Dons d’organes et de tissus : l’état des lieux

Le 16.10.2017
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Le 17 octobre est la journée mondiale du don d’organes et de la greffe. L’occasion, donc, de faire un point sur la situation et l’actualité du don d’organes en France.

Des chiffres encourageants, mais…

Le don d’organe recoupe des situations très différentes. D’ailleurs, désormais, on parle de dons d’organes (reins, foie, pancréas, cœur, poumons) et de tissus, ce dernier terme englobant la peau, la moelle osseuse, les os et la cornée. Il faut également, bien sûr, distinguer les dons post-mortem des dons du vivant d’une personne.

Les dons du vivant d’une personne concernent les reins, mais aussi – et on le sait moins – le lobe pulmonaire et une partie du foie. Les derniers chiffres publiés par l’Agence de biomédecine dressant le bilan de l’année 2015 ont montré que 547 personnes ont profité cette année-là d’une greffe hépatique grâce à un donneur vivant, sur un total de 3 486 interventions.

D’une manière générale, et alors que sont pratiquées en France une quinzaine de greffes chaque jour, le don d’organes connaît une croissance régulière, supérieure à 5 % par an. Toujours en 2015, ce sont au total 5 746 greffes qui ont été réalisées, principalement de reins donc, puis de cœurs (471) et de poumons (345). L’objectif de 5 700 greffes fixé par le « Plan Greffe 2012-2016 » du ministère de la Santé fut donc atteint avec un an d’avance.

Cependant, pour cette même période, plus de 21 370 patients français étaient en attente d’une greffe. Et ce alors même que certains dons ne nécessitent pas d’intervention chirurgicale. On pense, bien entendu, au don de moelle osseuse.

Le cas du don de moelle osseuse

Ce que l’on appelle communément le don de moelle osseuse consiste en un prélèvement de cellules souches hématopoïétiques (CSH) qui permettront de reconstituer le système sanguin ou immunitaire d’un patient.

Contrairement au don d’organes, ce geste (une simple ponction) peut être accompli par une personne mineure, s’il s’agit de sauver un membre de sa famille. Il est en outre tout à fait possible de devenirdonneur volontaire, en s’inscrivant sur le Registre France Greffe de Moelle (RFGM) de l’Agence de biomédecine.

Don d’organes : quel cadre législatif ?

Le cadre juridique du don d’organes est fixé par la loi de bioéthique, dont la dernière version date de 2004, mais n’a été mise en œuvre qu’en 2011. Elle a notamment élargi les possibilités pour les donneurs vivants et autorisé le don croisé. Quant au don post-mortem, il repose sur le consentement présumé, la gratuité et l’anonymat.

En 2017, la France a fait évoluer sa législation par décret, au sujet du refus. Ce dernier peut désormais porter sur certains organes et tissus, et pas d’autres. Par ailleurs, une personne qui veut s’opposer au prélèvement doit s’inscrire en ligne sur le registre national des refus, remettre une déclaration écrite et signée à l’un de ses proches ou simplement confier oralement ce refus. En 2015, le taux d’opposition était encore de 32,5 %.

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