Le rachat de trimestres : mode d'emploi pour améliorer votre retraite

Le 19.06.2017

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Pour profiter d’une pension de retraite à taux plein, deux conditions s’imposent : avoir atteint l’âge légal requis et justifier d’un certain nombre de trimestres de cotisations. Sans cela, vous devez soit continuer à travailler pour obtenir les trimestres manquants, soit les racheter. Présentation du versement pour la retraite, communément appelé « rachat de trimestres Fillon ».

Pourquoi racheter des trimestres ?

Le rachat de trimestres est un moyen d’atteindre la durée de cotisation nécessaire pour l’obtention d’une retraite à taux plein ou du moins, de limiter les pénalités sur votre pension s’il n’est pas possible d’atteindre cette durée. En cas de trimestre manquant, le taux de retraite est en effet diminué selon une décote déterminée par votre année de naissance. Le montant de la pension est ensuite réduit proportionnellement au nombre de trimestres manquants.

Quelles conditions pour racheter vos trimestres ?

Si vous avez entre 20 et 67 ans (et que vous n’avez pas encore fait liquider votre retraite), vous pouvez racheter certaines périodes pendant lesquelles vous n’avez pas ou peu cotisé. Sont concernées :

  • vos années d’études supérieures, sous réserve d’avoir validé votre formation par un diplôme d’un établissement d’enseignement supérieur ou d’une école technique, ou bien d’avoir intégré une classe préparatoire ou une grande école ;
  • les années civiles incomplètes, s’il s’agit d’années d’activité pour lesquelles votre revenu n’a pas suffi pour valider 4 trimestres.

Dans tous les cas, le versement pour la retraite est limité à :

  • 4 trimestres pour la même année civile ;
  • 12 trimestres au total.

Combien coûte un rachat de trimestres ?

Le coût d’un rachat de trimestres dépend notamment de l’option choisie :

  • un rachat au titre du seul taux de calcul de la pension ;
  • un rachat au titre, à la fois, du taux de calcul de la pension et de la durée d’assurance (c’est-à-dire le nombre de trimestres validés), cette option étant plus onéreuse.

Sachez que les versements sont déductibles de votre rémunération brute, sans limitation de montant. Si le montant excède vos revenus de l’année, le déficit constaté s’impute alors sur vos autres revenus.

D’autres critères sont également pris en compte pour estimer le coût du rachat :

  • votre âge lorsque vous présentez votre demande de rachat ;
  • vos revenus professionnels des 3 années civiles qui précèdent votre demande de rachat.

Le rachat de trimestres est-il une opération intéressante pour vous ?

Un rachat de trimestres peut représenter un coût relativement important. Il convient donc de s’interroger sur la rentabilité de cette opération : est-il plus judicieux pour vous de mobiliser une partie importante de votre épargne pour obtenir un surplus de retraite, au lieu de placer cette somme sur un produit d’épargne performant ?

Pour cela, vous devez :

  • évaluer l’impact en termes de coût réel, après imputation du versement pour la retraite sur votre revenu global ;
  • estimer le revenu complémentaire que vous percevriez grâce au rachat de trimestres.

Il est conseillé également de prendre en compte la notion d’espérance de vie, pour s’assurer que le retour sur investissement s’opère bien. Par exemple, un homme d’une soixantaine d’années né en 1952 dispose, en moyenne, d’une espérance de vie de 15 ans. Il s’agit alors de déterminer si les sommes versées pour un rachat de trimestres sont récupérées en surplus de retraite en moins de 15 ans. Si ce n’est pas le cas, il est préférable de se tourner vers des solutions comme l’assurance-vie, le contrat Madelin ou encore le Perp, pour vous constituer un complément de revenus.

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