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Après une première mise en jambes lors de la 1000 Race, Corentin Horeau dispute sa deuxième course de la saison à bord du nouvel IMOCA MACSF. Parti des Sables-d’Olonne le 7 juin, le skipper s’est élancé sur la Vendée Arctique, une épreuve exigeante qui constitue une étape importante dans la montée en puissance du projet sportif porté par la MACSF en vue de la Route du Rhum 2026.
Le dimanche 7 juin à 13h02, Corentin Horeau a pris le départ de la troisième édition de la Vendée Arctique aux Sables-d’Olonne. À bord de l’IMOCA MACSF, le skipper s’est engagé dans une aventure singulière aux côtés de huit autres concurrents : rejoindre le cercle polaire arctique en une dizaine de jours, une destination que nul skipper en compétition n'a encore jamais atteinte auparavant.
Dans des conditions de vent léger, Corentin Horeau a réalisé un départ remarqué en prenant rapidement les commandes de la flotte, sous les encouragements du public des Sables-d'Olonne et des sociétaires MACSF venus le soutenir.
Revivre le départ
Vendée Arctique : départ spectaculaire de l’IMOCA MACSF pour une course vers l’inconnu
Une course unique vers les hautes latitudes
La Vendée Arctique se distingue par son format atypique. Contrairement à de nombreuses courses au large, aucun waypoint n’est imposé aux concurrents. La seule obligation consiste à franchir le cercle polaire arctique avant de revenir vers l’arrivée. Cette liberté stratégique donne une dimension particulière à l’épreuve. Chaque skipper doit définir sa propre route en fonction des conditions météorologiques, des zones réglementées à contourner et des opportunités offertes par l’évolution des systèmes dépressionnaires de l’Atlantique Nord.
« J’ai beaucoup analysé le parcours, les zones interdites et les particularités de cette course. Même s’il y a quelques zones interdites qu’il faudra contourner, il y aura pas mal de passages et d’opportunités, ce qui rend le jeu très intéressant », explique Corentin Horeau, skipper MACSF.
Les prochains jours, Corentin Horeau devrait affronter plusieurs dépressions successives, susceptibles de générer une forte houle et des vents soutenus. Le skipper devra composer seul avec ces conditions exigeantes tout en poursuivant sa remontée vers le cercle polaire arctique.
Une étape clé dans la prise en main du nouvel IMOCA MACSF
Au-delà du résultat sportif, cette course représente une opportunité précieuse pour l'équipe MACSF et son skipper. Elle permet à Corentin Horeau et à son équipe d’accumuler de l’expérience sur le nouvel IMOCA MACSF, de valider les choix techniques réalisés ces derniers mois et de poursuivre le travail de fiabilisation du bateau.
Naviguer dans des conditions engagées, tester les systèmes embarqués sur une longue durée et approfondir la connaissance du comportement du monocoque dans différents régimes météorologiques sont autant d’enseignements précieux pour la suite du programme. « Cette Vendée Arctique constitue, avec la 1000 Race, la deuxième épreuve d’apprentissage de la saison. L’objectif est d’accumuler de l’expérience en conditions réelles, de gagner en confiance, d’être en parfaite symbiose avec l’IMOCA MACSF et d’affiner la préparation des prochaines échéances », souligne le skipper MACSF.
Un projet construit dans la durée
Partenaire historique de la course au large, la MACSF accompagne Corentin Horeau dans un projet sportif ambitieux fondé sur la progression, l'exigence et la performance.
Si la Vendée Arctique constitue une étape importante du programme sportif 2026, qui culminera notamment avec la Route du Rhum, elle s'inscrit également dans une ambition de plus long terme : préparer le Vendée Globe 2028, objectif majeur du programme IMOCA de la MACSF.
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Un départ prometteur pour l’IMOCA MACSF
Dans des conditions idéales pour lancer l’épreuve, les sept IMOCA engagés offrent un spectacle dès les premiers milles. Très rapidement, l’IMOCA MACSF montre son potentiel.
Corentin Horeau exploite la puissance du bateau et pointe en deuxième position dès la bouée de dégagement : « Ce sont des conditions plutôt intéressantes pour une première. Le vent est maniable, mais le petit temps peut vite devenir exigeant, avec beaucoup de manœuvres et une attention constante. Les premières heures vont être importantes pour trouver le bon rythme », expliquait-il avant le départ.
Une phase de pétole exigeante vers la chaussée de Sein
La course change rapidement de visage en direction de la chaussée de Sein. Le vent s’effondre progressivement et laisse place à près de 24 heures de pétole.
Les skippers doivent composer avec les courants, les effets de côte et une météo instable. Une navigation nerveuse et exigeante, où chaque mille gagné demande une concentration permanente.
Corentin Horeau fait preuve de maîtrise dans cette phase délicate : « Les longues heures dans la molle n’étaient pas faciles, mais ça reste assez intéressant. Le bateau avançait malgré tout, j’essayais d’en tirer le meilleur, tout en gérant quelques temps de repos. On apprend toujours dans ces phases-là. »
Passage du Fastnet : MACSF confirme sa performance
Lundi soir, le vent revient progressivement. L’IMOCA MACSF accélère immédiatement et retrouve des vitesses à deux chiffres lors de la remontée vers le Fastnet.
Mardi après-midi, Corentin contourne le Fastnet en deuxième position. Ce passage symbolique marque le début d’un tronçon plus rapide au reaching, favorable aux performances du bateau.
