Zone euro : la Commission européenne relève sa prévision de croissance 2017 à 1,7%

Le 16.05.2017 par LES ECHOS

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Bruxelles relève légèrement ses anticipations de croissance pour cette année, mais n'envisage pas de franche accélération pour 2018. Et ne met pas la pression sur Emmanuel Macron en matière de déficit budgétaire.

Demi-bonne nouvelle pour l'économie de la zone euro : la Commission européenne a, dans ses traditionnelles « Prévisions de printemps », légèrement relevé sa prévision de croissance pour la zone euro en 2017 à 1,7% contre +1,6% auparavant, mais elle ne voit toujours pas de franche accélération en 2018 - avec une prévision inchangée à +1,8% -, alors que la reprise de l'économie européenne est entrée dans sa cinquième année successive . Les risques entourant ce scénario sont toutefois « plus équilibrés qu'au début de l'hiver », se réjouit Bruxelles.

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Si l'exécutif européen signale par ailleurs que la croissance touche désormais « tous les Etats membres de l'Union » et qu'elle devrait conserver un « rythme relativement régulier au cours de cette année et de l'année suivante », le commissaire aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, a également appelé que « la reprise économique de la zone euro et sa traduction en termes d'emplois et d'investissements restent inégales » et que « le principal défi des mois et années à venir sera de remédier aux causes de ces divergences. »

Bonnes performances de l'Allemagne et de l'Espagne

La Commission est ainsi un peu plus optimiste pour l'Allemagne en 2018, avec une croissance qui devrait accélérer à 1,9% après 1,6% (prévision inchangée) en 2017, mais elle ne change rien à ses anticipations pour la France (1,4% en 2017 puis 1,7% en 2018), dont l'économie continuerait d'évoluer à un rythme légèrement inférieur à celui de la zone euro. L'Italie resterait plus nettement à la traîne (prévisions inchangées à +0,9% en 2017 puis 1,1% en 2018).

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 Bon point en revanche pour l'Espagne , pour laquelle la Commission table désormais sur 2,8% de croissance cette année, puis 2,4% l'an prochain, soit respectivement 0,5 et 0,3 point de plus qu'auparavant. La Commission revoit par ailleurs une nouvelle fois en hausse ses anticipations de croissance de l'économie britannique à 1,8% cette année (+0,3 point) et 1,3% (+0,1 point) en 2018, mais largement à la baisse celles pour la Grèce en 2017 et 2018, en raison de sa « faible performance économique » fin 2016 et de l'incertitude qui entoure le plan européen d'aide à Athènes : la croissance grecque devrait ainsi atteindre 2,1% en 2017, et 2,5% l'année prochaine.

Déficits : pas de pression sur Emmanuel Macron

Pour les finances publiques, à propos desquelles ses projections sont attendues et craintes, la Commission européenne n'a modifié qu'à la marge ses prévisions, tablant sur un déficit global de la zone euro à 1,4% (inchangé) du PIB cette année puis 1,3% (-0,1 point) l'an prochain, soit 0,1 point de moins dans les deux cas.

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A noter qu'alors que la situation politique en France est sensible du fait de la transition présidentielle, Bruxelles relève ses attentes pour la France à 3,0% en 2017 puis 3,2% en 2018, et ce à politique inchangée, pour tenir compte du résultat un peu plus élevé que prévu (3,4% au lieu de 3,3%) enregistré en 2016. Pierre Moscovici avait de ce point de vue estimé que sortir de la procédure européenne de déficit excessif, avec un déficit ramené comme promis cette année à moins de 3% du PIB, était à portée de main pour la France et ne nécessiterait pas un effort massif. « Mon message n'est pas un message de pression, en aucun cas un message de sanction, c'est un message de confiance et de bienvenue », a précisé le commissaire français, estimant qu'Emmanuel Macron « connaissait bien les règles européennes ».

Inflation prévue à 1,6% cette année

En matière d'inflation, les économistes de la Commission ont aussi revu en baisse (-0,1 point) leur anticipation d'inflation dans la zone euro par rapport à celles de février, à 1,6% cette année, pour revenir à 1,3% l'an prochain « à mesure que l'effet de la hausse des prix du pétrole » s'estompe. La hausse des prix dans la zone euro resterait ainsi nettement en-deçà de l'objectif d'un taux « inférieur à, mais proche de 2% » sur le moyen terme de la Banque centrale européenne.

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