Alcool au volant : comprendre les risques, la réglementation et bien évaluer les comportements

Le 27.03.2018
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Dans près d’un tiers des accidents mortels en France, on observe un taux d’alcoolémie dépassant la limite légale chez le conducteur. Malgré son impact sur la capacité de conduite et le comportement au volant, la consommation de boissons alcoolisées (qui touche près de 9 Français sur 10), fait l’objet d’un déni fréquent chez les patients et rencontre de fortes réticences quand il est question de conseils ou de prise en charge.

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Comment l’alcool agit-il sur notre système ? 

Les conséquences de la consommation d’alcool sur la conduite

Comment l’alcool affecte-t-il notre aptitude à la conduite ?

  • Rétrécissement du champ visuel > non détection d’un obstacle survenant latéralement.
  • Modification de la vision stéréoscopique > perception erronée des distances.
  • Allongement du temps de réaction > freinage tardif.
  • Affaiblissement de la résistance à la fatigue > sortie de route.
  • Perturbation de la coordination des mouvements > erreur de manœuvre.
  • Désinhibition > accroissement de la prise de risque.

Que dit la réglementation ?

Outre la législation interdisant de conduire avec un taux d'alcool dans le sang égal ou supérieur à 0,5 gramme par litre de sang (0,2 g dans le cas d’un conducteur en phase probatoire ou d’un conducteur de transport en commun), la réglementation concerne principalement les conducteurs qui font l’objet d’un retrait ou d’une annulation de permis pour alcool au volant.

Les mêmes critères médicaux s’appliquent toutefois à tout conducteur ou candidat au permis de conduire se présentant devant un médecin agréé ou une commission médicale, quel que soit le motif de la visite.

La réglementation prévoit :

  • Pour tous : Incompatibilité pendant la période d’alcoolisation. Avant autorisation de reprise de la conduite, évaluation obligatoire par la commission médicale. Celle-ci prendra en compte les éléments cliniques et sociaux, et, si nécessaire, les éléments biologiques ainsi qu’un avis spécialisé.
  • Pour les permis légers : À l’issue d’un premier examen justifié par ou objectivant un mésusage d’alcool, l’aptitude ne pourra être supérieure à un an afin d’évaluer les modifications du comportement d’alcoolisation. Les échéances peuvent être raccourcies, notamment en cas de récidive et/ou de mentions restrictives.
  • Pour les permis lourds : À l’issue d’un premier examen justifié par ou objectivant un mésusage d’alcool, l’aptitude ne pourra être supérieure à six mois afin d’évaluer les modifications du comportement d’alcoolisation. Dans le cas de dépendance avec signes de dépendance physique, un avis d’inaptitude est prononcé dès lors que l’état médical n’est pas compatible avec les exigences de la sécurité routière. Dans ce cas ou dans les cas de récidive, une fois que les conditions médicales, établies au vu des éléments médicaux présentés, lesquels comprennent obligatoirement un avis spécialisé, permettent de prononcer un avis d’aptitude médicale à la conduite, la situation sera réévaluée tous les six mois pendant les trois premières années au moins. Ultérieurement, la périodicité des examens sera à l’appréciation de la commission médicale. Les risques additionnels liés aux conditions de travail seront envisagés avec la plus extrême prudence.

Nos recommandations

La consommation d’alcool reste un problème difficile à aborder, la notion de « normalité » étant très subjective et les patients admettant mal l’intervention du médecin dans ce domaine.

Il existe, malgré tout, des outils permettant de reconnaître une consommation à risque ou une dépendance chez un patient n’ayant pas d’antécédents de sanction.

Cette méthode de la HAS permet, avec un entretien de seulement 5 minutes, de sensibiliser les patients à l’intérêt de réduire les consommations à risque. Cet entretien doit avoir lieu idéalement une fois par an ou dans certaines situations particulières à risque (grossesse, précarité, conduite de véhicules, échec scolaire, examens, changement de travail, retraite, divorce, deuil, etc.).

Ils permettent de se faire une idée sur les modes de consommation.

  • Le sevrage test

Au-delà des questionnaires, un sevrage d’essai d’une dizaine de jours peut s’avérer utile pour observer, avec le patient, des difficultés insoupçonnées. Une impossibilité ou une difficulté à réaliser ce sevrage court permet souvent d’entamer le dialogue avec le patient.

  • Les marqueurs biologiques

Leur utilisation est utile notamment pour préparer le renouvellement périodique des permis chez les conducteurs du groupe lourd.

Le couplage Gamma GT et CDT permet, dans la majorité des cas, de se faire la meilleure opinion sur l’état de la consommation usuelle d’alcool d’un patient.

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