Santé scolaire au Niger : bilan de la campagne de vaccination 2020-2021

Le 23.03.2021 par Stéphanie Tamburini, Juriste MACSF
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La campagne de vaccination des enfants de l’école de Mayaki à Niamey, au Niger, a débuté en 2020 dans un contexte sanitaire compliqué.
Elle s’est poursuivie début 2021 pour les rappels de vaccination et vient de s’achever. L’occasion de tirer un bilan de cette opération avec les porteurs du projet, Luc Barbier et Anne Vilaseca.

Sommaire

Comment l'association Esafro est-elle née ? >
Pourquoi avez-vous choisi le Niger comme lieu d'intervention ? >
Quel bilan tirez-vous de cette campagne de vaccination qui vient de s'achever ? >
Que vous a apporté cette mission à titre personnel ? >
Quels sont à présent vos projets ? >

Comment l'association Esafro est-elle née ?

Luc BARBIER : « Anne Vilaseca et moi- même avons créé Esafro (Education et Santé sans Frontière) en 2006, pour mener une action en faveur de l’éducation et de la santé. Anne était encore en activité à ce moment et moi j’avais une activité très partielle. »

Anne VILASECA : « J’ai mené une vie de gastro-entérologue parisienne pendant de nombreuses années, en partie hospitalière, en partie libérale, et j’ai pris une retraite anticipée en raison du développement de l’association ».

Pourquoi avez-vous choisi le Niger comme lieu d'intervention ?

Luc BARBIER : « Les circonstances ont fait que nous avons jeté notre dévolu sur le Niger et, depuis quelques années, sur le quartier défavorisé de Goudel à Niamey.  Nous œuvrons dans un complexe scolaire privé parce que l’épanouissement des enfants y est un objectif, et qu’il ne met pas automatiquement "à la porte" les familles qui ne peuvent payer la scolarité de leurs enfants. Nous avons mis en place un dispositif de santé scolaire, la vaccination est un des aspects de cet axe d’action ».

Quel bilan tirez-vous de cette campagne de vaccination qui vient de s'achever ?

Anne VILASECA : « Cet épisode de vaccination s’est avéré bien plus compliqué que prévu en raison de l’épidémie de Covid : fermeture des écoles, perte de confiance de nombreux parents face à la vaccination en raison de rumeurs qui ont circulé, selon lesquelles le vaccin allait être testé sur les populations africaines…

Nous avons aussi eu quelques péripéties dans la gestion des stocks de vaccins : la vaccination ayant été repoussée plusieurs fois, la pharmacie n’a pas conservé notre stock et l’a vendu… Mais elle nous a remboursé la somme versée.

Le réapprovisionnement a été laborieux, ainsi que la sensibilisation des parents, mais la vaccination a eu lieu, ce qui est aussi le témoignage de l’implication de notre équipe locale car nous n’étions pas physiquement présents en 2021 pour les rappels vaccinaux. Et c’est formidable ! ».

Luc BARBIER : « Les rares enfants absents, parce qu’ayant quitté l’école depuis la première injection, seront vaccinés ultérieurement. Une ultime séance, destinée à injecter 14 doses de Tetraxim qui n’ont pu être fournies par les pharmacies en raison de ruptures de stock, aura prochainement lieu. ».

Que vous a apporté cette mission à titre personnel ?

Anne VILASECA : « Je suis très heureuse que vous me demandiez ce que cette expérience m’a apporté, car nous sommes plus habitués à dire ce que nous avons fait que ce que nous avons reçu. Or nous recevons beaucoup.

J’ai découvert, au fil des années, un monde culturel dont j’ignorais tout, un monde où les relations humaines sont codifiées et où les croyances interfèrent sans cesse dans le quotidien.

Tout ceci m’a tellement interpellée que j’ai fini par m’inscrire en master d’anthropologie afin d’essayer de saisir la représentation de la maladie des patients que je rencontrais. »

Quels sont à présent vos projets ?

Anne VILASECA : « En raison des difficultés rencontrées pour vacciner au cours de cette épidémie, nous pensons à réorienter notre action sur le traitement curatif et préventif du paludisme, qui fait des ravages. ».

En savoir plus sur ce projet

> Santé scolaire, un programme de vaccination des enfants au Niger
> Santé scolaire, mission vaccination accomplie au Niger !

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