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Rencontre avec Guirec Soudée avant son défi imminent : le record du tour du monde à l’envers

Rencontre avec Guirec Soudée avant son défi imminent : le record du tour du monde à l’envers

Publié le 07/11/2025

Connu pour avoir traversé l’Atlantique avec sa célèbre poule Monique, le navigateur Guirec Soudée s’apprête à relever un nouveau défi hors norme. Fin novembre, la MACSF embarquera à ses côtés pour un tour du monde à l’envers, contre vents et courants dominants. À l’approche du départ à bord de l’Ultim MACSF, le navigateur breton se confie sur son parcours d’aventurier, sa préparation et le sens de cette expédition dans une interview exclusive. 


 

Pourquoi partir faire le tour du monde à l'envers en Ultim ?

Ultim macsf 1

 

Quand je suis rentré du Vendée Globe, je n'étais pas forcément très partant pour repartir sur l’édition 2028. Je n'aime pas faire deux fois la même chose... Le tour du monde à l'envers est une aventure assez ambitieuse. Et moi, j'ai plus le profil de l'aventurier que du régatier. Donc petit à petit, l'idée m'est venue de réaliser cette aventure et ne m’a pas quittée. Je savais que c'était un défi qui pouvait vraiment me plaire. Mais pour cela, il me fallait un bateau rapide et costaud, d’où l'acquisition de cet Ultim : un trimaran hors normes, une machine à battre des records, fruit de mon expérience accumulée sur les océans du monde. 

Pourquoi s’agit-il d’un réel défi ?

Le tour du monde à l’envers est un challenge à la voile en solitaire et sans escale, d’ouest en est, c'est-à-dire contre les vents et courants dominants pour la majorité du parcours, contrairement aux grandes courses classiques comme le Vendée Globe ou le Trophée Jules Verne. La majorité du parcours se fait avec le vent de face donc ça tape, ça va moins vite et c'est plus compliqué. Mais j'aurai le droit d'avoir une assistance pour la météo. J'aurais donc un routeur qui va pouvoir m'indiquer les routes à prendre. Je sais que cela va être difficile, mais je suis très armé et je me sens très prêt. 

Guirec nav

 

En combien de temps espères-tu relever ce défi hors du commun ?

Il y en a plusieurs qui l’ont déjà tenté. L'objectif va être de faire mieux que Jean Luc Van Den Heede, qui l’a réalisé en 122 jours, il y a 21 ans. Je ne sais pas combien de temps je vais mettre. Mais ce qui est sûr, c'est que l’objectif est d’essayer de revenir avec le record !  

« Je sais que les moments compliqués sont de courte durée et que tout finira par rentrer dans l'ordre. »

Guirec Soudée, skipper de l'Ultim MACSF

Comment se prépare-t-on à partir pour un tour du monde à la voile de 3 mois ?

Guirec rame

Sur le plan physique, je fais beaucoup de sport. Je cours, je nage, je fais du vélo et beaucoup de sports de glisse... Parfois, je peux faire 30 heures de sport dans une semaine. Sur le plan mental, je dirais que ce sont les aventures que j’ai déjà réalisées qui m'ont préparé notamment ma traversée de l'Atlantique à la rame. Je suis capable de relativiser. Je sais que les moments compliqués sont de courte durée et que tout finit par rentrer dans l’ordre. 

Comment as-tu découvert la voile, avant de te lancer sur le Vendée Globe ?

J'ai grandi sur une île dans les Côtes d’Armor. Depuis petit, je suis sur l’eau, j'ai commencé la planche à voile vers 6 ans. Quand je suis parti sur ma première aventure, à 21 ans, je ne connaissais pas bien les “gros” bateaux. J'ai donc appris petit à petit. En 2022, je me suis lancé dans la course au large en IMOCA. Avant de prendre le départ de ma première course en IMOCA (la Bermudes 1000 race 2022), je n'avais même pas fait dix sorties à bord de mon bateau. Il a fallu que j’apprenne vite ! 

Guirec enfant

Pour conclure, un mot sur la MACSF. Que représente ce partenariat pour toi ?

Il représente beaucoup. La MACSF est un acteur majeur dans le domaine de la santé évidemment, mais aussi dans celui de la voile. Je l’ai toujours regardée avec beaucoup d'admiration. Quand on s’est rencontré avec la MACSF, on a très vite créé un lien fort.  Pour moi, ce partenariat a beaucoup de sens, j’ai conscience que la santé est essentielle.

Quand tu entends les anciens dire “Quand la santé va, tout va”, c'est très vrai. Je trouve génial que des gens se battent pour faire en sorte que d’autres aillent le mieux possible. Donc je suis très fier de porter les couleurs et les valeurs de la MACSF.