Trottinette électrique : la fin de l'anarchie ?

Le 28.10.2019
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Trottinettes éléctriques réglementation

EDPM, comme "engins de déplacement personnel motorisés". Ce terme désigne officiellement les trottinettes électriques mais aussi les gyroroues et hoverboards électriques, qui envahissent les villes et créent la pagaille dans les rues comme sur les trottoirs depuis leur apparition en 2017. Un décret, publié au Journal Officiel le 25 octobre 2019, vient consacrer leur entrée dans le Code de la route et ainsi définir clairement leurs règles d’utilisation dans l’intérêt de tous.

La trottinette électrique apporte de nouvelles solutions de mobilité aux urbains pressés (et aux autres). Son succès est tel qu’elle rend désormais, dans certaines villes, la vie des piétons difficile, voire dangereuse. Alors que leur vitesse peut atteindre les 25 km/h, leur utilisation n’était pourtant jusqu’à présent pas réglementée. C’est pour cela que le gouvernement s’était engagé à enrichir le Code de la Route de nouvelles dispositions relatives à l'âge minimum des conducteurs, à l’espace de circulation, aux caractéristiques techniques des engins et aux équipements nécessaires. Zoom sur ces nouvelles règles de sécurité.

Une réglementation dédiée pour les EDPM

Concrètement, il faut désormais avoir au moins 12 ans pour conduire un EDPM et le transport d’un passager est interdit. Pour ce qui est des voies de circulation, les EDPM doivent quitter les trottoirs et circuler sur les pistes cyclables ou sur les axes routiers dont la vitesse est limitée à 50 km/h ou moins. En cas de circulation sur les trottoirs, les contrevenants s’exposent à une amende de 135 €. Seules sont tolérées sur les trottoirs les trottinettes propulsées « à la main », autrement dit sans assistance électrique. Quid du stationnement ? Monter son EDPM sur le trottoir est possible à condition de ne pas gêner la circulation des piétons.

Port du casque conseillé en trottinette

Le port du casque, comme pour les vélos, s’il est conseillé, n’est obligatoire que pour la circulation hors agglomération. En revanche, le port d’écouteurs est interdit. En outre, des dispositifs d’éclairage à l’avant et à l’arrière doivent équiper ces trottinettes électriques. Des deux-roues qui, par ailleurs, doivent être bridés par leurs constructeurs pour qu’ils ne puissent pas dépasser la vitesse de 25 km/h. En cas de non-respect de cette dernière règle, l’amende s’élève à 1500 €.

Avec cette nouvelle réglementation, le gouvernement espère ainsi mettre de l’ordre sur les trottoirs et retrouver un usage apaisé de l’espace public, notamment pour les plus vulnérables (enfants, personnes âgées et personnes à mobilité réduite).

Une réglementation à géométrie variable

Parallèlement, un article du projet de loi d’orientation des mobilités permettra aux maires d’appliquer des possibilités de dérogation à ces règles, afin qu’elles puissent être partout adaptées à la diversité des situations.

A Paris, la Mairie a pris les devants. Ainsi, depuis l’été 2019, les trottinettes électriques en libre-service sont interdites sur les trottoirs de la capitale. Leur stationnement y est banni ainsi que sur les aires piétonnes et la chaussée "à l'exception des emplacements matérialisés dédiés au stationnement payant et au stationnement des deux-roues motorisés".

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