La météo des UC : avril 2018

Le 18.04.2018
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Performances et perspectives des supports en unités de compte MACSF au 29 mars 2018.

Performance des profils et des unités de compte*

Données au 29/03/2018

 

Détail des supports financiers    Détail des performances des profils

Légende météo des UC

Tout investissement/désinvestissement sur un support en unités de compte expose à un risque de perte en capital. Au titre de garanties exprimées en unités de compte, les montants investis sur ces supports ne sont pas garantis mais sont sujets à des fluctuations à la hausse ou à la baisse dépendant en particulier de l’évolution des marchés financiers. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ces données ne sauraient constituer un acte de conseil et ne revêtent qu’un caractère informatif. Elles ne sauraient engager la responsabilité du groupe MACSF.

(1) Performance annuelle nette de frais de gestion et de frais de garantie plancher et brute de prélèvements sociaux, calculée sur la base d’une prime nette directement investie sur le profil au 1er janvier avec une hypothèse de rémunération de 2% nette sur le fonds en euros. Il convient de rester prudent sur cette hypothèse de rémunération de 2% sur le fonds en euros, qui sera susceptible d’être revue en cours d’année.
(2) Pour les UC : performance annuelle depuis le 29/12/2017, brute de frais de gestion, de frais de garantie plancher et de prélèvements sociaux.

Un premier trimestre orageux !

 
Le premier trimestre 2018 a été marqué par un fort regain de volatilité. Après un mois de janvier positif, en continuité avec la tendance haussière débutée en novembre 2016 avec l’élection de Donald Trump, les marchés financiers sont entrés assez rapidement dans une phase de consolidation. D’abord en février, suite au « flash krach » lié à une rapide remontée des taux ; puis en mars avec des phases de consolidation puis de repli sur la fin du mois. La baisse des indices actions sur le mois de mars est assez uniforme géographiquement, ce qui rend compte d’un réel retour de l’aversion au risque : les marchés européens, américains et émergents perdent respectivement -3,7%, -3,4% et -2,8% (en €). 

Cette phase de repli s’explique principalement par une actualité géopolitique et économique assez riche en ce début d’année, source de volatilité et de crainte pour les investisseurs à court terme. Le risque d’une guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis apparait, à ce stade, plutôt comme une prise de posture qu’une réelle démarche protectionniste assumée : le programme de taxation sur les importations chinoises est encore imprécis. Il faut également noter la correction des valeurs technologiques, notamment Facebook (-10,39% en €, en mars), plombé par l’affaire Cambridge Analytica et Amazon (-4,95% en €, en mars), embarqué par un tweet ravageur de Donald Trump. Enfin, l’économie mondiale entre dans un nouveau cycle monétaire actant la fin des politiques monétaires ultra accommodantes. La Réserve Fédérale continue sa phase de remontée des taux directeurs, au regard de son économie. Du côté de la BCE, la politique monétaire n’évoluera pas avant 2019, mais le sujet du remplacement de Mario Draghi (fin de mandat en novembre 2019) interviendra probablement en fin d’année.
 
Ces craintes de court terme plus préoccupantes font cependant face à un contexte macroéconomique qui apparait toujours positif avec une activité économique mondiale satisfaisante. Les perspectives de croissance mondiale ont été revues à la hausse en début d’année par le FMI puis l’OCDE, à 3,9% pour 2018 et 2019. La consommation et les perspectives d’investissement des entreprises restent bien orientées. La croissance américaine devrait s’établir à 2,7% ; la zone euro à 2,5%, en ligne avec les attentes ; et la Chine affiche un taux de croissance à plus de 6,5% conforme avec les objectifs du gouvernement.

 
 

Nos recommandations :

La phase de consolidation actuelle pourrait se poursuivre lors des prochaines semaines, les sujets de stress ne manquant pas, apportant un regain certain de volatilité sur les marchés.

  • Nous maintenons ainsi notre préférence pour les actions européennes (Medi Actions) plus attractives, en termes de valorisations, que les actions américaines (JPMorgan Highbridge US STEEP); bien que la valorisation de ces dernières ait baissée récemment (les attentes sur les bénéfices ont été ajustées à la hausse).
     
