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Le dimanche 1er novembre 2026, Corentin Horeau a pris le départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe à la barre de l’IMOCA MACSF ; une grande première en solitaire et un défi majeur pour le skipper, qui s’élance à la conquête de l’Atlantique.
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À une semaine du départ, quel est ton état d’esprit ?
Il est plutôt positif ! Le stress est encore assez limité, même si je sais que la dernière semaine va être plus intense. J’ai surtout très envie d’y aller, avec forcément un peu d’appréhension face à un événement de cette ampleur. Mais je me dis aussi que j’ai beaucoup de chance d’être là. La Route du Rhum, c’est quelque chose ! Il faut savourer ces moments, parce que ça va passer très vite. Dans quelques jours, on sera déjà de l’autre côté de l’Atlantique.
Est-ce que tu réalises que tu vas bientôt prendre le départ de la Route du Rhum ?
Petit à petit, oui. Le village, les sollicitations, les rencontres… Tout cela permet de prendre conscience de l’événement. En parallèle, j’essaie de le désacraliser en me disant que ce n’est finalement qu’une navigation comme une autre, un peu comme un entraînement de longue durée. Traverser l’Atlantique sur un bateau comme l’IMOCA MACSF, c’est un vrai plaisir. Le bateau est incroyable et l’objectif sera de l’exploiter au mieux. Et puis, il y a la récompense à l’arrivée : rejoindre la Guadeloupe.
Quels sont les derniers préparatifs avant le grand départ ?
Il ne reste plus grand-chose à faire, finalement. Il faut profiter des derniers moments à terre et des proches, préparer mes affaires, me reposer et prendre soin de moi pour éviter de tomber malade. Avec tout le monde qui va passer sur le village, il faut être vigilant. Les journées s’enchaînent vite, entre les sollicitations des médias, les obligations liées à l’organisation et les rencontres avec les sociétaires de la MACSF. Il faut aussi se garder du temps pour travailler la météo, qui va prendre une place de plus en plus importante à l’approche du départ. Je dois également me préserver mentalement. Je vais progressivement me mettre dans ma bulle et me concentrer sur ce que j’ai à faire. Ensuite, ce sera à moi de jouer !
Quel est ton objectif sur cette Route du Rhum ?
L’objectif est toujours d’aller le plus haut possible et de donner le meilleur de moi-même. Le chemin compte autant que le résultat : je veux faire une belle navigation, prendre du plaisir et continuer à bien prendre mes marques sur ce bateau. C’est seulement ma première saison en solitaire, donc il y a encore beaucoup à apprendre. J’ai envie de tenir le rythme des premiers et de me battre avec eux pour les meilleures places. C’est ce qui m’anime. Je n’aime pas trop annoncer un objectif chiffré : je veux surtout donner le maximum et ne rien regretter à l’arrivée.
Quelles seront les premières difficultés à gérer, notamment dans les premières 24 heures ?
Le départ en Manche sera certainement l’un des moments les plus délicats. Il faudra composer avec les autres bateaux, probablement du vent fort, la pression liée à l’événement et le trafic maritime, notamment les cargos. L’arrivée en Guadeloupe sera elle aussi technique, avec le contournement de l’île, des zones de faible vent et la présence de pêcheurs.
Pendant les premières 24 heures, ma priorité sera de bien me sentir en mer et de mettre en place ma stratégie. Je veux rapidement entrer dans ma course, trouver le bon rythme et faire avancer le bateau au maximum de son potentiel. J’ai envie de me mettre dans un état d’esprit de course, comme en Figaro, pour ne pas regretter de ne pas avoir assez poussé et éviter de me faire distancer dès le début. L’enjeu sera de sortir de la Manche, au bout de 24 à 48 heures, dans une bonne position, aussi bien au classement que sur le plan stratégique.
Quel conseil te donnerais-tu avant de larguer les amarres ?
Je me dirais de rester posé et calme et d’essayer de tirer du positif de chaque situation. Il y aura forcément des déceptions pendant la course : une petite casse, un choix météo qui ne fonctionne pas, un moment où le bateau avance moins vite que prévu… L’important sera de ne pas basculer dans un état d’esprit négatif, mais de chercher à rebondir à chaque fois. Il faut rester positif.
Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour cette Route du Rhum ?
