COVID-19 : deuxième vague, ce qui change pour les soignants

Le 17.11.2020 par MACSF
Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn
Les chiffres du ministère des Solidarités et de la Santé indiquent que les hôpitaux disposent désormais de lits supplémentaires, le système de santé étant passé de 5085 à 5800 lits pérennes.

Un Français sur vingt a été contaminé pendant la première vague de la COVID-19 (1). A partir de l’expérience accumulée au printemps dernier, soignants et autorités sanitaires, malgré un contexte encore tendu, ont tiré des enseignements permettant d’appréhender différemment la deuxième vague épidémique.

Deuxième vague de COVID-19 : des personnels sous forte tension

Lors de la première phase épidémique, certaines régions françaises ont été relativement épargnées par le virus. 

Dans ces zones où le virus circulait très peu, les patients de zones fortement impactées ont été accueillis pour éviter une saturation des structures de soins, et particulièrement des services de réanimation. À l’heure actuelle, le coronavirus n’épargne aucune région et de tels transferts sont encore possibles, mais plus complexes à réaliser. 

À l’issue de la première vague de la pandémie, de très nombreux soignants ont fait état de surmenage voire d’épuisement psychologique. Peu d’entre eux ont eu le temps de souffler dans les mois qui ont suivi. 

En effet, les personnels hospitaliers ont continué de travailler à un rythme soutenu pour rattraper le retard pris au printemps concernant les pathologies autres que la COVID. Ils abordent donc cette seconde poussée épidémique dans un état de fatigue bien plus important qu’au printemps dernier.  

À lire aussi : Épidémie du COVID-19 : un bilan lourd pour les infirmiers

Nouvelle vague épidémique : une prise en charge plus adaptée

Pendant la 1re phase, les soignants avaient peu d’informations sur la Covid-19. S’il demeure de nombreuses questions, la situation a changé. 

Les leçons tirées de la première phase épidémique, de même que les études cliniques conduites à échelles internationale, nationale et locale, ont permis d’améliorer les protocoles de prise en charge des patients (2). 

L’amélioration des protocoles de prise en charge aussi bien techniques que médicamenteux permet d’éviter les cas d’aggravation des patients. Le recours à l’oxygénation et aux soins intensifs est plus efficace. 

Le traitement des patients se trouve également amélioré par le recours à certains médicaments comme le Regeneron ou les anti-inflammatoires à base de dexaméthasone.  

Des tests COVID plus nombreux et mieux ciblés

Les tests, plus accessibles, sont dorénavant effectués massivement. L’offre ne se limite plus aux laboratoires et hôpitaux, ni même à la technique nasopharyngée des PCR avec la mise à disposition de tests antigéniques. 

Désormais, les tests sont aussi mieux ciblés. Dans le contrôle de l’épidémie, il est plus efficace de tester, comme on le fait désormais, les personnes potentiellement asymptomatiques et susceptibles d’infecter un grand nombre de personnes sans même se savoir malades, que les personnes à risque. 

Mieux protégés et préparés face à la deuxième vague

Distanciation, masque, test, isolement, ventilation, désinfection, les Français se sont familiarisés avec les gestes barrières et la distanciation qu’ils appliquent mieux. 

L’adoption de ces bonnes pratiques par une majorité de la population permet de limiter les contaminations

L’utilité des masques n’est aujourd’hui plus remise en question. Et, si la situation était confuse au printemps, la France dispose aujourd’hui de stocks suffisants. 

Cette plus grande vigilance a une incidence sur le nombre d’infections permettant d’éviter une saturation des services hospitaliers ou du moins de ralentir le nombre d’infections.

Les chiffres du ministère des Solidarités et de la Santé indiquent que les hôpitaux disposent désormais de lits supplémentaires, le système de santé étant passé de 5085 à 5800 lits pérennes. De plus, il est possible de passer les capacités maximales de réanimation à 12 000 lits contre 10 000 en avril dernier (3). 

Partout, les services hospitaliers se sont attachés à renforcer les capacités de leur personnel pour leur permettre de mieux gérer l’afflux de patients. Amélioration des « plans blancs » ou formation aux notions de réanimation comptent parmi les initiatives mises en place. 

(1) En mai 2020, 4,5 % de la population en France métropolitaine a développé des anticorps contre le SARS-CoV-2 - DREES - 10.20
(2) ‘Helpless’ doctors at start of coronavirus pandemic now have more treatments to save lives - CNBC - 29.09.20
 (3) Le niveau de saturation des lits de réanimation en France - Statista - 02.11.20
 

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn
La solution MACSF
Assistance psychologique

Un accompagnement téléphonique pour surmonter vos souffrances au travail.

La communauté MACSF

Un forum avec plus de 500 000 professionnels de santé prêts à échanger sur vos pratiques professionnelles, votre mode d’exercice ou votre matériel…

Solliciter la communauté

L'application MACSF

Accédez à votre espace personnel et toutes ses fonctionnalités sur votre mobile !

Les newsletters

Recevez toute l’actualité sur votre profession/spécialité ainsi que nos offres dédiées.

S'abonner

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour une navigation optimale et bénéficier de contenus et services adaptés.

×