Concilier conduite et troubles ORL ou respiratoires

Le 22.03.2018
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Sauf en cas d’instabilité chronique à l’origine de troubles graves de l’équilibre et de la coordination ou de somnolence excessive et persistante, la majorité des troubles ORL ou respiratoires sont compatibles avec la conduite. Notamment grâce à un certain nombre de dispositifs comme l’appareillage auditif ou des rétroviseurs bilatéraux. Recueillir un avis médical reste une première étape déterminante pour le patient conducteur, et le médecin à bien sûr son rôle à jouer .

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Quels sont les principaux facteurs de risque ?

En ORL, ils sont de deux natures :

En pneumologie, les affections respiratoires peuvent principalement altérer la vigilance, le jugement et entraîner des troubles cardiaques secondaires.

Les syndromes d’apnée du sommeil sont traités dans l’article neurologie.

Les déficiences auditives

L’obligation d’équipement du véhicule avec des rétroviseurs bilatéraux apparaîtra sur le permis de conduire en cas de perte auditive persistante, avec ou sans prothèse. Si l’audition est stable dans le temps il n’y aura pas lieu de prévoir de validité temporaire.

Que dit la réglementation ?

La priorité revient à l’évaluation de la déficience auditive :

  • voix chuchotée perçue ou non à 1 mètre ;
  • voix haute perçue ou non à 5 mètres ;
  • valeurs correspondant à 35 décibels.

En cas de déficit notable, un médecin agréé devra juger de la nécessité des rétroviseurs bilatéraux ou non.  

Pour les permis du groupe lourd

  • Baisse progressive ou ancienne d’audition : aptitude temporaire sur la base d’un seuil d’audition de 35 décibels, avec mention des rétroviseurs bilatéraux obligatoires sur le permis.
  • Baisse brutale d’audition : aptitude sur avis ORL.
  • Déficiences auditives sévères ou profondes sans gain prothétique notable : délivrance ou renouvellement du permis contre-indiqués.

Nos recommandations

  • Réaliser un test simple d’audition sur la base des taux ci-dessus.
  • Faire réaliser un audiogramme si le déficit se confirme.
  • Demander l’avis d’un médecin agréé en fonction des résultats de l’audiogramme (avis impératif en cas de conduite du groupe lourd).

Les troubles de l’équilibre, vertiges

La survenue de vertiges pose un problème de capacité de conduite lors des phases aiguës.

Si interdire la conduite paraît à ce moment-là logique, retrouver la cause des troubles pour juger du risque de récidive et proposer un traitement adapté (en tenant compte du risque d’effet sédatif avec certains anti-vertigineux) est essentiel.

Pour les permis du groupe lourds : les risques justifient la nécessité d’un avis spécialisé avant de laisser reconduire le patient.

Que dit la réglementation ?

  • En cas de vertiges paroxystiques bénins 

Un avis ORL est recommandé pour mettre en place un suivi en cas de nouvelle crise. La conduite reste possible en dehors des épisodes aigus (groupe léger et groupe lourd).

  • En cas de maladie de Ménière

L’avis ORL est recommandé pour le groupe léger, et obligatoire avant la reprise de la conduite pour le groupe lourd, avec avis d’un médecin agréé (l’aptitude étant ensuite temporaire). 

  • En cas de vertiges de type labyrinthique

La conduite est interdite en phase aiguë, et soumise à un avis spécialisé ensuite, avec avis d’un médecin agréé pour les conducteurs du groupe lourd

  • En cas d’instabilité chronique

Une inaptitude pourra être prononcée par le médecin agréé en cas de confirmation de l’affection.

Nos recommandations

  • En cas d’antécédent de vertige

Procéder à un diagnostic de confirmation dans la mesure du possible.

Demander l’avis d’un ORL impérativement pour les conducteurs professionnels.

  • En cas de survenue d’un épisode de vertiges 

Ne pas conduire en phase aiguë et dans les 24 heures qui suivent (ou jusqu’à un avis spécialisé pour le groupe lourd).

À l’exception des épisodes isolés de vertiges paroxystiques bénins, un avis ORL doit être demandé en informant le patient vis-à-vis de la réglementation.

Le patient porteur d’une canule trachéale  

  • La conduite est possible dans la majorité des cas.
  • Un avis spécialisé est obligatoire pour les conducteurs du groupe lourd.
  • La phonation, élément important pour certains professionnels (ex. : transports en commun), peut nécessiter une rééducation ou le port d’une prothèse phonatoire.

Les affections respiratoires

Asthme, broncho-pneumopathie chronique obstructive, affections dyspnéisantes avec appareillage respiratoire : peu d’affections respiratoires posent un problème de conduite.

Les risques sont principalement liés aux altérations de la capacité d’oxygénation du sang et à des taux élevés de dioxyde de carbone avec risque d’hypovigilance, d’altération du jugement et de troubles cardiaques secondaires.

Que dit la réglementation ?

  • En cas de pathologie respiratoire avec déficit potentiel ou avéré d’oxygénation

Un avis pneumologique est recommandé pour tous les patients conducteurs. Il est obligatoire pour le groupe lourd. 

  • Si une affection sévère est confirmée, le médecin agréé prononcera l’inaptitude. 

Nos recommandations

  • En cas d’affection dyspnéisante

Apprécier la capacité d’oxygénation et l’état cognitif au moment des épisodes aigus et à l’état basal si nécessaire.

  • En cas d’oxygénothérapie permanente (qui peut être admise à bord)

Prendre un avis spécialisé (avec certificat remis au patient attestant de l’intérêt de l’oxygénothérapie pour améliorer son état cognitif). La bouteille d’oxygène ou tout autre dispositif d’oxygénation devra être installé de manière à n’entraîner aucun risque supplémentaire en cas d’accident (ce dispositif est incompatible avec un permis du groupe lourd).

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