  • Nous continuons de recommander Pictet Global Megatrend Selection grâce à ses thématiques d’investissement qui bénéficient de l’environnement économique positif. La thématique plus défensive de DWS Top Dividende, qui a été délaissée par les investisseurs, devrait désormais être plus favorable (par rapport aux valeurs cycliques et technologiques). Le côté défensif de ses titres devrait être plus attractif pour les investisseurs dans un marché devenu plus difficile.
     
  • Parmi les supports patrimoniaux, nous maintenons notre préférence pour DNCA Eurose, investi sur des valeurs européennes ; et Carmignac Patrimoine qui a bénéficié sur ce premier trimestre de ses couvertures contre les hausses de taux, et la baisse du dollar.
     
  • Enfin, nous sommes prêts à saisir des opportunités sur les marchés émergents (Medi Emergents) dans un contexte actuel de marché plus chahuté.

 

Détail des performances par support au 29/03/2018 :

  

La performance de Carmignac Patrimoine a bien résisté ce trimestre grâce à la mise en œuvre de stratégies de couverture tactiques : sur les actions (32% d’exposition fin mars), sur les taux d’intérêt souverains allemand et américain en début d’année, et sur les devises, notamment le dollar. Le fonds conserve au sein de son portefeuille d’actions, un biais thématique favorable aux valeurs technologiques qui a contribué positivement en début d’année mais a souffert au mois de mars.
 

L’exposition aux actions européennes, restée proche de 35%, le maximum autorisé, explique l’essentiel de la performance d’Eurose. La poche obligataire, dont la sensibilité aux taux d’intérêt a été maintenue très faible (inférieure à 2), n’a contribué que marginalement à la performance. 
 

JPM Global Income, fonds flexible systématiquement investi dans des actifs internationaux de rendement a souffert de la baisse conjuguée des obligations à haut rendement (25% d’exposition à fin mars) et des actions internationales (45% d’exposition à fin mars). La couverture systématique du risque de change a protégé la performance de la baisse du dollar (près de 3% contre l’euro à fin mars). 
 

Médi Convertibles, fonds d’obligations convertibles européennes a essentiellement été pénalisé par la baisse des valorisations des actions sous-jacentes.
 

Médi Actions, fonds d’actions européennes, a surperformé son indice de référence de 1,48% au premier trimestre, dans un contexte marqué par un regain de volatilité sur les marchés d’actions. Le positionnement du fonds favorable aux financières et aux valeurs cycliques a contribué à cette bonne performance relative.
 

DWS Top Dividende, fonds d’actions internationales distribuant des dividendes élevés et en croissance, a été impacté négativement par la correction des marchés mondiaux et la baisse du dollar par rapport à l’euro. Comme en 2017, sa performance relative, en retrait par rapport à celle des grands indices d’actions internationales, a été pénalisée par le biais sectoriel défensif (forte sous-pondération des valeurs technologiques et des valeurs cycliques et surpondération des secteurs télécommunication et consommation de base).
 

Pictet Global Megatrend Selection enregistre une performance significativement supérieure (+1.86%) à celle de son indice de référence. Les plupart des thématiques sous-jacentes (Energies propres, Communications numériques, Nutrition, Marques de prestige, Robotique, Sécurité, Bois et Eau) expliquent cette bonne performance relative.
 

La dépréciation du dollar de près de 3% contre l’euro au premier trimestre a accentué la légère baisse enregistrée par les actions américaines (-0.8% en dollar à fin mars). La sous-exposition structurelle aux « méga capitalisations » technologiques (Alphabet, Amazon, Facebook…) et des investissements dans le secteur de la santé contribuent également à la sous-performance du fonds par rapport à son indice de référence, le S&P 500.
 

Médi Emergents, enregistre une performance légèrement supérieure à celle de son indice de référence. Les actions et les devises émergentes ont évolué en ordre dispersé au premier trimestre (Brésil +8.75%, Inde -9%, Chine -2%). Sur le premier trimestre, les marchés émergents ont relativement bien résisté, étant de moins en moins dépendant au commerce international, tout en se recentrant sur leur demande nationale.
 

Les valeurs cotées des sociétés foncières et immobilières ont souffert en début d’année de l’environnement haussier sur les taux d’intérêt.

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