Julie, pédodontiste patiente et passionnée

Le 16.10.2019
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Découvrez notre série de témoignages de professionnels de santé, qui ont été volontaires pour parler d'eux, de leur métier et de leurs spécificités. Qu'ils soient libéraux ou hospitaliers, ils ont tous en commun la passion de leur métier et l'envie de la partager. Dans ce second témoignage, découvrez Karine une généraliste curieuse, très intéressée par les nouvelles façons de pratiquer la médecine.

Dans l'épisode 4 de notre série de portraits, Julie témoigne de son métier de pédodontiste. Patiente et passionnée, mais déplorant le manque de pédodontistes en France.

Julie est pédodontiste, installée dans les Hauts de Seine depuis 11 ans, directement après la sortie de ses études.

Elle a choisi la pédodontie car elle a toujours voulu travailler avec les enfants même si le dentaire est arrivé sur son parcours un peu par hasard.

Passionnée par son métier, Julie considère que le plus important c'est d'emmener l'enfant dans son histoire, qu'il interagisse avec elle et faire un vrai travail d'équipe. 

Pour elle, l'intérêt des études dentaires, c'est la pratique dès la deuxième année et dès la quatrième année, où on peut exercer en dispensaire et dans les hôpitaux. 

Ce qu'elle aime dans son métier, c'est la satisfaction lorsque le travail est bien fait : les enfants adhèrent à son discours et viennent régulièrement. Il y a alors des résultats très concrets: ils arrivent à l'âge adulte sans aucune appréhension du dentiste et de bonnes habitudes prises pour le reste de leur vie (même si c'est un peu dur de les voir partir à 18 ans!). 

Le plus difficile dans ce métier c'est d'être à l'écoute des enfants, des parents, d'être toujours rassurante, patiente, de bonne humeur même lorsqu'on est fatigué. 

Julie regrette qu'il n'y ait pas plus de pédodontistes en France (même s'il y en a de plus en plus en région parisienne), ce qui implique des plannings saturés...

Concernant les nouvelles technologies spécifiques aux enfants, il y a déjà eu beaucoup d'évolution mais il faut encore progresser sur les matériaux, sur la rapidité d'exécution, sur les prises d'empreintes qui pourraient devenir numériques...

Sur le monde du libéral, il faut savoir qu'on ne déconnecte jamais vraiment du cabinet, même en vacances et on ne s'y attend pas nécessairement lorsqu'on fait médecine.

En outre, Julie regrette la charge des tâches administratives qui est grandissante et qui empiète sur le soin ce qui est très dommageable.

Un conseil aux confrères: "Soyez sûrs de l'endroit où vous voulez vous installer, soyez sûrs d'aimer ce que vous faîtes, c'est un métier qui est difficile, qui est chronophage, qui prend beaucoup d'énergie physique et mentale".

Julie finit par une anecdote très touchante d'une petite patiente.

Si comme Julie, vous souhaitez témoigner sur votre exercice professionnel et partager votre expérience avec vos confrères, un mail est mis à votre disposition : temoignages@macsf.fr

La MACSF est à l'écoute de tous les professionnels de santé et vous dédie un espace pour que vous puissiez prendre la parole.

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