d'intérêt. Mais la conjoncture molle en Europe a rebattu les cartes.

La hausse des taux semble repoussée à un avenir plus ou moins lointain et le rendement de l'OAT 10 ans (0,51 % le 27 février) a de quoi rassurer les emprunteurs potentiels.

Ce qui fait le marché aujourd'hui ce sont les chiffres de l'emploi. Là où l'activité se développe, les prix de l'immobilier grimpent. Et inversement, les territoires délaissés voient leurs prix stagner ou baisser.

Les prix ont encore augmenté en février de + 0,2 % à Paris à 9.463 euros le mètre carré. Et surtout, ils ont progressé de + 0,3 % dans les principales métropoles régionales. Hausses compensées au plan national par la baisse de - 0,2 % dans les zones rurales.

Immobilier : quelle tendance pour les prix en 2019

Résultat de cette équation, l'indice des prix immobiliers (IPI) MeilleursAgents - « Les Echos » reste stable sur un mois alors que le dynamisme de certaines métropoles régionales crée des zones de tension.

Lyon occupe la tête du palmarès des hausses de février (+ 1 % à 4.216 euros le mètre carré). Il est suivi de Nantes (+ 0,8 % à 3.093 euros le mètre carré) et Rennes (+ 0,5 % à 2.827 euros le mètre carré).

Les mouvements du mois confirment les tendances observées sur le plus long terme.

« Alors que le taux de chômage est descendu à 8,4 % au dernier trimestre 2018 au plan national, des villes comme Rennes (où le taux de chômage est à 6,9 % au troisième trimestre 2018), Nantes (8,2 %), voient leurs prix moyens augmenter sensiblement depuis trois ans : + 21 % à Nantes, + 13 % à Rennes », explique Thomas Lefebvre, directeur scientifique de MeilleursAgents.

Inversement, Montpellier, avec un taux de chômage à 12,1 %, voit ses prix augmenter de seulement 2 % sur les trois dernières années.

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Une offre moins abondante

Dans ces villes, la dynamique de la demande se traduit par une baisse des délais de commercialisation qui descendent à seulement 42 jours à Paris et Lyon. Et les professionnels peinent à satisfaire la demande.

51,7 % des agents interrogés sur les quelque 11.000 agences immobilières partenaires de MeilleursAgents estiment que leur stock de mandats a baissé au cours des trois derniers mois.

Un frein qui devrait maintenir l'activité de 2019 légèrement en deçà de celle de 2018. Le spécialiste de l'évaluation immobilière pense que les volumes de transactions devraient légèrement se tasser pour atterrir entre 850.000 et 900.000 transactions dans l'ancien.

Parallèlement, les prix en France devraient augmenter de 1 %, tirés par les hausses dans les 10 plus grandes villes qui devraient se situer entre +2 et +4 %.

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