Impôts, retraites, immobilier : ce qui change en 2019

Le 28.02.2019 par Sarah Asali

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Prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, gel des tarifs bancaires, annulation de la hausse de la CSG pour certains retraités… voilà les grandes nouveautés à attendre en 2019.

Avec l’actualité chargée de ces derniers mois, il est bon de faire un récapitulatif des mesures à venir en 2019. La plupart d’entre elles sont entrées en vigueur dès le 1er janvier.

Le prélèvement à la source fait ses premiers pas

Si ce nouveau mode de paiement de l’impôt sur le revenu a été mis en œuvre dès le 1er janvier 2019, il s'est concrétisé en fait à la toute fin du mois de janvier, sur votre bulletin de salaire.

Les indemnités de chômage, de maladie et de maternité ainsi que les pensions de retraite sont également concernées par le prélèvement à la source.
Pour les personnes employées par des particuliers (employés à domicile, assistants maternels…), le prélèvement à la source sera appliqué à partir du 1er janvier 2020.

Hausse du pouvoir d’achat pour les actifs

Comme chaque année, le Smic a été revalorisé au 1er janvier, cette fois de 1,5%. Le Smic horaire brut passe donc de 9,88 euros à 10,03 euros, soit 1.521,22 euros par mois.

De plus, 5 millions de foyers touchant un salaire proche du Smic profitent d’un bonus de 90 euros sur leur prime d’activité, concrétisé le 5 février 2019, date du versement calculé sur les revenus de janvier.

Avec la revalorisation de 1,5%, les particuliers gagnant le Smic voient donc leurs revenus augmenter de 100 euros par mois.

Enfin, les heures supplémentaires sont exonérées de toutes cotisations sociales et d’impôt sur le revenu, dès janvier 2019.

Retraités et CSG

La hausse de la CSG de 1,7 point est annulée pour tous les retraités dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 22.580 euros (soit moins de 2.000 euros par mois).

Pour ces personnes, le taux de CSG applicable aux pensions de retraite repasse ainsi à 6,6%, contre 8,3% prévu initialement. Mais, dans un premier temps, les retraités concernés devront tout de même payer cette hausse de la CSG.

Elle leur sera ensuite remboursée, au début de l’été.

Des pensions de retraite revalorisées de 0,3% seulement

Depuis 1993, la revalorisation des pensions de retraite se faisait en fonction de l’inflation. En 2019, elle aurait donc dû être de 1,7% (selon les estimations de la Banque de France). Mais le gouvernement a décidé de désindexer les pensions de retraite de la hausse des prix. L’année prochaine, leur revalorisation sera limitée à 0,3%.

Gel des tarifs bancaires

Les banques françaises se sont engagées auprès du président de la République, Emmanuel Macron, à ne pratiquer aucune hausse de leurs tarifs pour les particuliers en 2019. Par ailleurs, elles vont plafonner les frais d’incidents bancaires pour les consommateurs en situation plus difficile. Dans un communiqué, l’Elysée parlait d’un plafond de 25 euros par mois. En réalité, sa fixation dépendra du choix de chaque banque.

Un nouveau dispositif de défiscalisation immobilière

Depuis le 1er janvier 2019, les particuliers qui font l’acquisition d’un logement ancien, qui le rénovent (le coût des travaux doit représenter au moins 25% du prix d’achat) et qui le proposent à la location, peuvent bénéficier d’une réduction fiscale de 12% (pour une location pendant six ans), de 18% (neuf ans) ou de 21% (pendant douze ans) du prix du bien, dans la limite de 63.000 euros de réduction au total.

Ce nouveau dispositif a été baptisé le « Denormandie », du nom de son créateur, le ministre délégué à la Ville et au Logement. Pour y être éligible, le bien ancien doit être situé dans une des 222 villes du plan Action cœur de ville, où certains quartiers du centre sont dégradés.

Quelques nouveautés du côté du CITE

Si la prolongation du crédit d’impôt transition énergétique (CITE) jusqu’au 31 décembre 2019 n’est pas une surprise, la réapparition des fenêtres double vitrage dans le champ d’application du CITE, elle, en est une.
Par ailleurs, pour l’enlèvement des cuves à fioul, le CITE passe de 30% à 50% à compter du 1er janvier 2019. Pour en profiter, il faut toutefois respecter un plafond de revenus.

Du bon et du moins bon pour l’assurance emprunteur

Depuis janvier 2018, les particuliers peuvent renégocier leur assurance emprunteur à chaque date anniversaire de leur contrat. De quoi leur permettre de réaliser, dans certains cas, des économies importantes.

Seul problème : la notion de date anniversaire était encore floue jusque récemment.

Mais le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) a tranché : la date de référence pour la résiliation de son contrat sera celle de la signature de l’offre de prêt.

Elle entrera en vigueur au plus tard au second semestre 2019. Cette date unique permettra donc de limiter les refus abusifs de la part des établissements bancaires.

Toutefois, il faut croire qu’une bonne nouvelle devait forcément en amener une mauvaise, le gouvernement a décidé d’alourdir la fiscalité de l’assurance emprunteur dès 2019 pour les nouveaux contrats.

L’ensemble des garanties (incapacité/invalidité et décès) seront soumises à la taxe spéciale sur les conventions d’assurances (TSCA) de 9%. Cette TSCA doit être payée par les sociétés d’assurances. Mais certaines d’entre elles risquent de répercuter cette hausse sur leurs tarifs proposés aux particuliers.

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