Chirurgie générale, viscérale et digestive

Le 01.10.2019
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80 déclarations ont été enregistrées pour cette spécialité en 2018 dont 11 sans suite, contre 122 en 2017 : 2 plaintes pénales, 16 procédures civiles, 1 plainte ordinale, 26 réclamations amiables et 35 saisines d'une CCI.

Vigilance, réactivité, protocolisation de la prise en charge, sont essentielles en chirurgie générale et viscérale afin d'améliorer le pronostic des complications.
Explications du Docteur Jean-Edouard Clotteau, chirurgien viscéral conseil.

Prise en charge

  • Abcès de la marge anale opéré comme fistule se compliquant d'une cellulite. Mise à plat par deux incisions sous anesthésie locale. Récidive infectieuse traitée en plusieurs temps jusqu'à ce que le diagnostic exact soit établi.
  • Réclamation concernant les conditions de prise en charge d'une occlusion intestinale traitée de façon médicale initialement puis conduisant à une intervention.

Chirurgie gastrique et bariatrique

  • Gastrectomie totale par laparotomie pour cancer gastrique. Reflux biliaire lié à anse trop courte qui sera allongée en cœlioscopie. Suites simples mais découverte concomitante d'une tumeur rénale gauche.
  • By-pass en omega pour obésité morbide. Fistule précoce et transfert pour prise en charge dans un autre établissement.
  • Sleeve gastrectomy pour obésité morbide. Dégradation du résultat au fil du temps avec reprise pondérale.
  • Volumineux cancer gastrique sténosant et métastatique, traité par chimiothérapie de première intention puis gastrectomie totale avec curage et jéjunostomie d'alimentation. Ecoulement lymphatique persistant retardant une chimioradiothérapie secondaire. Récidive ganglionnaire motivant une exérèse complémentaire mais sténose anastomotique tardive traitée par endoprothèse.
  • Hernie hiatale par roulement 16 ans après une cure de hernie hiatale par Nissen efficace, opérée en cœlioscopie. Dysphagie post-opératoire ne cédant pas aux dilatations, nécessité d’une reprise sous cœlioscopie par un autre opérateur.
  • By-pass en omega pour obésité morbide. Efficacité rapide mais carence vitaminique, conseils diététiques non suivis. Un an après, coma brutal d'allure métabolique et décès malgré réanimation.
  • By-pass sous cœlioscopie, sans difficulté, pour obésité morbide. Suites marquées par un choc hémodynamique conduisant au décès.
  • Sleeve gastrectomy pour obésité morbide compliquée :
  1. Une plaie de la rate motivant une splénectomie par laparotomie le lendemain. Eventration résiduelle
  2. Une fistule de la ligne d‘agrafage (2 cas).
  3. Un abcès de révélation tardive lié à un paquet d'agrafes, retiré en cœlioscopie avec cholécystectomie pour lithiase.
  4. Une péritonite par lâchage partiel anastomotique au 7ème jour, choc septique. Multiples interventions chirurgicales ou endoscopiques. Evolution favorable.
  5. Un arrêt cardiaque le lendemain, récupéré puis hémopéritoine lié à rupture de rate. Splénectomie et décès.
  6. Une sténose gastrique, nombreuses interventions et complications conduisant à une gastrectomie totale et jéjunostomie d'alimentation temporaire.
  • By-pass pour obésité morbide, converti en sleeve gastrectomy en raison d'adhérences. Suites marquées par une fistule de l’anastomose nécessitant de nombreux soins.
  • Réclamation concernant l'oubli d'une aiguille chirurgicale lors d'une intervention pour RGO. Aiguille retirée 7 ans plus tard après multiples tentatives.
  • By-pass pour obésité compliquée d’une fistule traitée en endoscopie, mais arrêt cardiaque récupéré lors d'un contrôle endoscopique. Séquelles neuropsychiques importantes après longue réanimation. Guérison de la fistule.
  • Deux sociétaires mis en cause concernant la prise en charge d’une patiente opérée d'une sleeve gastrectomy. Complications multiples, hémorragiques, fistules à l'origine de nombreuses interventions. Guérison finale après drainages endoscopiques et transformation en By-pass par autre équipe.
  • By-pass pour obésité. Un an plus tard, hernie diaphragmatique étranglée avec nécrose colique traitée en cœlioscopie. Suites simples sur le plan digestif, mais infection pleuropulmonaire nécessitant plusieurs gestes jusqu'à thoracotomie et décortication.
  • Deux ablations d'anneaux gastriques à 8 ans d'intervalle, par deux chirurgiens différents. Un fragment d'anneau retrouvé dans la paroi profonde, à l'origine d'une reprise pour abcès.
  • Obésité morbide traitée par anneau, puis devant son échec ablation et by-pass en oméga. Ulcère anastomotique et reflux biliaire mais surtout diarrhée rebelle à l'origine d’une dénutrition.
  • Obésité morbide opérée d'un anneau, inefficace. Ablation de l'anneau puis dérivation bilio-digestive efficace. Eventration et abdominoplastie réalisée ultérieurement suivie d'une nécrose partielle guérissant après nécrosectomie et pansements.
  • Patient aux antécédents de chirurgie bariatrique présentant une hémorragie digestive importante sur ulcère peptique. Dégastro-gastrectomie en urgence. Rupture secondaire de varices œsophagiennes traitées par élastiques mais défaillance multiviscérale et décès.
  • Obésité relative avec comorbidités et hernie hiatale. Sleeve et fermeture des piliers. Diarrhée au décours.
  • Ablation d'anneau gastrique, cathéter laissé en place. Retrait du corps étranger lors de la sleeve gastrectomy ultérieure.
  • By-pass en omega pour obésité morbide, suivi de nombreuses complications et reprises chirurgicales. Patiente non encore consolidée après 4 ans d'évolution.
  • Réclamation concernant la survenue d'une abcès para rectal au décours d'un by-pass.
  • Hernie de la ligne blanche chez un obèse. Proposition de sleeve gastrectomy préalable, validée par le parcours habituel. Plaie de la rate et splénectomie d'hémostase, puis éviscération, puis fistule et transfert à la demande du patient.

