Chirurgie digestive et viscérale

par Bruno Frattini, Expert en prévention des risques
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La chirurgie digestive et viscérale, avec 22 réclamations, soit 16,7 % des accidents médicaux ou chirurgicaux reste la 2e spécialité motivant une mise en cause des établissements de santé.

Cette fréquence est stable depuis 5 années, malgré une baisse significative en 2018 (12,7 %, mais 18 % en 2017, 19 % en 2015 et 2016).

Sommaire

Répartition des réclamations selon le contexte de prise en charge >
Répartition des réclamations selon les actes chirurgicaux >
Focus juridique pour cette spécialité médico-chirurgicale à risque >
Focus sur les motifs de réclamation >

Répartition des réclamations selon le contexte de prise en charge

L’hospitalisation dite complète (1 nuit et plus en établissement de santé) reste le mode de prise en charge le plus utilisé pour cette spécialité médico-chirurgicale (près de 75 %). Le lien entre hospitalisation conventionnelle et chirurgie lourde, donc à risque, peut être évoqué pour expliquer cette proportion.

Répartition des réclamations selon les actes chirurgicaux

Cette année encore, la chirurgie bariatrique arrive en tête des actes chirurgicaux qui motivent une demande d’indemnisation. Puis viennent la chirurgie de la paroi abdominale et la chirurgie du grêle et colorectale (colectomie, résection rectum…). La rubrique « autre » correspond à une cure de varices, une cure d’hémorroïdes, une exérèse de lipome...

Focus juridique pour cette spécialité médico-chirurgicale à risque

Les procédures concernent exclusivement des demandes d’indemnisation, avec une moitié de procédure CCI, ¼ dans le cadre d’une procédure amiable et près de ¼ de procédure civile.

Focus sur les motifs de réclamation

Pour cette spécialité également, on déplore un nombre d’infections conséquent. Pour les autres motifs : on retiendra, comme l’année dernière, plusieurs neuropathies carentielles dans les suites d’une chirurgie bariatrique.

Les « erreurs de PEC » regroupent une ischémie aiguë dans les suites d’une chirurgie herniaire, une ischémie myocardique non détectée, erreur de PEC alléguée d’un abcès de la marge annale, erreur technique lors d’une cure chirurgicale d’hernie hiatale.

Pour la catégorie « Oubli de corps étranger », on notera l’oubli de textile lors de l’exérèse d’un lipome dorsal, l’oubli d’aiguille d’une cure de hernie hiatale, l’oubli d’une pince chirurgicale lors d’une cure d’éventration.

Les fistules concernent les suites d’une chirurgie bariatrique.

La rubrique « Autre » concerne un défaut de suivi médical, une cicatrice disgracieuse…

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