Extension des compétences en cas d’IST
Le décret détaille quatre listes d’IST :
Les IST susceptibles d’être dépistées :
- infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH),
- infection par le virus de l’hépatite B (VHB),
- infection par le virus de l’hépatite C (VHC),
- syphilis.
Les IST susceptibles d’être dépistées et traitées en première intention :
- infection à Chlamydia trachomatis,
- infection à Neisseria gonorrhoeae.
Les IST susceptibles d’être traitées en première intention :
- Trichomonas vaginalis,
- infection à herpès génital.
Les IST dépistées chez l’homme partenaire de la femme avec orientation immédiate vers un médecin ou service spécialisé :
- infection à Chlamydia trachomatis,
- infection à Neisseria gonorrhoeae.
Le décret précise, par ailleurs, que le dépistage des infections à papillomavirus (HPV) est également possible selon les recommandations en vigueur.
Extension du rôle des sages-femmes vis-à-vis des partenaires
En cas de test positif, la sage-femme orientera, sans délai, la patiente et/ou son partenaire vers un médecin ou un service spécialisé.
Les hommes partenaires sont soit asymptomatiques (tableau II), soit présentant une symptomatologie d’infection génito-urinaire basse (tableau IV).
Cette prise en charge conjointe renforce l’action des sages-femmes en gynécologie, hors grossesse.
Actualisation de la liste des médicaments et des dispositifs médicaux (DM)
Le décret du 5 mars 2022 fixe une liste globale des médicaments et des dispositifs médicaux que les sages-femmes sont autorisées à prescrire dans le cadre du dépistage et du traitement des infections sexuellement transmissibles (IST).
Des antibiotiques par voie orale ou parentérale peuvent être prescrits par ces praticiens pour le traitement des IST asymptomatiques à Chlamydiae trachomatis et à Neisseria gonorrhoeae, suivant les recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS) et des sociétés savantes.
Par ailleurs, les sages-femmes peuvent prescrire des médicaments topiques vaginaux estrogènes et progestatifs, des AINS en première intention, des anesthésiques locaux associant lidocaïne et prilocaïne, des dispositifs d’autosurveillance de la glycémie et des pessaires mais également des préservatifs et des pansements gastro-intestinaux pour les nouveau-nés.