Chirurgie intestinale

  • Colectomie droite sous cœlioscopie pour polype dégénéré. Drainage par lame dont un fragment se déchirera lors de son ablation, ce qui nécessitera plusieurs semaines après son ablation par cœlioscopie. Eventration sur l'orifice d'extraction du colon qui s'était surinfecté.
  • Appendicectomie sous cœlioscopie, plaie du mésentère par aiguille de Verès jugée banale. Choc hémorragique la nuit suivante motivant le transfert dans un autre établissement pour plaie de la veine cave. Suites ultérieures simples.
  • Arrêt cardiorespiratoire d'étiologie non connue à J+7 d'une chirurgie colique tumorale.
  • Patiente de 69 ans, présentant un cancer du bas rectum. Résection et anastomose rectocolique basse sans stomie. Suites marquées par un tableau de péritonite par lâchage de suture. Evolution favorable. Stomie.
  • Sigmoïdite diverticulaire abcédée et opérée à froid sous cœlioscopie. Lésion urétérale gauche nécessitant aussitôt une résection-réimplantation vésicale. Suites simples sur le plan urinaire mais abcès de paroi à l'origine de soins prolongés.
  • Cancer du bas rectum. Radiochimiothérapie puis amputation abdomino-périnéale et colostomie par cœlioscopie. Plaie vésicale identifiée et suturée. Fistule urinaire ne se tarissant pas sous montée de sondes. Réparation ultérieure par lambeau musculaire dans un autre centre.
  • Sigmoïdite traitée d'abord par colostomie, puis résection et rétablissement de la continuité. Eventration traitée par confrère et plaque de Vicryl, récidives justifiant d'autres interventions.
  • Sigmoïdectomie par cœlioscopie, suites marquées par un malaise étiqueté vagal avec légère déglobulisation. Tableau hémorragique à J+3, splénectomie d'hémostase. Reprise hémorragique et décès malgré clampage aortique.
  • Patiente de 71 ans. Perforation de la charnière rectosigmoïdienne lors d'une coloscopie. Suture et colostomie. Rétablissement ultérieur la continuité. Evolution favorable.

Chirurgie de paroi

Hernie inguinale

  • Cure de hernie inguinale droite par technique de Lichtenstein au décours d'une hystérectomie. Névralgie fémorocutanée rebelle aux thérapeutiques et névralgie obturatrice de révélation secondaire.
  • Hernie inguinale gauche traitée par Lichtenstein. Œdème testiculaire retardé et traité en urgence nocturne par urologue. Castration.
  • Hernies inguinale et ombilicale, opérées par laparotomie. Granulome sur fils de suture nécessitant une reprise et des soins prolongés pendant plusieurs mois. Perte d'emploi invoquée.
  • Hernie inguinale gauche itérative traitée par cœlioscopie intra-péritonéale. Péritonite par perforation après retour à domicile diagnostiquée au 5ème jour et réopérée par laparotomie au 15ème. Choc septique irréversible, malgré toilette, iléostomie et transfert en réanimation.
  • Hernie inguinale gauche opérée sous cœlioscopie par voie pré-péritonéale. Hématome après retour à domicile, nécessitant transfusions, reprise chirurgicale par voie inguinale, ablation de la plaque, épuration extrarénale et réanimation pendant 15 jours.