« J’ai contourné le Fastnet en 2e position. C’était sympa de le passer de jour. Je suis content de repartir vers le sud au reaching, car il faisait bien froid ces derniers temps. Je vais pouvoir exploiter pleinement l’IMOCA. »
Une descente rapide avant un nouveau piège météo
S’ensuit une descente rapide vers le waypoint Guy Cotten. L’IMOCA MACSF retrouve alors des sensations de glisse après de longues heures de navigation dans le petit temps.
Mais la course réserve encore des difficultés. Dans le golfe de Gascogne, une dépression ralentit à nouveau la flotte dans une zone sans vent particulièrement éprouvante mentalement.
Malgré ces conditions compliquées, Corentin Horeau conserve une belle régularité et crée un écart avec « les drôles de dames », Élodie, Violette et Francesca.
Une arrivée maîtrisée à Concarneau et une superbe deuxième place
La remontée finale vers Concarneau se joue ensuite au près, dans un ultime affrontement tactique. Combatif jusqu’au bout, Corentin conserve suffisamment d’avance au waypoint Gallimard pour sécuriser la deuxième place.
Vendredi 8 mai à 19h02, après 5 jours, 7 heures, 5 minutes et 17 secondes de course, il boucle sa première participation en solitaire en IMOCA avec une performance solide et prometteuse à bord de MACSF.
Une première course IMOCA en solitaire pour Corentin Horeau
La 5e édition de la 1000 Race ouvre la saison IMOCA avec un parcours dense et technique de 1 000 milles nautiques en Atlantique. Au programme : un passage au Fastnet, un waypoint dans l’ouest du golfe de Gascogne puis un autre au large du cap Finisterre.
Sept skippers se sont élancés depuis Port-la-Forêt dans un flux établi de 12 à 14 nœuds, offrant de belles conditions pour lancer la course.
Le départ s’est déroulé parfaitement pour Corentin Horeau. L’IMOCA MACSF a quitté la côte bretonne escorté par plusieurs dauphins, symbole fort pour cette première sortie officielle en solitaire du bateau sous ses nouvelles couleurs.
Pour le skipper, l’enjeu dépasse le simple résultat : retrouver ses automatismes en solitaire et poursuivre la prise en main du bateau après plusieurs mois de préparation.
« Je m’élance sur cette première course avec de l’excitation, de l’envie et forcément un peu d’appréhension. La prise en main du bateau se fait progressivement depuis la mise à l’eau. On a déjà fait de belles navigations, des entraînements en faux solo et je commence à bien l’apprivoiser. L’idée, c’est de réussir une belle première. Prendre du plaisir, apprendre à naviguer seul sur ce type de bateau, prendre mes repères et gagner en confiance. Le plus gros défi sera de réussir à décrocher quand il le faut, notamment pour dormir. Mener un bateau seul, c’est engageant », confie Corentin.
Un bateau déjà performant lors du Défi Pom’Potes
Quelques jours avant le départ, les IMOCA ont disputé les runs officiels du Défi Pom’Potes, le 1er mai.
À cette occasion, Corentin Horeau a signé la troisième meilleure performance, avec 21,05 nœuds, confirmant le potentiel de l’IMOCA MACSF et la montée en puissance progressive du skipper avec son bateau, qu’il connaît déjà bien pour avoir navigué dessus lors de la saison en double 2025.
Une course déjà marquée par la stratégie météo
Après un début rapide, la flotte doit désormais composer avec une situation météo plus complexe. En remontant vers la pointe bretonne, les skippers se retrouvent confrontés à une zone de pétole susceptible de ralentir fortement la progression et de créer des écarts importants.
« Ce sont des conditions plutôt intéressantes pour une première. Le vent est maniable, mais le petit temps peut vite devenir exigeant, avec beaucoup de manœuvres et une attention constante. Les premières heures vont être importantes pour trouver le bon rythme », raconte le skipper MACSF.
Dans ces conditions de vent faible, les choix tactiques deviennent déterminants et chaque transition météo peut redistribuer la hiérarchie de la course.
Une étape fondatrice pour le projet IMOCA MACSF
Au-delà de la performance sportive, cette 1000 Race représente le véritable baptême du feu du nouveau projet IMOCA MACSF en compétition.
L’objectif est clair : accumuler de l’expérience, valider les apprentissages et construire progressivement un duo skipper-bateau performant en vue des grandes échéances de la saison et du prochain Vendée Globe.
« Il y a aussi cette petite crainte de ne pas avoir tout anticipé. Comme je découvre, il y a beaucoup de paramètres à gérer. Mais je suis bien entouré avec l’équipe MACSF et le team technique mené par Alain Gautier. On verra si je n’ai rien oublié en route ! », déclare le skipper.
Pour la MACSF, ce départ concrétise plusieurs mois de travail collectif autour du nouveau projet.
« Notre nouveau projet IMOCA est officiellement lancé avec la 1000 Race. Toute la MACSF est derrière Corentin pour porter haut les couleurs du groupe jusqu’au prochain Vendée Globe. Avec ce départ dans de très belles conditions, nous sommes fiers et heureux de voir se concrétiser ces derniers mois de travail », explique Stéphane Dessirier, directeur général du groupe MACSF.
Une saison IMOCA désormais lancée
Cette première confrontation en solitaire constitue une étape structurante pour Corentin Horeau. Entre découverte, montée en confiance et premières batailles stratégiques en mer, la 1000 Race pose les bases d’un projet appelé à monter en puissance tout au long de la saison IMOCA.
Une chose est sûre : le projet IMOCA MACSF est désormais pleinement entré dans sa phase sportive.
Mise à l'eau IMOCA MACSF