Diabète et conduite : impacts et recommandations

Le 28.03.2018
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Tremblements, fringales, mais aussi altération de la perception, des capacités motrices, ou atteinte de la conscience : le diabète peut impacter l’aptitude à la conduite. Un bon accompagnement par le médecin concourt à améliorer la prévention du risque routier.

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Comment le diabète affecte la conduite ?

Complications chroniques liées à la maladie ou transitoires dues au traitement, le diabète peut affecter la capacité de conduite de différentes façons.

Les risques et complications varient selon les personnes et la qualité de l’équilibre thérapeutique. Toutefois, un bon contrôle des complications à long terme et une bonne gestion de l’équilibre glycémique permettront aux patients diabétiques de conduire en toute sécurité.

Que dit la réglementation ?

  • En cas de diabète traité par médicaments pour le diabète

Avis médical régulier, adapté à chaque cas, dont l’intervalle ne doit toutefois pas excéder 5 ans. Le médecin sera particulièrement vigilant dans l’évaluation du risque hypoglycémique. Se référer également à la réglementation sur les fonctions visuelles.

  • En cas de diabète traité par médicaments susceptibles de provoquer une hypoglycémie

Un candidat ou un conducteur souffrant de diabète qui suit un traitement médicamenteux susceptible de provoquer une hypoglycémie doit prouver qu’il comprend le risque d’hypoglycémie et qu’il maîtrise ce risque de manière adéquate.

Le permis de conduire n’est ni maintenu, délivré ou renouvelé pour un candidat ou un conducteur qui n’est pas suffisamment conscient des risques liés à l’hypoglycémie.

Le permis de conduire peut être maintenu, délivré ou renouvelé dans des cas exceptionnels à condition que ce maintien, cette délivrance ou ce renouvellement soit dûment justifié par un avis spécialisé et subordonné à un suivi médical régulier attestant que le sujet est toujours capable de conduire un véhicule dans des conditions compatibles avec les impératifs de sécurité routière. Un avis d’aptitude peut être rendu limité à 5 ans maximum, selon avis spécialisé.

  • En cas de diabète avec hypoglycémie sévère récurrente

On définit les cas d’«hypoglycémie sévère», où l’assistance d’une tierce personne est nécessaire, et les cas d’«hypoglycémie récurrente», lorsqu’une deuxième hypoglycémie sévère survient au cours d’une période de douze mois.

Le permis de conduire n’est ni maintenu, délivré ou renouvelé pour un candidat ou un conducteur qui souffre d’hypoglycémie sévère récurrente, à moins que ce maintien, cette délivrance ou ce renouvellement ne soit soutenu parun avis spécialisé et d’un suivi médical régulier.

En cas d’hypoglycémie sévère récurrente survenant durant les heures de veille, le permis de conduire n’est ni maintenu, délivré ni renouvelé jusqu’à ce que trois mois se soient écoulés depuis la dernière crise.

Le permis de conduire peut être maintenu, délivré ou renouvelé dans des cas exceptionnels à condition que ce maintien, cette délivrance ou ce renouvellement soit dûment justifié par un avis spécialisé et subordonné à un suivi médical régulier attestant que le sujet est toujours capable de conduire un véhicule dans des conditions compatibles avec les impératifs de sécurité routière.

Nos recommandations

Que faire en cas de découverte d’un diabète chez un patient conducteur ?

  • Procéder à un examen clinique prenant en compte les aspects neurologiques, sensoriels et cardio-vasculaires.
  • Demander un examen ophtalmologique avec recherche d’une rétinopathie diabétique. Un examen à renouveler régulièrement.
  • Évaluer le risque d’hypoglycémie et la capacité du diabétique à y pallier.
  • Apprécier la capacité du diabétique à gérer son affection et à détecter les signes d’hypoglycémie.
  • Demander l’avis d’un spécialiste en cas de doutes.
  • Demander l’avis d’un médecin agréé ou de la commission médicale en cas de diabète type 1 chez un conducteur du groupe léger.
  • Adresser le patient à la commission médicale en cas de diabète, type 1 ou 2, chez un conducteur du groupe lourd.

La conduite est dans tous les cas à déconseiller :

  • s’il y a eu une hypoglycémie avec perte de connaissance ou ayant nécessité une intervention extérieure dans les 6 derniers mois ;
  • si les hypoglycémies surviennent sans signes annonciateurs ;
  • si le diabète n’est pas contrôlé (Hb A1c ≥12 ou ≥10 avec des glycémies < 4 mmol/l) ;
  • en cas d’altération importante de la vue, de rétinopathie proliférative, de neuropathie périphérique sévère ou de pathologie cardio-vasculaire avérée ;
  • en cas d’incapacité du patient à gérer les auto-contrôles glycémiques ou de détecter les hypoglycémies (et à mettre en œuvre les mesures appropriées). 

Les bons réflexes à partager

Pour les patients sous insulinothérapie, certaines bonnes pratiques peuvent aider à éviter les hypoglycémies au volant. 

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