Déjà, d’arriver de l’autre côté et de faire une belle transat, en prenant du plaisir et en étant en phase avec le bateau. J’espère être connecté avec l’IMOCA MACSF, trouver le bon équilibre et réussir une belle course.
Corentin Horeau, un skipper prometteur
Le choix de Corentin Horeau pour représenter la MACSF au Vendée Globe 2028 marque une nouvelle étape dans l’engagement du groupe. Navigateur talentueux, déjà reconnu dans le monde de la course au large, Corentin partage avec la MACSF des valeurs fortes comme la rigueur, la persévérance et la solidarité. Son arrivée s’inscrit dans la continuité d’un partenariat solide avec Isabelle Joschke, qui a permis à la MACSF de renforcer son expérience dans le sponsoring et de poser les bases pour s’engager aujourd’hui dans un projet plus ambitieux, axé sur la performance.
En 2025, Corentin embarquera comme co-skipper aux côtés de Yoann Richomme sur l’IMOCA Paprec Arkéa, récemment acquis par la MACSF. Ce bateau de dernière génération, qui s’est illustré par une deuxième place au dernier Vendée Globe, offre un potentiel technique exceptionnel. Dès 2026, Corentin en prendra les commandes en solo sous les couleurs de la MACSF, avec en ligne de mire le Vendée Globe 2028.
Avec un palmarès déjà solide et une approche à la fois précise et déterminée, Corentin Horeau apparaît comme le choix naturel pour porter ce projet collectif et ambitieux. Il témoigne : « Faire le Vendée Globe est l’un de mes grands rêves et je suis très heureux de rejoindre le team Voile MACSF dans cet objectif. Je me sens vraiment prêt à cette aventure. Grâce à cette saison 2025 en tant que co-skipper sur le futur IMOCA MACSF, je vais gagner en expérience et en maîtrise du bateau. Je suis persuadé que je peux réaliser de belles courses ».
Un engagement durable dans la voile
Présente aux éditions 2016, 2020 et 2024 du Vendée Globe, la MACSF cultive un engagement profond et durable dans la course au large, dépassant largement le cadre d’un simple sponsoring. En s’associant à Corentin Horeau, la MACSF choisit un skipper dont le parcours et l’état d’esprit résonnent avec ceux de ses sociétaires, tout en s’appuyant sur un projet sportif qui fédère ses collaborateurs.
Avec cette nouvelle étape, la MACSF affirme sa volonté de faire rayonner son engagement dans le monde de la santé à travers une aventure grand public, porteuse de sens et de visibilité. Ce choix s’inscrit dans la continuité de son soutien historique aux professionnels de santé, où la performance n’a de sens que si elle est mise au service d’un collectif. Stéphane Dessirier, directeur général du groupe MACSF, déclare : « Corentin Horeau est un skipper qui nous ressemble : simple, proche et aussi ambitieux. C’est l’une des pépites de la course au large en France. Nous sommes très heureux de poursuivre avec lui notre aventure Vendée Globe, très suivi par nos collaborateurs et nos sociétaires professionnels de santé. Cette magnifique aventure humaine et sportive élargit nos horizons et nous invite tous au dépassement pour atteindre le meilleur ».
Une collaboration technique et sportive pour relever le défi du Vendée Globe
Pour préparer au mieux cette nouvelle campagne, la MACSF renouvelle sa confiance à Alain Gautier et à son équipe, partenaires techniques de longue date. Leur accompagnement sera décisif pour tirer pleinement parti du potentiel du nouveau voilier et soutenir Corentin Horeau dans la préparation de cette course hors norme. Alain Gautier apportera son expérience précieuse de la course au large et son regard stratégique sur l’ensemble du projet : « Je suis très heureux que la MACSF fasse à nouveau confiance à mon équipe pour les quatre prochaines années. Après plusieurs mois de rencontres et de discussions pour préparer ce projet Vendée Globe 2028, je suis ravi de nos choix. Ce nouveau bateau est performant et polyvalent, il a un énorme potentiel. Corentin a déjà un très beau palmarès et c’est un skipper prometteur sur IMOCA. Il nous tarde de commencer à travailler ensemble », souligne-t-il.
Corentin Horeau, nouveau skipper MACSF pour le Vendée Globe 2028
À travers ce nouveau partenariat, le groupe entend poursuivre ses actions pour faire de la voile un terrain d’expression de ses valeurs et de sa vision, au service du monde de la santé, tout en embarquant sa communauté dans une aventure humaine inspirante.