Taux des crédits immobiliers : une hausse limitée en 2017

Le 10.01.2017 par Sarah Asali

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Le bilan de l'année 2016 est positif pour les taux de crédit immobilier, avec une baisse d'un point des taux de crédit sur 20 ans entre 2015 et 2016. Malgré une légère progression observée dès les premiers jours du mois de janvier, la hausse des taux devrait être limitée en 2017.

Les taux de crédit immobilier ont connu une « baisse record » sur un an, selon le réseau de courtiers en crédits immobiliers Vousfinancer, puisque les taux de crédit sur 20 ans ont terminé l’année 2016 au plancher à 1,50% alors qu’ils s’établissaient à 2,50 % en janvier (-1 point). Toutefois, le mois de décembre est venu briser cette dynamique. Les banques ont revu leurs taux légèrement à la hausse sur la période, de 0,10 % à 0,40 %, en raison notamment de l’augmentation des taux d’emprunt d’Etat (OAT 10 ans) de 0,10 % à 0,80 %.

Des conditions favorables pour l’emprunt

Cette baisse des taux a permis aux courtiers de Vousfinancer de constater une progression des montants empruntés en 2016 – 11.000 euros de plus en moyenne – pour un même niveau de revenus et un même apport moyen, sur des durées équivalentes. De même, les demandes de financement ont augmenté de 10 % en 2016, selon les observations d’un autre courtier, Empruntis.

En janvier, la remontée des taux s’est poursuivie. « Une dizaine de banques ont d’ores et déjà à nouveau augmenté leurs taux de crédit, de 0,05 % à 0,3 %, avec des différences selon les durées et les profils d’emprunteurs, avec l’objectif de rester compétitives sur leurs cibles de clientèle », informe Vousfinancer.Cette évolution pourrait se poursuivre « dans les prochaines semaines », toujours en lien avec la remontée du taux de l’OAT 10 ans et les perspectives de hausses de l’inflation en 2017.

Une moindre hausse pour 2017

L’année 2017 ne devrait pas être celle d’une envolée des taux. « Même si les taux ont amorcé une remontée en début d’année, la hausse sera progressive et limitée, analyse Cécile Roquelaure, directrice de la communication et des études d’Empruntis. Si les prix ne s’enflamment pas, nous tablons cette année sur un volume de nouveaux crédits équivalent ou en légère baisse par rapport à 2016 en raison de la baisse du volume de renégociation. » Les banques, toujours incitées à prêter tant que la Banque centrale européenne ne relève ni ses taux de refinancement, ni ses taux de dépôt, « pourraient même peut-être faire le choix de baisser [leurs taux de crédit] à nouveau au printemps, période clé pour l’immobilier », estime Jérôme Robin, président de Vousfinancer.

Autre explication : « Les mois qui précèdent les grosses échéances électorales sont souvent des périodes très attentistes de la part des acheteurs et si cela devait se conjuguer avec des taux en hausse, la bonne dynamique du marché de l’immobilier pourrait en pâtir, analyse Maël Bernier, directrice de la communication du courtier en ligne Meilleurtaux.com. En d’autres termes, les banques n’ont d’autres choix que de maintenir des taux très bas sous peine de voir ralentir fortement la demande. »

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