Comment lutter contre la somnolence au volant ?

Le 27.03.2018
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Les troubles du sommeil et de la vigilance sévères sont responsables d’un pourcentage élevé d’accidents mortels. Un sommeil de qualité est en effet essentiel pour une bonne vigilance et une attention soutenue indispensables à la conduite. Dépister ces troubles est donc de première importance, certains, comme la somnolence excessive et l’insomnie sévère, pouvant même entraîner une inaptitude à la conduite.

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La somnolence excessive : origine et réglementation

La somnolence excessive a 3 causes principales. 

Les conducteurs professionnels et le SAS

Une aptitude temporaire à la conduite est conseillée. Dès lors que le traitement, le plus souvent par pression positive continue, est mis en place, la restauration d’un bon éveil peut être vérifiée par le test de maintien d’éveil (TME). Ce test est réalisé en centre du sommeil. Il est recommandé strictement pour les conducteurs professionnels et conseillé pour les conducteurs de véhicules personnels traités par PPC. 

Que dit la réglementation ?

  • La reprise de la conduite pourra s’effectuer un mois après l’évaluation de l’efficacité thérapeutique (pression positive continue, chirurgie, prothèse, drogues éveillantes, etc.), à l’issue du bilan spécialisé.

Pour les permis du groupe lourd, un test électroencéphalographique de maintien de l’éveil TME complémentaire est obligatoire. 

L’aptitude pourra être de un an pour les permis légers, et de 6 mois pour les permis lourds.

  • L’inaptitude est de règle tant qu’une somnolence persiste malgré le traitement. Il revient au médecin prenant en charge le traitement de la somnolence de décider des investigations nécessaires.
  • Pour ce qui est de la conduite nocturne pour les permis du groupe lourd, toute autorisation éventuelle est soumise à un avis spécialisé. Comme souvent, ces permis ainsi que les risques additionnels liés aux conditions de travail sont à envisager avec une prudence supplémentaire.

Comprendre l'insomnie sévère et ses implications

L’insomnie se caractérise par des troubles du sommeil (difficultés à s’endormir, éveils nocturnes à répétition, réveil trop précoce) :

  • au moins 3 fois par semaine ;
  • depuis au moins 3 mois ;
  • avec des conséquences dans la journée qui suit.

L’insomnie touche, aujourd’hui, près de 20% des Français et 10% d’entre eux prennent un traitement régulièrement pour dormir.

Il est donc recommandé d’interroger les personnes présentant une insomnie afin de savoir si elles ont des périodes de somnolence dans la journée. Cette somnolence peut être liée à l’insuffisance du sommeil ou à l’effet résiduel de traitements hypnotiques. Certains traitements présentés comme anodins (antihistaminiques, vendus sans prescription) ont une demi-vie longue qui altère durablement la vigilance.

En cas d’insomnie chronique (plus de 6 mois), il est recommandé d’adresser les patients à un spécialiste du sommeil.

Que dit la réglementation ?

Concernant l’insomnie d’origine comportementale, organique, psychiatrique ou iatrogène entraînant une somnolence excessive

  • La reprise de la conduite pourra s’effectuer 2 semaines après la disparition de toute somnolence et le constat clinique de l’efficacité thérapeutique (un mois pour les permis du groupe lourd). Pour le groupe lourd elle se fera à l’issue d’un bilan spécialisé complété par un test électro-encéphalographique de maintien de l’éveil.

L’aptitude pourra être de un an pour les permis légers. Pour les permis lourds, elle sera ensuite limitée à 6 mois pendant 2 ans. Elle sera ensuite annuelle en cas d’insomnie chronique.

  • Il y a inaptitude tant qu’une somnolence persiste malgré le traitement. L’aptitude pourra ensuite être prononcée dans les mêmes conditions que pour les somnolences excessives pour les permis légers comme lourds. Si possible, rendre “les somnolences excessives” cliquable et rediriger plus haut dans la page au niveau de la sous-rubrique sur la réglementation concernant les somnolences.
  • Pour ce qui est de la conduite nocturne pour les permis du groupe, toute autorisation éventuelle est également soumise à un avis spécialisé.  Les risques additionnels liés aux conditions de travail appellent une extrême prudence.

 

Nos recommandations

De bons comportements peuvent aider à limiter le risque de somnolence au volant.

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