Qui peut bénéficier du congé supplémentaire de naissance ?
- Les parents d’enfants nés ou adoptés à compter du 1er janvier 2026.
- Les parents d’enfants nés prématurément dont la naissance était prévue à compter de cette date.
Le congé supplémentaire de naissance s’adresse :
- aux salariés, sous réserve de remplir les conditions d’ouverture des droits aux indemnités journalières de la Sécurité sociale (activité, durée d’affiliation, etc.) ;
- aux travailleurs indépendants (artisans commerçants, professions libérales y compris praticiens et auxiliaires médicaux (PAMC), qu’ils soient dirigeants ou conjoints collaborateurs) ;
- aux agents contractuels de droit public, sous réserve de remplir les conditions statutaires applicables dans leur administration ;
- aux demandeurs d'emploi ;
- aux artistes - auteurs, etc.
En quoi consiste le congé supplémentaire de naissance ?
Le congé supplémentaire de naissance octroie un à deux mois de congé indemnisé à chaque parent, qui s’ajoutent aux congés existants (maternité, paternité et accueil de l’enfant, adoption). Il les complète pour offrir davantage de temps aux familles pendant les premiers mois de vie de l'enfant.
Les parents peuvent le prendre simultanément ou en alternance, et le fractionner s’ils le souhaitent en deux périodes d’un mois. Il s'agit d'un droit individuel et personnel, non transférable d'un parent à l'autre. Chaque parent dispose de son propre droit.
Le congé supplémentaire de naissance doit être pris dans un délai maximal de 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant dans le foyer. Et il ne peut démarrer qu’après expiration des congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption auxquels le parent a droit.
Comment le congé supplémentaire de naissance est-il indemnisé ?
Pour les salariés
L’indemnisation est dégressive et est calculée sur la base des 3 derniers mois de salaire précédant le congé :
- 70% du salaire net le premier mois (dans la limite du plafond de la Sécurité sociale 4 005 € mensuel en 2026).
- 60% du salaire net le second mois (dans la limite du plafond de la Sécurité sociale 4 005 € mensuel en 2026).
Pour les libéraux
Le montant de l’indemnité journalière est :
- Pour le premier mois : 70% de1/730 de la valeur annuelle du plafond de la Sécurité sociale (48 060 € en 2026) soit 43 € nets/jour.
- Pour le second mois : 60% de1/730 de la valeur annuelle du plafond de la Sécurité sociale (48 060 € en 2026) soit 36,85 € nets/jour.
Lorsque le Revenu d'Activité Annuel Moyen (RAAM) est inférieur à 10% du plafond de la Sécurité sociale, le montant de l’indemnité est réduit. Il correspond à 10% de 1/730 de la valeur annuelle du plafond de la Sécurité sociale en vigueur au début du congé de naissance, soit 6,14 € nets/jour en 2026 (10% de 48 060 €/730).
Dans ce cas, l’indemnité reste la même le premier et le second mois.
L'indemnisation est entièrement prise en charge par la Sécurité sociale, sauf si vos accords collectifs prévoient un maintien de salaire complémentaire.
Quelles démarches effectuer ?
Vous devez informer votre employeur au moins un mois avant la date du début de congé et préciser la date de prise du congé, sa durée et, si vous souhaitez le fractionner, les dates de ce fractionnement.
Ce délai est rapporté à 15 jours si le congé suit immédiatement un congé de paternité et d’accueil de l’enfant ou un congé d’adoption.
Pour effectuer votre demande, vous pouvez :
- l’envoyer à votre employeur par lettre recommandée avec accusé de réception ;
- la remettre en main propre à votre employeur.
Pendant toute la durée du congé, le contrat est suspendu aux termes de l'article L1225-4-5 du code du travail, aucun employeur ne peut rompre le contrat de travail du salarié pendant cette période, sauf à justifier :
- d'une faute grave de l'intéressé,
- ou d'une impossibilité de maintenir le contrat pour un motif étranger à la naissance ou à l'arrivée de l'enfant.
Les limites du congé supplémentaire de naissance
Sur une même période, l’indemnisation du congé supplémentaire de naissance n’est pas cumulable avec :
- le complément de libre choix du mode de garde (CMG) au titre du même enfant,
- la prestation partagée d'éducation de l'enfant (PreParE),
- l’allocation journalière de présence parentale (AJPP),
- l’allocation journalière du proche aidant (AJPA),
- les indemnités de l’Assurance maladie,
- les indemnités journalières de maternité, de paternité ou d’adoption,
- les allocations chômage.
En conclusion
Le congé de naissance offre :
- un vraie "pause" indemnisée entre les congés légaux et le retour au travail,
- une indemnisation non négligeable,
- une durée variable : 1 ou 2 mois, fractionnable selon les besoins de la famille,
- une protection certaine : interdiction de licenciement pendant toute la durée du congé.

