Les prix de l'immobilier se sont stabilisés en septembre

Le 01.10.2018 par MARIE-CHRISTINE SONKIN

logo les échos

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn

La fièvre immobilière semble retomber en cette rentrée. Il faudra attendre la fin de l'année pour déterminer s'il y a une réelle inversion de tendances.

Plus le marché monte, plus on s'approche du moment où les prix vont se retourner . On n'en est pas encore là, mais selon les indices des prix immobiliers (IPI) MeilleursAgents-« Les Echos », l'immobilier a fait une pause en septembre. L'indice France entière s'affiche très légèrement dans le rouge, à -0,2 %. C'est la première fois, depuis avril 2018, début de sa publication par « Les Echos », qu'il s'inscrit en négatif.

Pas de conclusions hâtives à tirer cependant d'un seul mois d'observation, d'autant plus qu'un phénomène comparable avait été identifié en septembre 2017. « Les facteurs macroéconomiques restent stables (taux d'intérêt, conditions d'emprunt, dynamique d'évolution du chômage et de la croissance économique) et ne modifient donc pas la dynamique du marché, analyse Sébastien de Lafond, président de MeilleursAgents.com. Seuls les chiffres d'octobre et novembre permettront une analyse plus fine : pause limitée ou remise en cause plus profonde. »

En outre, selon MeilleursAgents, dans les grandes villes, à l'exception notable de Nice, le marché reste assez fluide avec des délais moyens de vente (calculés sur les trois derniers mois) inférieurs à 90 jours. La hiérarchie et les dynamiques des 10 plus grandes villes de France restent inchangées avec des hausses limitées de +0,1 à +0,6 % à Lyon (+0,2 % à 4.021 euros le mètre carré), Toulouse (+0,4 % à 2.818 euros), Nice (+0,2 % à 4.142 euros) et Lille (+0,1 % à 2.558 euros).

Nantes se détache du lot, avec une hausse des prix de +0,6 % en septembre, à 2.954 euros, soit une progression de 4,9 % depuis le 1er janvier. La sixième ville de France prend ainsi la première place devant Lyon (+4,4 % depuis le début de l'année). Illustration d'un marché tendu, le délai de vente y est, en outre, en baisse significative, passé de 62 jours en juin à 56 jours.

Strasbourg reste stable

Parmi les autres grandes villes, hormis Strasbourg restée stable à 2.787 euros le mètre carré, Montpellier (-0,1 %, à 2.738 euros), Bordeaux (-0,2 %, à 4.273 euros) et Marseille (-0,5 %, à 2.592 euros) ont vu leurs prix moyens baisser. L'IPI des 50 plus grandes villes s'inscrit donc logiquement en baisse. Une tendance que l'on retrouve dans les zones rurales.

« En 2019, si les taux d'intérêt repartent sur un cycle haussier, la hausse des prix pourrait s'enrayer, estime Yann Jéhanno, président du réseau d'agences immobilières Laforêt. Mais, dans tous les cas, celle-ci devrait rester contenue. Reste une interrogation sur le prélèvement à la source et la manière dont cela impactera la façon d'emprunter des Français. »

 

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn

La communauté MACSF

Un forum avec plus de 500 000 professionnels de santé prêts à échanger sur vos pratiques professionnelles, votre mode d’exercice ou votre matériel…

Solliciter la communauté

L'application MACSF

Accédez à votre espace personnel et toutes ses fonctionnalités sur votre mobile !

Les newsletters

Recevez toute l’actualité sur votre profession/spécialité ainsi que nos offres dédiées.

S'abonner

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour une navigation optimale et bénéficier de contenus et services adaptés.

×