Taux faibles : comment les banques se sont adaptées pour résister

Le 12.12.2017 par EDOUARD LEDERER

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Les modèles économiques des banques évoluent. Mais la part des commissions fait mieux que se maintenir dans les revenus des champions français.

Mais que mettent-elles dans leur moteur ? Malgré l'environnement de taux bas, les six principales banques françaises ont vu leur produit net bancaire - l'équivalent de leur chiffre d'affaires - passer de 133 milliards d'euros en 2009 à près de 147 milliards d'euros en 2016 , l'une des meilleures performances du secteur sur la période, selon des données compilées par le cabinet Sia Partners. Dans l'ensemble, la période est de fait marquée par un tassement relatif des revenus nets d'intérêts, alors que les autres types de revenus (commissions, plusvalues financières…) tendent à progresser. Mais, dans le détail, l'autopsie de ces résultats montre de fortes différences entre les modèles de développement, et dans leur évolution.

Les intérêts font de la résistance...

A regarder les données compilées, une évidence : le Crédit Agricole reste encore fortement positionné sur les revenus d'intérêts : la marge nette d'intérêt du groupe a tourné entre 19 et 22 milliards d'euros, selon les années, entre 2009 et 2016. Surtout, cette dernière a représenté systématiquement plus de 60 % des revenus de la banque, plus que tout autre établissement français et même jusqu'à près de 75 % en 2012. Explication : la banque verte reste avec son modèle de proximité plus présente que ses concurrentes sur les métiers du crédit. En montant, seule BNP Paribas fait jeu égal (entre 19 et 24 milliards d'euros par an de marge nette d'intérêt entre 2009 et 2016), une part stabilisée autour de 52 % des revenus depuis trois ans.

… Mais la part des commissions progresse

Les banques françaises cherchent à développer les revenus tirés des frais et commissions afin de moins dépendre de l'environnement de taux. Selon Sia Partners, BPCE a bien progressé en la matière , la part des commissions nettes dans le PNB total ayant régulièrement progressé de 32 % en 2009-2010, pour se situer désormais dans une fourchette allant de 36 à 38 %. Autre champion de cette catégorie, La Banque Postale, pour qui les commissions nettes ont grimpé jusqu'à 42,6 % des revenus en 2016. Cette part reste plutôt stable dans les autres établissements, un peu en retrait chez BNP Paribas (entre 17 et 20 % selon les années) et entre 23 et 29 % pour le Crédit Mutuel, le Crédit Agricole et la Société Générale. Au total, le poids des commissions dans le PNB présente une « bonne résistance malgré le plafonnement des commissions d'intervention bancaire », souligne Sia Partners.

ET Les opérations financières font office de bonus

 « De 8,23 % en 2009 à 15,54 % en 2016, après avoir chuté à 4,5 % en 2011, les revenus sur les opérations financières (ROF) représentent une source de revenus net cycliques conditionnés par la santé des marchés », indique l'étude. Il s'agit des résultats d'opérations de marché et d'investissement produisant des plus ou moins-values, des marges de négociation… Avec 28 % du PNB issu des ROF en 2016 , la Société Générale est l'établissement dont les revenus nets dépendent le plus de ces activités de marché.

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