Hernie ombilicale

  • Hernie ombilicale opérée sous cœlioscopie avec plaque. Suppuration superficielle post-opératoire guérissant sous antibiotiques et soins locaux. Granulome ombilical sur fils nécessitant intervention par autre équipe plusieurs mois après.
  • Hernies inguinale bilatérale et ombilicale. Cure par cœlioscopie pour les inguinales et classique pour l'ombilicale. Suites marquées par troubles vestibulaires inexpliqués.

Cure d'éventration

  • Petite hernie ligne blanche opérée par plaque Pariétex. Suppuration secondaire justifiant des soins locaux. Ablation partielle de la prothèse nécessitant de nouveaux soins jusqu'à l'ablation complète par un autre confrère.
  • Deux sociétaires mis en cause pour la prise en charge d’une patiente ayant bénéficié de nombreuses interventions de chirurgie bariatrique, présentant une éventration traitée par plaques à deux reprises. Suppuration chronique malgré l'ablation partielle d'une plaque.
  • Double hernie de la ligne blanche opérée par laparotomie avec plaque. Récidive qui aurait justifié une reprise par un autre opérateur.

Divers

  • Excédent cutanéograisseux de la paroi abdominale, réalisation d’une abdominoplastie en ancre de marine. Désunion et écoulement cicatriciel, justifiant plusieurs reprises par un autre praticien.

Pancréas

  • Pas de déclaration en 2018.

Ponction biopsie

  • Pas de déclaration en 2018.

Vésicule

  • Réclamation concernant une lésion per opératoire du canal cystique au cours d'une cholécystectomie, lésion diagnostiquée à J+3 de l'intervention dans un autre établissement.
  • Cholécystectomie pour cholécystite aiguë, cœlioscopie convertie car plaie de la voie biliaire principale. Suture simple. Fistule biliaire ultérieure avec péritonite prise en charge dans un autre établissement. Anastomose biliodigestive sur la convergence.
  • Cholécystectomie sous cœlioscopie, lésion du canal cystique. Drainage par Kehr de la plaie cholédocienne. Fuites biliaires lors de son ablation à l'origine de plusieurs interventions. Sténose cholédocienne.

Chirurgie gynécologique

  • Péritonite par perforation diverticulaire colique dans les suites d'une ovariectomie réalisée par un gynécologue. Colostomie en canon de fusil. Rétablissement de la continuité 3 mois après, suivi de fistules digestives aboutissant au décès malgré réintervention et réanimation.
  • Hystérectomie pour fibrome sous cœlioscopie et voie vaginale. Plaie de l’uretère droit diagnostiquée à J+6 et opérée par urologue par réimplantation urétérovésicale après échec JJ.
  • Endocardite et embole septique fémoral à SAMS sur port-a-cath destiné à une chimiothérapie pour récidive locale d’un cancer pelvien. Evolution infectieuse lentement favorable.
  • Péritonite stercorale post hystérectomie réalisée par un confrère. Toilette et résection-suture du grêle. Eventration traitée par raphie en raison de plaies du grêle lors de la viscérolyse.
  • Hystérectomie suivie d’un hémopéritoine secondaire nécessitant une reprise sous cœlioscopie. Plaie colique traitée par colostomie sous laparotomie. Rétablissement ultérieur de la continuité.

Divers

  • Thyroïdectomie totale difficile en raison d’adhérences. Paralysie récurrentielle bilatérale.
  • Plaie cutanée cervicale à l'occasion d'une thyroïdectomie, suturée mais laissant persister une cicatrice.
  • Antécédents de colectomie gauche pour cancer un an avant. Ganglion iliaque droit suspect, ablation en ambulatoire. Dix jours après, possible phlébite du membre inférieur droit. Hospitalisation et bilatéralisation des troubles. Décès.
  • Kyste pilonidal, excision-fermeture suivie d’une désunion traitée de façon identique, à l'origine de multiples interventions par plusieurs chirurgiens et de soins prolongés.
  • Plainte pénale pour non-assistance à personne en danger, notre sociétaire chirurgien est accusé de ne pas s'être déplacé lors de son astreinte.
  • Hydrocèle et kystes de l'épididyme et du cordon. Résection des trois lésions et découverte d'un petit testicule, conservé. Suppuration à l'origine d'une réintervention de mise à plat avec castration. Guérison finale.
  • Kyste pilonidal opéré sous rachi anesthésie en ambulatoire. Pas de miction avant sortie autorisée cependant. Rétention diagnostiquée le lendemain et claquage nécessitant auto-sondages.
  • Panaris avec phlegmon des gaines du 2ème doigt de la main gauche. Lavage chirurgical. Echec nécessitant une reprise. Prélèvement bactériologique mettant en évidence Staphylococcus aureus. Antibiothérapie adaptée. Echec. Reprise.
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